Turquie 2008

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Lundi 29 septembre 2008

Après avoir franchit la frontière Bulgare/Turque non sans difficultés, tampons et tarifs en monnaies turques que nous n’avions pas. 

Pas moyen de rouler tranquille, y’a des Français partout! Heureusement!

Nous rencontrons pas une mais trois familles, dont deux en camping car. Avec les enfants ils sillonnent les routes de l’Europe et même vers l’Inde pour l’une d’elle. L’autre en sens inverse arrive de la Chine à vélo avec les deux enfants, ouff, heureusement ils n’ont eu que 5 jours de pluie en 6 mois en Chine. Encore de belles rencontres et encore la confirmation du généreux accueille des cousins qui se poursuit même hors de la France.

Jeudi 2 octobre 2008

Trop “smath” comme dirait l’autre! De petits villages en petits villages nous apprenons un truc. Nous arrêtons près d’un bar ou au centre, quelques secondes. Quelqu’un viendra à notre rencontre pour nous inviter pour le thé. Sur la photo voilà le directeur de la municipalité de Ushmakdala, 218 personnes. Le plus typique village qui soit, perdu après 20 km de gravelle et de montagne. 

Là nous assistons à la marche des nouveaux mariés à Gaziköy sous les explications d’un gentil monsieur qui parle Français et nous a aussi invité a prendre le thé. C’est le dernier des trois jours de fêtes qui suit le Ramadan, une bonne journée pour les mariages, trois pour ce village.

Vendredi 3 octobre 2008

Seul point négatif en Turquie, les chiens. Comme c’est le cas depuis la Serbie nous avons des altercations avec les chiens. Sauf qu’ici ils sont plus gros et à voir leurs colliers, ils ne sont pas domptés

 pour faire des câlins! Nos premiers km se font dans une région industriel. Chaque place est bien gardé de chiens, souvent libres. Et ils prennent leur travail au sérieux. Celui sur la photo garde les moutons avec le berger, qui est juste à côté. Lui doit se battre aussi contre les nombreux chiens errants. La norme est un gros chien jaune, genre mélange entre berger allemand et bull mastif. Pas de photo, généralement on pense a sauver notre peau au lieu de prendre une bonne photo! Nous faisons beaucoup trop de ces rencontres, plus de trois par jour.

Mardi 7 octobre 2008

Nous longeons un peu la mer par les petites routes et en montagne. Pas très hautes mais rien de plat par ici. Nous sommes souvent invité pour le thé et on peut discuter un peu, il est difficile de refuser quand le gars se place au milieu de la rue pour te dire bonjour et t’inviter. Les gens sont vraiment différents. Nous sommes passé à Troie et maintenant nous voilà à Assos. Hier nous avons coucher sur le haut d’une montagne sous un chêne avec vue sur la mer et les vallons, romantique couché de soleil sur la Méditerranée. Là je vais aider ma blonde qui fait revenir des patates, à soir on couche en pension.

Chronique du miel

Vendredi 10 octobre 2008

Pour le moment nous sommes à Mustafakemalpasa, beau petit nom! C’est près de Bursa. Dans quelques jours nous serons à Istanbul. Dernière chance pour les tapis volants, parce que ceux que j’ai vu jusqu’à maintenant ne volent pas du tout. Ça sent l’arnaque c’t’afaire là! Moi qui rêve d’un tapis volant depuis ma tendre enfance. Parlant d’enfance. Là je parle juste à ma famille (de Robert), vous souvenez-vous du miel de rose que notre maman faisait? Et ben j’en ai trouvé, pareille mais avec des pétales de rose dedans. Le même goût en plus rouge. Mmm.

Vendredi 10 octobre 2008

Vous vous doutez bien que c’est le temps des récoltes. Des melons de toutes sortes. Hier lors d’une rencontre de bord de route chaleureuse nous nous sommes retrouvé avec trois melons dans la remorque. A deux kg chaque ! Une chance qu’il n’y avait plus de place! Outre les melons il y a les fameuses tomates, au camion, oui madame.                    

Pis y’a autant de piment rouge et beaucoup de femmes qui cueillent. Des fèves, là aussi on est reparti avec un sac!

Et bien sur les olives et du coton!

