Suisse 2008

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25 juillet 2008                                                                                      

Depuis peu nous terminons nos dernier kilomètres en France en longeant divers canaux pour rejoindre Mulhouse, notre dernière ville en France. Depuis hier nous voilà à Basel, ville frontalière Suisse où nous sommes encore accueillit chez Elisa et Christian membre Warmshower, merci pour tout. En chemin nous avons atteint notre 5000 km.

En gros nous nous dirigeons vers Innsbruck où il y a eu des jeux olympique d’hiver en passant par Davos et la Fluelapass. 

Dimanche 27 juillet 2008

La pluie a cessé, nous partons pour une bonne journée! Depuis quelques jours le vélo craque, nouveau bruit en plus de l’ancien qui revient, c’est humide. Nous décidons de rouler du côté Allemand, bonne décision car c’est très beau et pittoresque. Mieux qu’hier. 

On passe dans les villages ce qui nous plaît bien. Nous arrivons dans un déjeuner musicale, les maisons sont belles. Encore une journée très chaude sur piste et route.

En après midi

Le vélo se lamente et finalement au bas d’une côte à 4 km de Stein an Rein. PAOUW, blow out! Le pneu arrière éclate, mais ce n’est pas tout . La jante est ondulé et fissuré. Gros problème! Nous parvenons a redresser la jante avec la pince Gerber et la clé à mollet et a repartir. Ouf, on roule doucement. À Stein an Rein il y a une boutique de vélo ouverte, miracle, il a bien une jante mais pas les rayons et il nous oriente vers Konstanz ou Kreuzlingen pour de plus grosses boutiques. Mais c’est a 30 km de plus. On verra bien. Nous roulons jusqu’à Steckborn où nous campons cordé au bord du lac. Ça tien toujours. Un petit bain au lac et une soirée calme, nous sommes très serin dans la mésaventure. Il a fait très chaud ! Dans tout les sens.

Lundi matin, nous roulons vers Kreuzingen du côté Suisse. La boutique recommandé n’ouvre qu’a 14 heures ! C’est là qu’interviens Peter, un inconnu à vélo qui sympathise et nous offre son aide. Il nous guide à Konstanz, ville jumelle, côté Allemagne. Après la visite de deux boutiques, nous dénichons ce qu’il nous faut chez quelqu’un de sérieux. Il peuvent remonter notre roue avec une nouvelle jante et de nouveau rayons, mais demain! alors journée de congé, presque. Il n’a pas de place pour le tandem et nous devons revenir avec la roue seulement! Nous roulons jusqu’au camping à 4 km, côté Suisse, évidemment, revenons avec la roue a pied et retournons au camping sous une chaleur torride. Nous prenons nos messages internet pour recevoir une bien pire nouvelle, un petit ange ( Loïk ) nous a quitté, notre malheur est bien insignifiant en comparaison. Nous avons la santé gratis ! Profitons en !

Mercredi 30 juillet 2008

C’est à Buchs que les cloches sonnent. Oui monsieur, toute la nuit au quart d’heure avec une finale de plus de 200 coups à 6 h. Debout les fainéants! C’est que le con y’a pas dormi. 

Par contre on c’est fait de nouveaux amis.                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

Vendredi 1 août 2008 

Après la nuit des cloches, nous décidons de passer par Davos pour être encore en Suisse le premier Août, jour de la fête nationale Suisse. Ça va swigner! Le 31 nous montons à Landquart (altitude 560m) et  nous installons au super camping trois étoiles et très écolo, même des toit vert!

Pas de clocher en vu, on dors bien. Le lendemain, pluie, mmm. On se prépare et on part, pleut pas, mais humide. A nous Davos! Ouin ben ça monte par là! Ça doit être pour ça qu’ils font des sommets économique à Davos !

