Écosse 2022, statistiques

Statistiques Écosse / UK

Arrivée le 27 avril à Glasgow sans bagages ni tandem. Nous dûmes attendre 4 jours avant de pouvoir rouler. Heureusement il y avait Margo notre bienveillante hôtes Warmshowers.

Beaucoup de dénivelé sans jamais monter en altitude. Ça fait beaucoup beaucoup de monte descend, souvent très pentu. Nous cuisinions tout le temps sauf exception. La conduite des automobilistes est exemplaire. Il y a aussi beaucoup de pistes cyclables. Évidemment tou est très vert … et humide !

Séjour total : 30 jours

Jours roulés : 21 jours

Jours de repos : 9 jours incluants les 4 à Glasgow

Distance totale : 1311 km

Moyenne de km par jour roulé : 62,43 km

Vitesse moyenne : lente, environ 15 à 17 km/h

Journée la plus longue en distance et en temps : 88 km en 5h 45min. Le 11 mai, le jour de ma fête ! De Elgen à Turriff

Journée avec le plus de dénivelé positif : 1071m. Le 22 mai pour rejoindre et longer le mur d’Adrien.

Dénivelé positif total : 12125 mètres

Température : … 18 jours où il y a eu de la pluie

Crevaison : 0

Bris mécanique : 0

Camping : 8 nuits

Camping sauvage : 7 nuits

Warmshowers : 9 nuits avec 4 hôtes différents.

Guesthouse : 5 nuits à deux endroits 83$/nuit et à 75$/nuits

Bateau/traversier : 1 nuit en route de Newcastle à Amsterdam

Dépenses / jour : 59$ can / jour sans le traversier à 310$can

Un café coûte entre 4$ et 6$, le vin est moins cher qu’au Québec, l’épicerie est comparable. Les camping ont coûté entre 24$ et 40$, souvent 32$.

Écosse / U K 2022, dernière étape.

24 Mai Newcastle

Par quoi commencer ?

La perte d’une carte de crédit. Une magnifique rencontre à Perth et une autre à Edimbourg. Couché au bord de la mer, seul avec les vagues de la mer du Nord. Être refusé à deux camping pour finir le long de la rivière Tweed à 10 mètres de la piste cyclable près de Peeble. N’avoir aucune réponse des demandes Warmshowers après Edimbourg. Couché gratuitement sur le terrain d’Amazon à Dundee. Dîner sur le mur d’Adrien. Des montées à 20% qui nous arrachent le coeur.

Commençons par sortir d’Aberdeen et visiter le Dunnottar Castle au son d’un joueur de cornemuse. Tu parles d’une place pour construire un château ! 

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Dunnottar castle

Enfin ! Nous roulons encore sur l’Eurovélo 1 qui nous amène parfois sur de bien petites pistes cahoteuses. Cette fois la piste nous chahute en bord de mer du Nord où nous décidons de camper entre deux villages. J’ai dit seul au monde mais en fait il y avait tout un troupeau de vaches qui nous regardaient. Photo couverture, Josée et son Fan Club de curieuses.

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Au bord de la mer du Nord. Seul avec les vaches.

Le lendemain après avoir longé la mer toute la journée nous nous réfugions sur le terrain d’Amazon. On a pas demandé la permission et nous pouvions même voir le pont de Dundee au loin. Le lendemain, déluge. Heureusement nous n’avons que 35 km à rouler avant d’arriver comme deux chiens mouillés chez nos hôtes Warmshowers. Même si Alison et Ian travaillaient tous les deux en plus d’avoir une maison en pleine rénovation, ils nous ont généreusement accueilli. En soirée, comme la cuisine est en rénovation, nous sortons manger des Fish’n Chips dans un vieille hôtel classique, traditionnel où même les clients sont âgés. Nous prenons le menu « High tea » avec toast pour commencer, thé, repas et les pâtisseries à la fin avec un autre service de thé à la menthe. Nous avons bien rigolé quand la meringue m’attaqua. Nous la baptiserons, princesse Leia. Faites vos recherches pour « High tea en Écosse » !

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Alison et Ian, nos hôtes Warmshowers lors du High Tea Écossais. Thank you so much !