Et quoi encore, des noix, des pommes grenades, des figues, des clémentines. On se bourre la face.

vendredi 10 octobre 2008

Bonsoir monsieur, bienvenue à la chronique du char. On en voit de toute les couleurs et surtout de tout acabits. En Croatie, en Serbie, en Roumanie et en Bulgarie le cheval est encore bien présent. Les tracteurs aussi. Nous croisions plus souvent l’attelage que le moteur. Bizarrement se sont des pays d’extrême, le peu de char rencontré sont des autos hors de prix. BMW Mercedes … ou Lada rafistolées. Rien entre les deux. En Bulgarie surtout, puis au bord de la mer noire les chevaux ont disparut et les gros chars sont devenu majoritaires avec les Porches, Humer et le reste, le jet set. Ce fût de courte duré, en traversant en Turquie nous nous retrouvons dans la classe moyenne. Retour des Volks, Citroën, Ford, Renaud et presque fini les Lada remontées et beaucoup moins de voiture de luxe. Ici il y a une classe moyenne. Grande différence aussi, l’essence, très cher pour le gaz et le diesel mais beaucoup moins pour le propane. Résultat, la plupart sont au propane, même les vieilles sont transformées. Il est vrai que l’hiver n’est pas froid comme chez nous. Alors toutes les stations service ont du propane.

Dimanche 12 octobre 2008

La blague qui a fait bien rire ma blonde. 

Tout en roulant je dandine un peu sur le vélo, je conduis d’une seule main. Elle me demande ce que j’ai?

Ben c’est fatiguant, j’ai les cheveux d’en face!

Et elle s’esclaffa!

Depuis c’est le “running gag”

Mercredi 15 octobre 2008

Voilà, notre parcourt en Turquie s’achève ici à Istanbul. Les derniers jours le long de la mer furent très bien, le soleil était au rendez-vous ainsi que la gentillesse des Turques. Nous pouvons confirmer qu’il n’y que des côtes ici. Rien de plat, c’est bon pour l’entraînement en intervalle et nous dormons bien la nuit. 

Côté budget, la Turquie se révèle plus cher que prévu. L’hébergement surtout, très variable d’un endroit à l’autre. Nous avons donc alterné le camping sauvage et les hôtels. Nous avons campé en montagne, dans une station service, dans le stationnement d’un resto au bord de la mer, dans des auberges bien et pas trop cher comme à Assos et dans d’autre cher et moche comme hier à Yalova où nous avons préféré dormir dans nos sacs de couchage pour 60 liras ( $ 50 ). 

Pour la première journée, Istanbul impressionne avec ces mosquées, les gens, le bazar. Et beaucoup à faire et à voir dans les prochains jours.

Demain, recherche de notre visa pour la prochaine destination ? 

A suivre.

Samedi 18 octobre 2008

Deux jours de démarches pour la demande de visa, merci Canada, nous avons notre lettre de recommandation pour l’obtention du visa. Reste a attendre … une semaine. Nous prenons donc du repos et partageons du temps avec nos hôtes, Kathe et Sevket.

Hier, journée magique, nous passons la journée dans Istanbul avec Kathe et découvrons de nombreuses ruelles et le transport en commun! On mange un peu de tout comme des moules fourrées au riz que nous prenons sur le quai, délicieuses. Les épices, le bazar, la petite mosquée, le thé et en soirée une bière au bar avec d’autres amis avant de nous retrouver à un party d’amis pour finir la soirée. Sans oublier le retour en taksi (taxi), mémorable. Les rues sont inouïes, 24 heures sur 24 il y a un flot de gens en tout sens. Dans ce pays dans un pays, il y a entre 15 et 20 million de personnes. IL ne savent pas trop! De toute façon on en est pas à 5 millions proche! Faire du vélo ici serait une aventure en soit. La première journée, pour nous rendre chez nos hôtes, nous avons remonté le Bosphore en bateau en fin de journée. Un autre beau moment où nous contemplons les berges, les ponts suspendus. D’un côté l’Europe et de l’autre l’Asie, encore de la magie. La seule magie qui ne fonctionne pas c’est les fameux tapis. ILs sont bien beaux, mais ne volent pas! Pour le reste, il y a de tout partout. Chaque cartier est comme une ville! 

Cette ville nous éblouie.

Alors vous avez deviné pour la prochaine destination? Écrivez-nous.

Mercredi 22 octobre 2008

Hier soir, je suis sortie avec mon ami Turque et 60, 000 de ses amis partisans du Fenerbahçe ( club local ). Un match de football (soccer)crucial contre le FC Arsenal d’Angleterre. Une place en quart de finale en jeu! Alors il y avait beaucoup d’ambiance au stade. Imaginez vous passer tout le match debout, les pieds sur votre siège, pas une minute de repos. Nous sommes sortie de là exténué. Sortir et entrer au stade est aussi toute une aventure, claustrophobe s’abstenir! La grande messe c’est ici encore plus que dans n’importe quel église ou mosquée. Les gens chantent, scandent et réponde au cris avec une telle ferveur, incroyable. Le bleu et le jaune sont fièrement exhibées.