Plus de 1400 mètres de montée et 40 km pour le sommet de la journée. Les 25 premiers sont relaxe avec une bonne butte de 350 m pour passer dans un joli petit village. La suite fait du 6 à 10 % soutenu. Notre sueur rince la poussière accumulée sur le cadre. À environ 4 km du “col” panne de courant. Les moteurs manque de jus! Y’a un petit resto ouvert, genre halte routière, La femme a une face d’arnaqueuse. De fait, 13 F pour un coke, un thé glacé et une pointe de tarte plus ou moins au sucre. En ajoutant des beurrées de beurre de peanut on se rend. Mais là à Davos y’a pas le fameux camping, mais plutôt un Casino? Le camping lui est 10 km plus bas vers l’Italie (pas notre direction), heureusement c’est une pente douce de 1 à 2 % et nous admirons le paysage. C’est le premier, on est à 10 km de Davos, on est crevé et l’orage nous envoie plus de 1 cm d’eau en 2 heures! Le camping est une autre arnaque à 30 F et n’est qu’un triste stationnement à 5 mètres du train. Heureusement la vue est belle, surtout le matin. On a pas vu les feux d’artifice et ça n’a pas swigné fort!

Samedi 2 août 2008

J’vous es-tu dis qu’on marche au super sans plomb? Ouaip ! Bon ben en Suisse le litre vaut 2 Franc Suisse ( 1 F = 1 $ can ). 2  bananes, 1.50 , 6 oeufs 3.50, chips pringle 4.50, 1 piment 1.70 , lait (500ml) 1.25 et le miel de Davos 60.00 F / kg, on ne sait pas si y’é bon !? Mais on sait qu’il est trop cher !

Dimanche 3 août 2008

Ma blonde a acheté un kg de riz avant les grandes montées! Devinez ce qu’on mange ce soir! 

Elle a même inventé un dessert avec le reste de riz. Elle ajoute un peu de lait qui a eu chaud toute la journée et un peu de confiture, saveur de framboises. Fâmeux! Et elle rit en disant que ce serait meilleur avec du miel de Davos qu’on a pas les moyens de se payer!!! 

J’ai pas de photo de riz, ni le son du rire à Josée. Mais vous savez comment Josée rit  et aussi pour le riz. Hi Hi Hi !

3 août 2008

Après le “bon courage” des Belges et des Français, voilà le Respect des Suisses Allemand. En haut de la passe à 2386 mètres, des automobilistes et encore à la douane Autrichienne par un groupe de motard. Le même mot, respect! 

Notre équipage impressionne. Il faut dire qu’en nous regardant bien, faut être vraiment fêlé pour rouler avec ça! Ou super fort !

3 août 2008

En T K . J’sais pas pour vous? Mais moi j’sais pas encore si la terre est ronde, mais j’affirme :

Quelle n’est pas plate”.

A preuve. “On s’amuse en TA a monter et descendre!” moi

 3 août 2008

Ne jamais se fier à la madame de l’office du tourisme qui vous dit que la piste est belle pour le vélo de route sur 19 km sans problème si vous voyez d’après sa physionomie qu’elle ne fait pas de vélo! Les 19 km en questions devaient nous rendre à la frontière Autrichienne sur une piste cyclable sans voiture. 

Mon oeil ! On a due traverser un ruisseau, pousser le vélo et la remorque, s’aventurer là où on interdisait le passage “danger d’avalanche”. Plus loin une coulé de cailloux de 2 m. de haut. Nous portâmes le tandem et la remorque.                                     

Une montée et descente en face de singe . On était bien content de retrouver l’asphalte et de descendre au camping. Au premier village Autrichien, le camping a disparu, il faut faire 20 km de plus, vent de face, ça descend quand même à 30 km heure. Nous finirons notre “journée de repos” avec 50 km. Par contre le matin, la visite de Scuol nous a ravie, une très jolie ville avec ses ruelles et ses maisons croches aux magnifiques faux fini. Et l’église et le pont piétonnier au dessus de l’Inn dans lequel descend tumultueusement une eau turquoise dans la vallée.

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France, la sortie.