Perth n’est qu’à 72 km d’Édimbourg où nous attendent encore des hôtes Warmshowers. Nous sommes le 17 mai 2022, dire que nous étions reçu par un autre jeune couple dans la même ville en 2008 un 15 de mai ! Nous sommes les premiers « guest » Warmshowers de Connor et Ally tout comme chez Alison et Ian hier. Un bon repas cuisiné par Ally et de belles discutions de voyages à venir. Peut-être qu’ils partirons comme nous en tandem? Comme tout notre matériel de camping est bien mouillé le lendemain matin, je décide d’étendre la tente à l’arrière. Il vente tellement qu’une toile de la tente s’envole par dessus le mur de pierres chez le voisin. Mur que je dois escalader, sauter chez le voisin, et revenir. Ha la la comme dirait l’autre. Josée se demandait où j’étais passé. Nous passerons la journée à Edimbourg voir la cathédrale Saint-Gilles, le jardin botanique, le musée National, les belles ruelles, le café « éléphant house » qui a brulé. Raviver notre mémoire de lieux déjà visité fut plutôt plaisant.

Entré à Edimbourg par la piste cyclable et en ressortir encore plus facilement direction Tranent. Pourquoi Tranent ? Passage obligé au village d’origine de l’ancêtre des Blackburn. Un joli village avec des armoiries significatives pour Josée. Hugues-Augustin Blackburn né ici en 1746 pour décéder au Québec en 1833.

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Village natale des Blackburn.

Nous roulerons vers le Sud avec un vent de face sur 75 km pour se voir refusé dans deux campings. Le premier est pour les membres seulement et l’autre refuse les tentes ! Si les Écossais nous ont été super sympathiques, disons que le dernier manquait de compassion. Crevé, nous roulons sur la piste cyclable qui longe la rivière Tweed et campons aux abords dans l’herbe longue. 

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Camping sauvage le long de la Tweed.

Une autre belle et grosse journée de 86 km nous mène vers Jedburgh le long de la Tweed avec de très beaux paysages. Mais rien n’est plat ici. À preuve nos 807 mètres de dénivelé positif ! Ce soir un vrai camping avec de la vrai pluie. Un certain Baden Powell fut le président de ce camping qui a plus de 100 ans. 

Sortir de Jedburgh après l’Abbey et le château est une affaire de 3km à 9%, ça part la machine avec rudesse ! Au moins en fin de journée nous aurons une magnifique descente prisée des motards en ce samedi de bruine et de vent.

En ce 22 mai nous quittons l’Écosse pour nous diriger vers le mur d’Adrien. Nous camperons juste à coté sur une ferme qui accueille les marcheurs. Nous sommes encore crevé d’avoir monté 1071 mètres. La dernière montée à 20% défie toute logique. Les montées sont tellement abruptes. Dire qu’on ne va jamais à plus de 350 mètres d’altitude. Ça fait beaucoup de monte descend en face de cochon. Enfin le camping a une salle à dîner où nous pouvons cuisiner et nous reposer. C’est bien la seul fois que nous bénéficions d’une telle installation. C’est super, surtout qu’il a plu une bonne partie de la soirée et toute la nuit. Je vous ai dit qu’entre deux averses nous avons dîner sur le mur d’Adrien ? C’est pas tout les jours qu’on peut faire ça ! Tsé en poussant un peu sur la vie, elle nous donne aussi de belles et bonnes choses. 

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Finalement nous rejoignons la vallée et Newcastle upon Tyne où nous réservons une chambre avec cuisine et salle de bain privée pour trois nuits. REPOS, MANGER, BOIRE, PLANIFIER, ÉCRIRE. Pas trouvé de Warmshowers disponible depuis Edimbourg. Prochaine étape, le traversier vers Amsterdam. Amsterdam où nous avions débuté notre tout premier voyage à vélo en 1984. Je vous ai tu dis que j’ai perdu ma carte de crédit à Newcastle la pas très propre en chemin vers le centre ville ? Ha la la !

Les automobilistes Écossais nous ont été très respectueux. Ils attendaient souvent derrière nous pour dépasser de façon sécuritaire. Les « single road » souvent empruntés furent un vrai délice. Merci belle Écosse.

Pis faut aussi que je me taille la barbe, la vie continue après un mois.

Passez voir l’album photo ici.

S’adapter à la météo

13 Mai 2022

Margo nous accompagne le dimanche matin pour sortir de Glasgow agréablement. Nous nous rendrons sur l’île d’Arran pour camper sous la pluie. Nous avions visité cette île en 2008.