Malheureusement pour les locaux, l’Arsenal a gagné 5-2. J’imagine si Fenerbahçe avait gagné! 

En passant le billet le moins cher vaut 60 $. C’est comme le reste de la ville, tout est cher. On dit que c’est une des quatre ville les plus cher au monde. Merci Sevket, une superbe sortie de gars, mal de têteet estomac à l’envers inclus au réveil !

Dimanche 26 octobre 2008

Ben oui 23 ans de mariage, ça passe vite, on a même pas eu le temps de vieillir ! Notre premier voyage ensemble a vélo date de 1984, hier quoi !

Suisse Israël 1984

Ouf presque pas changé ! 

Pis on a encore plein de projets, on aura sûrement pas le temps de vieillir encore.

On rigole ben mais là il pleut des cordes et on voulait sortir se payer un bon soupé au resto. Mais on est fort, on y va pareil. Demain on prend l’avion.

Lundi 27 octobre 2008

C’est un départ

Tôt ce matin nous partons sur notre monture en direction de l’aéroport. 18 km le long de l’eau, sur l’autoroute! Ça va il ne pleut pas. Nous sommes sur place à 10 h 30 et le vol part à 14 h 30, tout va bien. Ha Ha Ha nous préparons la bête et les autres bagages, pas de boites mais du papier bulles et du strech wrap, oui monsieur. On se présente chez Gulf air avec le tout. “ It’ long”. Yes we know ! OK OK No probleme. Nous qui pensions devoir se défendre bec et ongles pour le vélo. Ben non. Mais ils se reprennent avec les bagages, un maximum de 20 km par personne. Nous avons 69 kg avec le vélo. bon et pis. Et pis il faut payer. Combien ? Go to lane one. OK j’y arrive il me dit que nous avons 29 kg de trop. Oui je sais. combien ? 70 liras par kg de trop. Mmm je dois avoir mal compris. Je demande a voir. Il me montre la calculatrice, ça fait plus de 2000 soit environ 1900$ can le double de nos deux billets. C’est fou , pas possible. Les bagages ne valent pas ça. Il demande à sa supérieur, elle nous accorde 10 kg de plus gratuit. Ouais, on récupère les bagages et on s’étant pour éliminer du poids et en ajouter dans notre bagage à main. Le mot court que nous sommes venu à vélo depuis l’Angleterre, 10000 km. La femme reviens nous voir, avec tout notre matériel étendu, nous devons choisir… Elle s’informe de notre périple et n’en reviens pas. “ vous n’êtes pas mort, avez vous perdu des kg ? Bon je fais quelques chose pour vous parce que c’est incroyable.” “Je vous charge seulement 5 kg, symbolique et vous enlevez 5 kg seulement”. Ça fait 350 lira. Ok, on remballe sans nos chaussures et le poêlon qui nous suit depuis notre premier voyage, il y a 24 ans et quelques babioles. Finalement Nous avons juste le temps pour un pipi avant l’embarquement. Ouf !

Nous voilà en transit à Barhain, un café à 10 $ chez “Caribou café” !!!

A suivre

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Bulgarie 2008

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Dimanche 10 septembre 2008

Voilà, 8000 km comme ça juste sur le pont pour prendre le traversier et nous rendre en Bulgarie pour les prochaines semaines. Pas de problèmes majeurs. On a bien tordu l’attache du Bob, mais on a redressé sans trop de peine. Nous sommes lourd, sûrement trop, avec l’ordi et tout. On traîne pas mal de nourriture aussi et beaucoup d’eau ( 5 à 7 litres ). Nous voilà donc en Bulgarie à Vidin pour une journée de repos à l’hôtel avec air climatisé, connexion internet s.v.p. ! 

Demain nous partons vers les montagnes , Belogradcik puis les Balkans vers la mer noir. On vous tiens au courant!

Jeudi 11 septembre 2008

Pour les indications de routes vers les villages, nous devons demander aux gens pour nous rassurer car sur la carte nous n’avons la traduction que pour les grandes villes. C’est fou comme un si petit changement, change la vie!