Du Lac Bairon, près de Le Chesne au Nord-Est à Dieppe pour redescendre à St-Nazaire, côte Ouest. Remonter la Loire jusqu’à Nevers puis bifurquer vers Dijon. Reprendre le Doubs pour aller au Rhin. Sortir par Mulhouse. Un grand zigzag de 2458 km empli de rencontres. D’inconnus devenus amis, une rencontre familiale, de châteaux en vignobles, de montagnes en canaux,de musées en Abbaye, la France nous aura comblée sur près de 2 mois. Nous nous gardons le Sud pour une autre aventure.
Merci la vie!

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Statistiques.

Des km des km des km, on nous demande toujours “combien de km par jour?”.
Réponse: environ 400 par semaine.
Par pays:     Angleterre         777 km
Irlande              805 km
Écosse                377 km
Belgique            462 km
Luxembourg     270 km
France             2458 km
Total à date     5149 km en 3 mois
En route vers la Suisse.

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Paris

11 juillet 2008
Après un train depuis Dijon. Nous voilà réunis à Paris avec les trois sœurs à Josée qui sont venues nous rejoindre pour une pause de deux semaines. Il va sans dire que c’est bien plaisant! Nous sommes très bien logés, tout près de la Seine et de la cathédrale Notre-Dame. Les visites de jardins, de musées, de châteaux et les petits cafés emplissent nos journées. Le temps est beau et pas trop chaud. Il nous reste encore trois jours ici avant de partir pour Rouen en Normandie. Un vrai logement, une auto et la famille.
Le tandem, lui, est entreposé chez de nouveaux amis à Dijon. Encore une belle rencontre grâce à Warm Shower.

Versailles

Versailles

Visite de Versailles, une grosse journée!

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Une visite de Paris sans la tour, ce ne serait pas convenable, Lise a vaincu sa peur des hauteurs!

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Et que dire de ce petit coup de coeur au jardin du Luxembourg avec ses voiliers

Voiliers du jardin du Luxembourg, France.

Voiliers du jardin du Luxembourg, France.

Le Mont St-Michel

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Eurêka !