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Sur l’île d’Arran

Plan C, si notre planification de route a changé suite aux recommandations de Margo, la route a encore changé suite à madame la pluie. Nous nous dirigions vers les Hébrides quand on nous informa qu’il n’y a pas de traversier de Oban mais qu’il y en a un plus au Nord, soit à Mallaig ,Go, même sous la pluie. En prime nous verrons le train à vapeur Jacobit avec presque pas de pluie. Sauf que près du but nous réalisons que les îles seront inondés pour les 5 à 7 prochains jours. Ce soir là nous avons campé sauvage sur le bord de la route dans un mini parking. J’ai mis des roches et des branches autour de nous comme protection. Pas de photos sti ! Le lendemain nous rebroussons chemin vers l’Est, direction Fort William où après une autre nuit de pluie abondante nous retrouvons du ciel bleu sur la route vers Inverness en longeant le Loch Ness sur une belle piste cyclable.

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Piste cyclable le long du canal

La vie à vélo est tellement belle sans pluie ! Nous avons même dormi avec les moutons presqu’en haut de la montagne où nous avons pu surveiller si Nessy allait se montrer le bout du nez !

Camping sauvage

Avec vue sur le Loch Ness

À Inverness nous sommes accueilli par une super famille membre Warmshowers pour deux nuits, donc une journée pour visiter la jolie Inverness où nous découvrons entre autre un jolie jardin botanique et une librairie de livres usagés dans une ancienne église Gaélique fort impressionnante. Lors de nos discussion de soirées, Dunkan nous recommande la côte pour nous rendre à Aberdeen.

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Nos hôtes Warmshowers à Inverness

Nous suivrons donc son conseil et suivrons presque entièrement l’Eurovélo #1 avec de magnifiques paysages. En partant d’Inverness nous visitons évidemment le fameux champ de bataille de  Culloden.  Rouler sur les « single road » s’avère la bonne idée.  Les automobilistes sont très courtois et comme nous, ils utilisent et attendent à la « passing place »pour nous croiser.N’allez pas croire que l’Écosse est plat, nous passons nos journées à faire des intervalles, montées-descente abruptes.

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Avec vue sur la mer du Nord

La météo est beaucoup plus clémente du côté Est, même si il ne fait pas chaud. C’est tout juste si nous atteignons les 15 degrés. Nos recherches pour trouver des hôtes vers et à Aberdeen s’avèrent infructueuses alors nous campons en route et prenons un Guesthouse pour deux nuits à Aberdeen la grise. Toute de granit, la ville est belle mais tellement grise, comme le ciel ! Nous sommes ici dans une autre ville universitaire. 

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Aberdeen la grise.

Observation en vrac: Le bourlet est plus présent que la minceur. Les jeunes sont tous dans les grandes villes collégiales et universitaires, la campagne est beaucoup plus âgé. Les garderies coûtent 60 Livres/jour (96$can). L’éducation est gratuite et nos systèmes se ressembles avec des collèges et universités. Le système de santé aussi, même les médicaments sont gratuits. Un touriste sera même soigné gratuitement au besoin (si ça ne fait pas trop longtemps qu’il est ici). Le coût de la vie est similaire avec des maisons moins dispendieuses. L’essence est à 2.67$can/litre.Depuis peu le gaz et l’électricité on doublé de prix !

Bon on vous raconte pas tout et beaucoup de photos dans un nouvel album, ici.

L’aventure de notre arrivée à Glasgow, Écosse.