Du côté paysage, nous sommes choyé, dès la première journée nous montons à Belogradcik, 55 km de montée progressive avec deux belles descentes, question de remonter. Ça vaut la peine, tout autour nous avons des montagnes et des vallées puis les fameux rochers de Belogradcik et la forteresse. Magnifique journée!                                       

Dimanche 14 septembre 2008

Par un Dimanche nuageux et pluvieux nous flânons à l’hôtel Tchaika. Dehors les nuages recouvrent les magnifiques montagnes que nous pourrions voir de notre balcon. Pour nous c’est journée de repos, le grand luxe. Nous avons même eu TV5 et quelques nouvelles du télé journal de radio canada ! Quelques communications aussi avec nos enfants, le bonheur, mais aussi un peu de nostalgie. Le repos était surtout pour l’âme, le corp, lui va bien. L’environnement  qui nous entoure est très beau, les montagnes et tout mais ne cache pas toute la pauvreté qui nous côtoie. Chaque petit village que nous traversons nous remet devant une évidente pauvreté. Les immeubles qui croulent sous des années de laisser allez. Les gens semble ne plus avoir de dignité ni d’espoir, désolant. Bref nous avons passé la journée dans le luxe de l’hôtel et le confort d’un bon lit et d’une douche chaude. Ça remonte le moral. Il ne manquait que le journal et salut bonjour le matin. Et évidemment la visite d’amis et parents en fin de journée.

En passant nous n’avions pas vu de pluie depuis Vienne le 16 Août! donc un mois de sécheresse et de chaleur, beaucoup de + 30 et 35.

Mercredi 17 septembre 2008

Un mois sans pluie faut que ça ce paye, alors on paye!

Lundi, pluie total, toute la journée et couché le long d’un sentier qui mène à une grotte près de Lukovit. Mercredi, ho la la le déluge en montagne pour monter à Gabrovo par les mini routes et les maxi trous d’eau. On a bossé la roue avant, hé oui il faudra la changer elle aussi ! Le paysage est grandiose et les montagnes mystérieuses, mais pas question de sortir la caméra sous ce déluge, alors nous montons à 500 m pour redescendre à 200 et remonter sur 20 km à 620 m avant de redescendre sous une pluie glaciale de 200 m, pour nous retrouver grelottant et claquant des dents (sans en casser une) à Gabrovo. Les images de cette montée resterons encrés dans notre mémoire au mystère. Quel atmosphère, quel joie ! Et oui on aime ça!

Finalement nous avons trouver un endroit ou dormir dans un dortoir d’ école car les hôtels étaient vraiment trop chers. Faut juste essayé de se faire comprendre malgré nos dents claquantes. 

Vendredi 19 septembre 2008

Y’a de ces rencontres qui nous font grandir. Trjavna, jolie village de montagne renommé pour la sculpture et son air pur. La place est belle avec ces églises et la plus belle rue pavé de la Bulgarie, sans parler des sculptures sur bois, de l’école, du forgerons, un village touristique bien de notre temps…

Nous logeons chez l’habitant et surtout nous avons eu la chance de rencontrer Megan, 15 ans. Elle nous parle d’un bon Anglais et nous informe de tout ce que nous voulons savoir sur la ville, l’école, les gypsy, la Bulgarie et la vie d’ici. Nous visitons avec elle un musée et parlons aux gens dans la rue, avec notre interprète. Il y a bien sur de la pauvreté, j’en ai parlé, mais il y a aussi de l’espoir pour ces jeunes, pour certain village qui se prennent en main, qui s’organisent. Alors ce matin nous repartons plus joyeux avec une amie de plus, merci Megan

Mardi 23 septembre 2008

Nous y voilà, altitude 0, et près de 9000 km depuis notre départ de Londres il a près de six mois. La mer noire.

N’ayant pas peur du ridicule, voici la pire photo.

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Mais pour nous rendre ici depuis Tryavna nous aurons campé au froid, passé de beaux villages inattendus et un très moche. Un bel arrêt dans une ville ignoré des guides. Aitos où nous découvrons le marché très local et la place publique animée de musique et danse Bulgare. C’est le 22, fête national. Personne ne parle un mot d’Anglais, pas même au seul endroit pour passer la nuit. Le complexe Genger nous accueil au tarif Bulgare, merci. Comme j’ai été malade la nuit dernière dans le bois, le soupé n’a pas passé, nous nous reposons et passons une bonne nuit au chaud.