Vous savez il y a de ces petites choses dans la vie qui rendent fou. Un petit rien, un grain de sable dans l’engrenage, une goutte d’huile qui tache tout. Ou pire encore un vélo qui craque et qui grince. Oui un bruit c’est installé entre nous et le tandem. Dur pour le couple. Un mal sournois qui c’est installé entre nous, lentement mais sûrement. Déjà en Irlande il avait commencé. L’humidité, sûrement. Puis en Belgique il se révèle plus fréquent. Dans les montées seulement et pédale de gauche en avant. Je m’efforce de trouver une solution. Je consulte, même. On me suggère les pédales, je craint le cadre ou le pédalier. Mais mon mécano me rassure, ce n’est pas le bruit d’un pédalier. C’est un bruit de métal qui craque, ça emmerde. Moi l’homme je me sent responsable et je me gratte le cheveux! Certaines journées silence, ou presque. Peut-être la météo, c’est vrai qu’après la pluie, c’est pire. Ou quand c’est humide. T’as des rhumatisme mon Pumpkin? Un jour y craque, deux jours moins. Quand on ne pédale pas, rien, pas un son, rien, silence, la douceur. En France, il redouble d’ardeur, je n’en peu plus! après tout c’est moi qui l’est choisit et monté, merde on se croirait sur une brette mal graissé à la chaîne rougit de rouille. C’est pas possible! Huile, pas d’huile, rien n’y fait. Lors de la pause chez Delphine et Vincent où il y a un garage pour travailler. “Josée on démonte et remonte la bête, j’ai pas dit mon dernier mot”. Tout lavé, frotté et graissé, les pédales sont tellement propre qu’on pourrait s’en servir pour battre nos oeufs! La chaîne est comme neuve, juste un peu d’huile, pas trop. La tentions des chaînes vérifié, l’alignement. Les roues sont bien calées à leurs places. Tout semble … parfait. Au départ, comme la région est plane. pas de bruit, ou si peu, quand même un peu, je retiens mon souffle. Arrivée chez le “toubib”, le président des tandémistes de France, vous vous rappelez? Il nous dit de ne pas nous en faire , que tout les tandems craque! Quoi? Je suis auditif et maniaque avec ça. Tu veux dire que je vais devoir faire deux ans avec ce bruit! Ce serais mon chemin de croix, un calvaire. Dans les côtes de la Normandie je souhaite ne rencontrer personne. J’ai mon orgueil quand même. Vaut mieux le regarder au repos, quand il ne se plaint pas. Là il est beau et attire tout les regards. Mais sournoisement il me ronge, me nargue. Voilà la Loire, chez Philippe, re-nettoyage et re-grattage de cheveux, si ça continue je vais être chauve avant la Turquie! Attention je vous entend rire. Il m’en reste quand même! Rien n’y fait, il me reste le pédalier que je n’ai toujours pas défait. On a beau avoir un vent de dos, le moindre faux plat et hop croin crouin, de plus en plus régulier. À Tours, j’ai rendez-vous avec un mécano qui aura des pièces pour nous. Une roue neuve pour le Bob, “la remorque”. Les roulements ont rendu l’âme par une journée de pluie à les Croûtes. Vous vous souvenez, les Croûtes? Bon je me dis que je vais faire monter le mécano avec moi sur le tandem et il va bien voir ou entendre que je ne suis pas fou, ou si, je deviens fou. Je crains toujours le cadre qui pourrait être fissuré ou je ne sais quoi. En quittant la Loire pour monter voir les vignobles en hauteur. IL met le paquet, c’est le calvaire. Justement on va voir un Abbaye! Et là Josée a envi de pipi. Bon là entre les vignes, le long du mur. Et moi au bord de la route. J’ai une idée, encore! Ça fait tellement de fois que je pense avoir trouvé LA solution. Faut dire que ce n’est qu’en pédalant que ça griche. Ma solution n’est pas logique puisque je soupçonne le frein à tambour. Oui cette pièce indispensable a notre survie en descente. Il y a le petit bras de métal bloqué sur le cadre comme nos anciens vélo avec frein a rétropédalage. Il y a un boulon qui le retiens au cadre. Je le déserre. EURÉKA! La lumière fût. Non le silence! Merci, je doute encore pour quelques côtes, mais oui c’est bien vrai. Ce simple petit boulon était la cause de tout ce tapage.

Le "Drum Brake"

Le « Drum Brake »

La Loire et ces rencontres.

20 juin 2008
La Loire, le vin, les châteaux, les rencontres, surtout les rencontres. Juste pour Nantes il y a Gérard qui nous guide pour faire notre entrée à vélo en ville. Puis les gens de l’office du tourisme qui nous aiguillent chez Détours de Loire pour rencontrer Marie et Christophe. Grâce à Christophe et plus tard à Willie, la roue du Bob sera changée et grâce à Marie nous ferons la rencontre de sa sœur Anne de Sébastien, Éloïse et Clément. Mais avant d’arriver là il y a aussi des tandémistes, Maryvonne et Sylvain où nous aurons droit à un sublime souper et une chambre de rêve, en plus de passer l’avant-midi au sec en attendant que passe la pluie. Merci.

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21 juin 2008
C’est chez Anne et Sébastien que nous atteignons le 4000e km à Angers. Nous passerons deux jours avec eux et les enfants, Éloïse et Clément. Comme toujours c’est une belle rencontre et le départ sera douloureux. Les liens se créent rapidement, surtout avec les enfants. Nous discutons musique, arts, photos enfants. Ils sont journalistes, les enfants attachants. Clément toujours souriant et Éloïse si éveillée pour ces trois ans et demi. Le 21 c’est la fête de la musique et nous sortons en famille. “On a bien retrouvé la musique, je trouve qu’on est fort” Éloïse. Et Clément de rajouter « Ha! fait chaud! » Sublime!

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