Ça commence par ne pas dormir sur le vol de nuit du 26 au 27 avril parce que les trois petits vieux derrière nous parlaient et riaient sans arrêt. À la sortie de l’avion, les bagages sont manquants, tous. Pas non plus d’agent de Air Transat dans le coin. C’est donc chez Swissair que nous complétons un formulaire de perte de bagages. Nous joignons quelqu’un au téléphone des plaintes de Air Transat qui nous réfère à des numéros de téléphone ou il n’y a que des messages enregistrés disant de remplir un formulaire en ligne. Ce que nous faisons. Première chose nous achetons une carte SIM à 40 pounds et finalement nous quittons avec le bus vers le centre de Glasgow. Au centre ville nous tournons un peu incapable de nous concentrer. Destination café. Le premier trouvé s’avère un Starbuck. J’y dors 15 minutes alors que Josée veille. Puis nous partons vers notre hôte warm shower au 34 Annan Drive. Le gars à l’info-touristique nous indique de prendre la bus #60, pourtant Margo disait la 267. IL me montre sur la carte le parcours de la 60, ok c’est bon. Nous nous rendons à la maison et passons par l’arrière comme mentionner pour trouver la clé qui doit être dans une boite à clé. Nous avons même le code. Nous cherchons sans trouver la boite à clé. Je texte Margo qui travail et nous attendons dans le jardin arrière. Josée dors sur le sol du patio une demi-heure. Moi je fouille un peu partout et tente même le code avec les cadenas du cabanon sans réussir. Margo nous téléphone juste au moment ou une dame ouvre la porte arrière de la maison. Visiblement ce n’est pas Margo qui est devant moi. Constat, il y a deux 34 Annan drive à Glasgow. Margo m’avait dit d’entrer le code postal, ce que je n’ai pas fait, évidemment. Constat #2 nous sommes au nord-ouest du centre de Glasgow et Margo habite au sud-est ! Prenez le train qu’elle me dit et entré le code postal. Petite marche pour prendre le train qui arrive en même temps que nous. Je demande à une fille si c’est le train pour Glasgow ? Oui dépêchez-vous. Je peux prendre des billets à l’intérieur du train ? Bien sur. Good. Le gardien passe pour vérifier les billets, je lui dit où nous voulons aller avec le bon nom de cartier. Ha le train pour cette section est en réparation, vous devrez descendre à … et prendre le bus qui fait la liaison. Vous savez où débarquer ? C’est la même fille qui répond qu’elle va nous indiquer. On doit avoir l’air pas mal perdu ! Une fois au bus je sympathise avec le driver en lui contant notre journée de marde. Il dit qu’il me fera signe quand descendre du bus. Il nous reste une petite marche, heureusement qu’il fait beau soleil. D’ailleurs le chauffeur nous dit d’en profiter, l’été ne dure que quelques jours ici !

Arrivé chez Margo nous trouvons la fameuse boite à clé et le chat qui a faim, il est 18 heure et notre avion est arrivée à 6:30 ce matin. Toute une galère. Avec ça nous n’avons toujours pas parlé avec une personne chez Air Transat. Nous remplissons le formulaire en ligne pour la 2ième fois car à l’aéroport Josée avait réussi sur son cellulaire mais on ne sait jamais ! Après la rencontre avec Margo qui arrive un peu plus tard nous mangeons une lasagne et nous nous couchons. Après avoir dormis une heure nous commençons a tourner et l’estomac est à l’envers. Je capote littéralement en pensant à divers scénarios tous plus mauvais les uns que les autres. Josée ne dors pas mais est plus Zen. Il est passé 22h, Josée consulte quand même les e-mails. Air Transat a répondu qu’ils ont bien reçu notre demande et que « votre bagage devait voyager le 29 avril pour vous être livré » qu’ils sont désolé et bla bla bla. Ouff parce que sur la demande nous avions une confirmation qu’ils avaient reçu la demande et qu’il faut compter deux semaines pour le traitement ! La je capote moins. Nous sortons nos livres de lecture avant de finalement nous rendormir. Fin de la journée de marde. En principe à partir de maintenant ça devrait mieux aller. Difficile de faire pire. Par chance notre hôte warm shower, Margo est super gentille et nous invite à rester le temps que ça prendra. Et à notre grand plaisir elle parle français.

Le 28 et le 29 nous visitons Glasgow sous le soleil, c’est l’été. 

La nuit du 29 au 30, le cerveau fait encore des tours sur lui-même ! Le 30 c’est l’attente. À midi nous n’avons toujours pas de nouvelle. J’ai finalement rejoint quelqu’un chez Swissport à l’aéroport de Glasgow. Elle ne peut me répondre mais fera le message et on me rappellera. Chez AirTransat mon mail est toujours sans réponse. Vers 14h c’est Margo qui reçoit un téléphone du superviseur des bagages de l’aéroport pour lui dire que les bagages sont en route sauf le tandem car il n’entre pas dans le camion de livraison. À 16h un autre livreur nous livre le tandem. Aucun dégât. La perte de bagages est probablement dû à notre transfert de 23 heures à Toronto. Heureusement en plus des tracking des colis nous avions des photos, ça aide des photos.