En quittant les montagnes et les vallées Bulgare nous sortons d’un monde pour un autre. Les villas se construisent, partout des affiches de vente et location, c’est la spéculation. Puis il y a la plage, une atmosphère différente, la senteur de la mer, le sable, le sel, le vent, tout est si différent. En longeant le bord de mer et tout les hôtels et disco, le jet set, nous remarquons aussi que les Lada, Skoda et chevaux cèdent la place aux BMW, Audi et Mercedes ou Porche. On a même vu un Hummer! Nous prenons refuge chez l’habitant sur l’Ile de Nesebar dans la vieille ville. Si elle est outrageusement touristique c’est bien à cause de sa beauté. Des ruines Traces et Romaines entourés de maisons traditionnel qui surplombe les ruelles pavées de granit, attirent les foules. Nous sommes en vacance dans notre petit logis avec balcon, vue sur les toits, la ruelle, les nuages en mouton blanc et au loin la mer! Et heureusement à l’écart des ruelles touristiques. 

Bon c’est journée de repos mais il y quand même le vélo a entretenir, comme toute bonne monture. Je vous est pas dis qu’il  grince encore! Et oui, là je démonte le pédalier, on verra bien!

Mercredi 24 septembre 2008

Belle journée de repos et de bricolage. Le vélo va bien , opération réussit, merci Marc pour tes bons conseils. Pumpkin ne grince plus , l’homme est heureux.Demain départ vers le Sud et la Turquie. Nous y serons juste avant la fin du Ramadan!

Samedi 27 septembre 2008

La Mer ! Imaginez là avec des vagues de plus de 3 mètres, le vent qui viens avec et la pluie.

Depuis trois jours c’est la flotte total. Nous avons du prendre une pause hier, trop de vent latérale pour notre équipage. C’est la première fois en 6 mois que la nature nous force au congé. Dommage que nous ayons nettoyé le vélo! Les jantes viennent tellement noir et sale qu’après 30 km nous n’avons plus de freins. La crasse huileuse de la route s’incruste partout, même entre nos orteils!

Si tout va bien nous serons en Turquie demain ou lundi!

Lundi 29 septembre 2008

C’est l’automne ici aussi pour notre dernier jour en Bulgarie. Après les derniers jours de pluie intense nous revoilà parti en montagne pour finir. 56 km presque tout en montées. Nous passerons la douane demain avec 939 km après avoir rencontré Jésus. Oui oui c’est bien lui, enfin c’est comme ça que je l’ai baptisé! En montant nous l’apercevons de dos avec ses cheveux blonds bouclés, il marche, bâton à la main. Pour un moment nous roulons à sa vitesse et discutons. Natif de l’Allemagne il donne tout et part sans un sous avec un canif, un sac de couchage et une mini tente et un short de rechange. Il marche son Allemagne, question de la connaître puis s’embarque en kayak et descend le Danube jusqu’en Bulgarie où il donne le truc et part en marchant vers Jérusalem. Il mange se que la nature lui donne ou les gens qu’il rencontre. Son but, comparer les religions catholique, orthodoxe, musulmane et judaïque. Il a bien sur comme bagage principale, sa foi !

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Serbie / Roumanie 2008

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Dimanche  7 septembre 2008

Autre extrait de journal, on devient intime             

Dimanche le 7 Septembre – Svinita

nuit à la cabane à 85 Lei

Moche , trop chaud, trop de chien qui hurle et une crise d’allergie de Josée, on a pas beaucoup dormis.

7 h 30

On est prêt a partir mais, personne à l’hôtel pour nous ouvrir le cabanon où est le vélo! Merde, j’avais pourtant spécifié 7 h. finalement à 8 h le voilà, à 8h 20 on est parti. 

Vent de face et de côté en ta! J’ai peine a garder le vélo sur une trajectoire raisonnable, heureusement que c’est Dimanche et qu’il n’y a pas d’auto sur la route. Pause café sur la route après 13 km, 9h 30. Autre pause pour le thé et grignotines vers 10h 30. Vers midi nous sommes à Liubcova où nous cherchons du pain. La première dame n’en a pas mais veut vendre des chaussures à Josée! Je dis à Josée viens il y a sûrement un endroit d’ouvert, ils ont tous du pain à la main! Nous remontons dans le village et croisons beaucoup de gens avec des sacs de pain et yogourt, tous identiques! Là Josée se coince le pied dans la roue arrière en déclipant alors que je lui montre la dame avec un panier et des sacs de pain. Voilà la dame qui nous voit et nous offre deux sacs avec pain, nectarine, biscuit, barre de chocolat et gaufrette. C’est à la sortie de la messe qu’ils les distribuaient et il en restait pour nous , affaire réglé. Générosité, merci.

Le pied à Josée a quelques ecchymoses et la chaussure aussi, mais ça va. La roue est fausse par contre et on doit réparer pour que le pneu ne frotte pas sur le patin de frein et qu’on éclate un autre pneu! Pause nectarine et barre de chocolat, autre arrêt pour faire le plein d’eau et recherche du coin pour squatter. Je demande à une jeune femme avec maison le long du Danube qui me dit non, ha bon!  Nous décidons de nous éloigner du village et finalement Josée déniche le spot sous le pont, avec vue sur le Danube. Meilleur nuit que la dernière! On est de drôle d’itinérants avec notre ordi sous le pont ???

Lundi 8 septembre 2008

Si le Danube est parfois monotone et nous incite à le quitter pour les montagnes. Il est aussi parfois très beau, comme ici en Roumanie où il y a les portes du Danube et pas mal de montées pour les admirer. 

Mardi  9 septembre 2008

Qu’es-ce qui t’arrive tu tires dont ben?

Ca fait 30 minutes que je ne parle pas, je bûche dans chaque montées. Je rage, je rumine, encore! Je pense au communisme et au passage au capitalisme. Vous me direz que c’est pareil, l’exploitation de l’homme par l’homme. OK mais entre les deux, le passage gris, l’anarchie! Ho le gros mot! Les riches, les renards, les bien placés pour détourner les subventions de l’Union Européenne profitent de la situation pour s’enrichir grassement. des subventions il y en a ici, en Croatie, en Serbie et en Roumanie mais pour qui ? Pour quoi ? Des routes, OK elles sont  vieilles et cahoteuses mais en Roumanie, à la campagne, ils sont à cheval!

Et en Serbie en tracteur 35 Hp. Par contre il ne pleut pas et les champs sont tristement secs. Le Danube est à deux pas! Il faudrait des pompes, des tracteurs, de la formation pour composter et recycler ( vous devriez voir les bords de route), des subventions, du financement à bas taux. Tout est récolté à la main, même le maïs!                    

En ville, où se rendent les jeunes qui désertent la campagne, il y a les Tesco, Spar et Carrefour Européen qui vendent du maïs en canne. D’où vient-il ? Pas d’ici mon gars. Pis la dame au bord de la route qui reste dans une cabane en carton, elle en vend pas beaucoup de melon juteux et goûteux avec plein de noyaux et sans OGN. Mais les mercedes et les gros camions passent sur la nouvelle asphalte pour transporter les bonnes cacannes. 

Alors à qui profitent les subventions? Pis les gouvernements d’ici ne peuvent subventionner les agriculteurs sous menace de ne pouvoir joindre l’Euro, la sacraux sainte monnaie qui appauvrit les pauvres encore plus. Et le contrat de route c’est qui qui l’a eu ? Elle est de où au juste la Cie qui exploite les travailleurs en bedaines et babouches qui habitent des roulottes insalubres en bord de route. Je pense pas qu’ils aient les salaires des gars de la CSN ou FTQ ! Bon bon du calme mon Bob! Si vous saviez tout ce qui me passe par la tête. Peut-être devrions nous nous impliquer plus et poser plus de questions à nos élus. Demander des comptes?

Je termine avec la générosité des gens. Remarquable. On dirait que souvent, plus les gens sont pauvres plus ils sont généreux. Souvent, pas moyen de payer. Comme au marché à Bela Crkva en Serbie, tomates gratos, piments aussi, même le fromage fêta et elle en rajoute avec sa seule dent. Josée a quand même réussit a payer ses bobettes! Ce fut un matin formidable au marché. Les rencontres d’agriculteur surprit de nous voir demander à acheter des fruits. La plupart du temps ils nous les donnent. 

En Serbie et Croatie nous pouvons voir les dégâts de la guerre des années 90 sur les maisons comme sur les ponts. Imaginer un seul pont fut épargné par l’Otan pour traverser le Danube à Belgrade! On l’a pris, ouf! Infernale, une piste, seulement deux voies et un genre de trottoir qui ressemble à une piste de BMX. Autant dire impraticable. Pas surprenant que le côté Nord du Danube soit inhabité, un choc. Qui devrait payer pour la reconstruction des ponts? Avant Belgrade nous passons par le Nord-Ouest, pauvreté extrême, à moins de 200 km de la grande ville, on est bien loin des subventions et bien trop près de la Croatie. Parlant de différence. Les villes et la campagne c’est deux mondes. Un moderne et “sexy” et l’autre à cheval, peuplé de gens âgés et pudique. A couper au couteau! Vous savez les ados regardent la TV. Les émissions Américaines avec sous titres. Alors les idoles deviennent Paris Hilton et les autres. 