Il ne nous reste qu’à tout assembler et quitter notre hôte warm shower demain matin. La route planifiée est complètement modifié suite aux recommandation de Margo. 

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Avec Margo dans son jardin.

Aventure à suivre !

RETRAITE / NOUVEAU DÉPART

Si « partir à la retraite » est une expression, elle prend pour nous tout son sens. Ceux qui nous connaissent intimement savent que notre métier d’horticulteur n’est pas de tout repos. L’entretien paysager semble bien bucolique de l’extérieur et de nombreux passant nous envient de travailler à l’extérieur. La réalité, même si nous adorons ce métier, demeure que nous sommes souvent à quatre pattes dans la terre et que la pelle et le râteau sont nos outils les plus utilisés. Nos dos, genoux et mains en savent quelques chose. Josée approche de la soixantaine et Robert y est déjà alors il est temps pour nous de passer en mode voyageur avant que la santé nous joue des tours.

Notre voiture est vendue, notre duplex est loué, nos meubles sont remisé pour deux ans, il ne nous reste qu’a partir et pédaler. Toujours en tandem nous partons vers l’Europe en débutant par l’Écosse puis la Scandinavie. La suite est plus ou moins déterminé, ça dépendra de la situation mondiale politique et sanitaire. Nous ferons de petits tours de quelques semaines au Québec à tout les 6 mois environ.

Trois petits tours et puis s’en vont

Cette année nous caressions le projet de partir quelques jours avec chacun de nos trois petits enfants. L’idée étant de partir à vélo avec un enfant à la fois pour trois ou quatre jours en autonomie complète et en camping sans leurs parents, évidemment. Dès le début de l’été nous fixons un premier départ avec Léopold, le plus vieux, 8 ans. Sa mère nous laisse son fils à notre maison de Drummondville et nous, nous retournerons chez eux à Montréal à vélo.Griffintown nous voilà. Josée sera seul sur son vélo tandis que Léopold et moi ferons un duo sur le tandem. Une fois la selle au plus bas et un doublement des pédales ses petites jambes se rendent aux pédales et nous sommes prêt à partir.

C’est un départ

La piste cyclable La Campagnarde nous mènera à Acton Vale où nous camperons au camping de l’ile enchantée. Bien sur nous avons fait une pause à Wickham pour manger et jouer au soccer et bien d’autres petites pauses pour reposer le petit popotin peu habitué à être en selle si longtemps !

Au camping, après une petite baignade dans la piscine nous mangeons ensemble avant d’aller voir le match du Canadien sur grand écran extérieur svp, merci et avec des bonnes chips. Il faut dire que le grand père et le petit fils s’accordent bien pour les chips.

Le deuxième jour, après avoir fait et mangé une bonne Banique Amérindienne (pain) nous partons en direction du parc national de la Yamaska où ils sont bienvenue cyclistes. En route il y aura la longue route plate comme dirait Léo puis le village de Roxton Pond où nous dégustons une énorme Poutine à trois et il en restera, ouff ! Heureusement après pareil repas nous n’avons pas long à rouler et nous passerons quelques heures à la plage au bord du lac, qui est en fait le réservoir Choinière.

Au troisième jour la pluie s’invite généreusement si bien qu’après une pause crème glacé à Granby nous changeons notre itinéraire initial de Chambly pour St-Pie là où habite notre autre fils et les cousines de Léopold. Avec les mains ratatinés et un détour inutile de 12 km suite à mauvaise information de la madame en camion nous arrivons sous une pluie battante chez François. C’est avec bonheur que nous avons profité de l’intérieur pour l’après midi et la soirée.

Nous passerons quand même la nuit sous la tente avant d’entreprendre la dernière journée qui nous mènera peut-être à bon port car il reste environ 80 Km ! Doute ! Au matin nous affrontons un super vent de face, comme si on en avait besoin ! Arrivée à Chambly par la piste cyclable « La route des champs » . IL fait chaud, très chaud et le vent nous caresse toujours le visage. Eva, la mère de Léopold s’inquiétant nous suggère de nous y rejoindre et d’apporter à Léo un cuissard de vélo tout neuf. Voilà qui nous aidera à faire un peu moins de pause « mal aux fesses ». De plus elle prendra dans l’auto une partie des bagages pour nous alléger. Remonté et bien décidé à nous rendre nous reprenons la route en faisant cette fois des pauses « Mister Freez ». Avant le pont de la Concorde nous devons attendre que les bateaux passent à l’écluse du pont Victoria sous un soleil de plomb. Rendu là, c’est Léo qui nous guide, il connait le chemin pour entrer chez lui. Bien fier de lui ! C’est pas rien, 207 Km en quatre jours. Une bonne limonade maison et des baggels au saumon nous ravigote car nous étions un peu cuit.

Le trajet

Trois semaines plus tard nous récidivons avec Alice, 8 ans aussi. Josée sera encore seul sur sa monture et Alice sera ma co-pilote sur le tandem.

Nous partons encore de Drummondville pour nous rendre chez elle à St-Pie. La première journée nous empruntons la piste cyclable la Campagnarde mais cette fois nous camperons à Roxton Falls au camping de l’île. Un « mont blanc » juste avant d’arriver au camping revigore notre petite Alice.

Elle avait vraiment hâte d’essayer la super trampoline et la baignade au camping. C’est fou comme elle se fait des amis rapidement. Quelques minutes de jeu dans la piscine et hop deux ou trois nouvelles amies ! 

Départ sous une légère pluie.

Le lendemain une petite pluie nous accompagne vers le parc Nationale de la Yamaska où nous prendrons encore un emplacement Bienvenue cyclistes. En passant, les sites pour cyclistes sont super, près des blocs sanitaire et juste à coté de la piste cyclable et le coût de 11$ par personne est vraiment bien. Encore ici Alice se fait un groupe d’amies et elles rechercherons des lutins une bonne partie de la soirée. Quel énergie ont les enfants ! 35 Km de vélo en avant midi, baignade de quelques heures au lac, jouer au ballon et chercher des lutins en soirée, ouff. Soyez sans crainte elle a bien dormi. 

Au troisième jour il ne nous reste qu’a nous rendre à St-Pie. Presque tout le parcours se fera sur piste cyclable et sur le plat. Un petit 37 Km en matinée et Alice avait bien hâte d’arriver … pour se baigner ! Après tout 114 Km en trois jour c’est pas trop fatiguant. 

Une semaine plus tard les vieux remettent ça avec la plus jeune. Emma 6 ans et pas toute ses dents. Cette fois le tandem est trop grand pour ses petites jambes alors nous utiliserons le « follow me » attaché à mon vélo. Le parcours aussi va changer. Nous partons de chez elle à St-Pie pour nous rendre au mont Orford. C’est moins long mais il y a pas mal plus de côtes la deuxième journée.

Nous campons le premier soir au même emplacement qu’avec sa soeur il y a une semaine. Le beau temps est avec nous et Emma s’amuse beaucoup à la plage. Elle y fait même un mini stage avec la sauveteur. Tout près de notre site nous pouvons aussi nous rendre au bord de l’eau ramasser des roches ou les lancer dans l’eau.

Le jour deux fut plus exigeant avec pas mal de dénivelé et de chemin de terre. Elle roulera seul les premiers 10 km pour sortir du parc puis elle sera de retour en tandem avec le Follow me. Si Emma m’aide dans les montées elle préfère quand même les belle descente à 50 km/h où elle cri de bonheur, wooooou ! Nous camperons au lac d’argent d’Eastman au camping Leroux qui est aussi Bienvenue cyclistes. Donc pas besoin de réservation. Le lac est vraiment rafraichissant en cette journée chaude de juillet. Comme Emma parle à tout le monde, les rencontres sont faciles. D’ailleurs notre voisin de camping qui devait se rendre au village nous rapportera un super pop cycle pour Emma et quelques bières pour finir la soirée et parler longuement de voyages tandis qu’Emma dormait pas mal tôt.

Au jour trois nous n’avons que 11 Km a rouler pour atteindre la plage du camping d’Orford où sa marraine nous attend avec Léopold. Une journée pour jouer au bord de l’eau et dans l’eau avec son cousin. Le bonheur. Nous campons tous ensemble et le lendemain les parents d’Emma arrivent aussi avec Alice. Comme ce sera la fête d’Alice sous peu nous avons même un bon gâteau de fête pour finir, gracieuseté d’Eva.

Chaque enfants aura dessiné dans leur journal de bord, grand maman y ajoutera u peu de texte et grand papa y inclura quelques photos choisit par eux. Un bon souvenir pour tous. A refaire.