Un long voyage laisse du temps pour penser et méditer sur ça selle quand les chiens ne courent pas après nous!

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Croatie 2008

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Lundi 1 septembre 2008

Extrait de notre journal de bord

Lundi le 1 Septembre 2008 – Mohovo, Croatie

7 h 30

Après une nuit à l’auberge nous prenons un petit déjeuner, copieux copieux, des oeufs, du pain, du fromage et de la viande en tranche. Sans compter le bon café, le lait en grande quantité. Nous partons le ventre plein. À midi nous n’avons toujours pas faim, nous enfilons quand même une petite pâtisserie à Vinkovci. Nous poursuivons vers une petite route qui n’existe plus, ou presque. Donc on poursuit vers Vukovar où nous dînons de 13 h à 15 h. Une dernière épicerie et un cappuccino.

Au cour de la journée, nous passons de nombreux villages aux nombreuse maisons en constructions. Parfois au même modèle qu’autrefois, ou très différentes. Il y a aussi beaucoup de rénovation, souvent du stuc par dessus les trous de balles, ou réno complète sauf le toit! Bizarre. Souvent ils construisent en neuf juste à côté de la vieille qui ne vaut pas la peine d’être réparée.

Les gens sont souriant et serviable, on a même eu des indications en français ce matin au départ de Dakovo!  

Depuis Bukovar nous roulons sur la 2, près du Danube et regardons pour les places de choix pour passer la nuit. Beaucoup de vignobles dans le coin, on se dit qu’entre les rangs, ça ferait l’affaire. Km 93, il y a un vignoble avec des fleurs au chemin et un banc, on entre le long de la grande allée sous les jappements du chien, il y a un homme qui le calme et nous invite. En moins de deux, sans parler la même langue, nous sommes invité à monter notre tente, prendre de l’eau, des tomates et surtout du raisin. Un oasis, il fait ça comme hobbies, cultiver la vigne. Sarcler en tirant une petite herse derrière lui. Tout est propre et bien organisé, son rêve est là, je veux vieillir comme ça moi aussi. Après son départ, car il ne demeure pas ici, nous restons avec les chiens, Aska la chienne et les deux chiots. Le calme totale, le soleil qui nous a accompagné encore toute la journée, se couche sur les vignes, le bonheur! Ouf, mais c’est aussi le paradis des moustiques. Demain nous quittons déjà la Croatie. Nous aimerions bien y rester, longé la côte, les montagnes, mais le temps passe, il n’est pas élastique. Tant de choses a voir, de gens a rencontrer, nous ne pouvons allez partout, nous devons poursuivre vers l’Est. toujours des choix!

Mardi 2 / 9 – Novi Sad

nuit

Nous pensions avoir trouvé le paradis, et bien y’a des moustiques en ta au paradis. De sorte que nous avons du nous réfugier sous la tente pour finir notre repas. La nuit calme et paisible prévu fut beaucoup moins calme que voulu ! La chienne a jappé toute la nuit et Josée a eu des allergies a fond … La levée du corps fut pénible.”

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Hongrie

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20 août 2008

Belle Hongrie , douce Hongrie, pas une goutte d’eau, mais des allergies!

Belle rencontre aussi, a commencer par Gyor, belle petite ville au camping le plus moche et le plus “trop cher” du voyage. Mais de belles rencontres. Nous nous retrouvons entre cyclistes ( les seul au camping ), deux jeunes Hollandais et un old runner Allemand. Notre nouvel ami refuse de prendre une de nos chaise, « non merci c’est pour les vieux. ha ha ha , moi j’ai juste 67 ans! ». Il roule en vélo de montagne avec une remorque Bob comme nous. Comme il est en fin de voyage, il nous offre un dictionnaire universel. Le livre est composé d’une multitude d’images pour indiquer ce que nous cherchons.

Après on a lâché le Danube pour Tata et les montagnes et les vignobles, bonne idée. Savez vous pourquoi la croix est croche sur le drapeau ? 

Autre belle rencontre avec Eva, oui oui Eva et Povi, nos hôtes warm shower à Budapest. Des tandemistes eux aussi qui nous ont rendu la vie facile et initié à la musique local. Nous avons pu jouir des bains thermaux de Pest et du château à Buda.

Après Budapest et un dernier dîner avec Povi nous nous rendons à la petite ville de Veszprém, en haut. Il nous aura fallu monté mais surtout rouler sur l’autoroute 4 km, l’enfer. Il n’y a pas d’autre route! La ville est belle avec sa petite chapelle sous terre en dessous de l’église. Une architecture gothique comme  le mont St-Michel, étonnant. La vue au bout de la rue, dit “le bout du monde” où il y a la statue du roi Etienne et de Gisèle est très prenante. On se balade, on prend un petit café avant de partir pour le camping qui s’avère introuvable! On vire de bord et on roule direction le lac. Heureusement ça descend, une belle descente, on suit les indications pour un autre camping, qui n’existe plus! Nous poursuivons la descente jusqu’au lac Balathon où nous prenons camping. La suite sera direction Sud vers la Croatie, suite aux conseil de nos hôtes. Merci.

Autre rencontre plus spontanée! Nous prenons une pause à Ocsard où nous croisons un vieux jardinier à qui nous expliquons que nous sommes du Canada! Il nous donne la main et repart. Quelques minutes plus tard il reviens avec un sac plein de piments, de tomates et de pruneaux, pour la route, c’est loin la Turquie. Merci, merci, milles merci.

Alors la croix croche ? Elle réfère à la couronne de St-Étienne offerte par le pape Sylvestre II en 1001.

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Autriche et Slovaquie 2008

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Dimanche 10 août 2008

Nous laissons la Suisse et les cols derrière nous, voilà la vallée. À la douane, rien, on nous fait signe de passer. C’est à se demander a quoi sert le passeport ? Réponse : Au camping, oui ils demandent souvent le passeport ! Le paysage va en s’arrondissant, nous nous dirigeons vers Innsbruck, Salzburg puis le Danube qui nous mènera à Vienne et Bradislava en République Slovaque. Nous avons pris une journée de congé à Innsbruck pour faire les vrai touristes. Voir les musées, monter au sommet de la montagne en “cable car” et marcher la ville. Nous faisons aussi une journée de pause, encore à Salzburg pour visiter Mozart et la ville. Demain on remonte sur notre monture le long du Salzach, en descendant. Jusqu’à maintenant les maisons de style chalet sont très fleuris en géranium, les fermes aussi.

Lundi 18 août 2008

Bon bon parlons Autriche. D’abord ils fument partout, les touristes aussi. Et touristes il y a, surtout des Italiens avec leurs motorisés et la tonne de linge qu’ils vous étendent en pleine face au camping. Bon mais en général ils sont gentils, les Italiens. Pour ce qui est des Autrichiens, ils sont très serviables pour nous aider à trouver le chemin. Dès que nous regardons la carte au bord de la route, il y en a un qui arrête pour nous aider. À part ça, aucune rencontre d’Autrichien ou Autrichienne. Nos tentatives furent vaines, il faut dire que c’est les grandes vacances pour tout l’Europe. Les gens sont moins disponibles et ce n’est pas dans leur nature d’inviter les étrangers. D’ailleurs l’Italien nous informe d’éviter l’Italie en Août car ils sont tous en vacance et que c’est plein de touristes. Réservation, six mois d’avance !

Pour l’Autriche, disons que c’est dure pour le budget, même les campings sont cher. Nous avons surtout aimer le Tyrol pour les montagnes, les petits villages fleuris. Le long du Danube c’est beau mais un peu monotone et pleins de touristes. Par contre pour des vacances en famille relaxe ça va bien. Évidemment il est préférable de parler Allemand et d’aimer la saucisse!

Mardi 19  août 2008, Slovaquie.

Bradislava se vente d’être la seul a avoir une statue qui sort de terre. Pour notre part on est bien content de l’avoir vu avant de rentrer dedans en tandem! Deux jours a traîner ça et là. On a déniché une cafétéria qui sert des menus végétarien, mmm, pas cher pas cher, mais il faut faire la file et mémoriser le nom du plat qu’on a choisi à l’extérieur! Pas évident, surtout si il ne reste plus du plat que tu avais sélectionné. On ne sait pas trop ce qu’on a commandé, mais c’était bon. Le camping à 30 minutes de tramway vieillissant qui nous remémore l’ère communiste. Autant le tramway que le camping et les travailleurs en bleu.

 Au moins ici ils ont du maïs sucré !

Etonnamment il y a Wi-Fi gratuit au petit café et surtout , enfin on peut se payé un café sans se ruiner parce qu’en Autriche, oublie ça ! La vieille ville est jolie et calme, un bel atmosphère.

Une petite incursion dans cette ville pour mieux y revenir voir le pays ultérieurement. Pour l’heure c’est la Hongrie qui nous appelle. 

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