Chili / Argentine

L’hiver est à nos portes. Il est temps de nous envoller vers le Sud. Pourquoi pas le Chili et l’Argentine avec leurs lacs, montagnes, glaciers et des nouvelles rencontres. 75 jours de vélo / camping et de bonheur.  

 

Prendre l’avion avec un tandem ou autre vélo

Prendre un avion avec un tandem et tous les bagages peut devenir une aventure en soi!

Voici donc quelques conseils avant de partir et une fois sur place.

Bon départ

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Sac ou boite?

Il y a des pour et des contres, mais la vraie réponse vous viendra de la compagnie d’aviation. Vérifiez bien leurs demandes sur leur site. La plupart demandent une boite.

Un des avantages du sac est qu’ils ne pourront pas empiler tous les bagages par dessus, donc moins de risques de bris… Ils font plus attention et c’est très facile de préparation. Il vous reste à trouver le sac. À l’aéroport ou dans les terminus d’autobus. Procurez-vous-les d’avance ou faites une réservation.

Les boites sont plus faciles à trouver et on peut y introduire une foule d’autres articles, comme les casques de vélo qui ne pèsent pas, mais qui prennent beaucoup de place. Attention à ne pas dépasser le poids maximum autorisé, car vous pourriez vous retrouver avec une jolie facture! Comme désavantage, c’est long et il faut bien sécuriser le tout. Aillez en tête que la boite sera mise à rude épreuve. Ne laissez pas de petites pièces libres dans la boite. Il est fort probable que la boite sera ouverte aux douanes et il se peut bien qu’elle soit brisée, déchiré. Placez les petites pièces dans un sac et fixez-le au cadre. Protéger bien la fourche, les dents du pédalier et le dérailleur.

Si vous n’avez pas l’habitude, trouver une boutique de vélo proche. Ce sera quelques dollars de bien investi.

Les boites de plastique rigide sont très coûteuses, si elles sont parfaites pour protéger votre monture, elles ne sont pas faciles à gérer une fois sur place. Ceci dit, si vous avez un vol allé-retour dans la même ville, peut-être que vous pourrez laisser la boite à votre hôtel ou chez votre hôte warm shower? À Cuba, nous avons laissé notre grande boite de carton à quelqu’un qui nous l’a gardé un mois, avec un petit pourboire! Cela nous a évité de chercher toute une journée.

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Je ne saurais trop vous recommander d’arriver plusieurs heures avant votre départ, disons deux de plus que la recommandation normale. Des négociations ne sont pas rares une fois au comptoir. Je vous recommande d’avoir avec vous une photocopie des règlements de la Cie, concernant les vélos. Le poids, la grandeur et le prix. Garder votre facture de l’allée, elle pourrait servir au retour. En cas de litige, demandez un supérieur, restez ferme, mais souriant 🙂

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D’Istanbul à Katmandou le tandem a du voyager enrubanné de papier bulle. Sans grands dommages sauf une chaîne de tordue.

Eurêka !

Vous savez il y a de ces petites choses dans la vie qui rendent fou. Un petit rien, un grain de sable dans l’engrenage, une goutte d’huile qui tache tout. Ou pire encore un vélo qui craque et qui grince. Oui un bruit c’est installé entre nous et le tandem. Dur pour le couple. Un mal sournois qui c’est installé entre nous, lentement mais sûrement. Déjà en Irlande il avait commencé. L’humidité, sûrement. Puis en Belgique il se révèle plus fréquent. Dans les montées seulement et pédale de gauche en avant. Je m’efforce de trouver une solution. Je consulte, même. On me suggère les pédales, je craint le cadre ou le pédalier. Mais mon mécano me rassure, ce n’est pas le bruit d’un pédalier. C’est un bruit de métal qui craque, ça emmerde. Moi l’homme je me sent responsable et je me gratte le cheveux! Certaines journées silence, ou presque. Peut-être la météo, c’est vrai qu’après la pluie, c’est pire. Ou quand c’est humide. T’as des rhumatisme mon Pumpkin? Un jour y craque, deux jours moins. Quand on ne pédale pas, rien, pas un son, rien, silence, la douceur. En France, il redouble d’ardeur, je n’en peu plus! après tout c’est moi qui l’est choisit et monté, merde on se croirait sur une brette mal graissé à la chaîne rougit de rouille. C’est pas possible! Huile, pas d’huile, rien n’y fait. Lors de la pause chez Delphine et Vincent où il y a un garage pour travailler. “Josée on démonte et remonte la bête, j’ai pas dit mon dernier mot”. Tout lavé, frotté et graissé, les pédales sont tellement propre qu’on pourrait s’en servir pour battre nos oeufs! La chaîne est comme neuve, juste un peu d’huile, pas trop. La tentions des chaînes vérifié, l’alignement. Les roues sont bien calées à leurs places. Tout semble … parfait. Au départ, comme la région est plane. pas de bruit, ou si peu, quand même un peu, je retiens mon souffle. Arrivée chez le “toubib”, le président des tandémistes de France, vous vous rappelez? Il nous dit de ne pas nous en faire , que tout les tandems craque! Quoi? Je suis auditif et maniaque avec ça. Tu veux dire que je vais devoir faire deux ans avec ce bruit! Ce serais mon chemin de croix, un calvaire. Dans les côtes de la Normandie je souhaite ne rencontrer personne. J’ai mon orgueil quand même. Vaut mieux le regarder au repos, quand il ne se plaint pas. Là il est beau et attire tout les regards. Mais sournoisement il me ronge, me nargue. Voilà la Loire, chez Philippe, re-nettoyage et re-grattage de cheveux, si ça continue je vais être chauve avant la Turquie! Attention je vous entend rire. Il m’en reste quand même! Rien n’y fait, il me reste le pédalier que je n’ai toujours pas défait. On a beau avoir un vent de dos, le moindre faux plat et hop croin crouin, de plus en plus régulier. À Tours, j’ai rendez-vous avec un mécano qui aura des pièces pour nous. Une roue neuve pour le Bob, “la remorque”. Les roulements ont rendu l’âme par une journée de pluie à les Croûtes. Vous vous souvenez, les Croûtes? Bon je me dis que je vais faire monter le mécano avec moi sur le tandem et il va bien voir ou entendre que je ne suis pas fou, ou si, je deviens fou. Je crains toujours le cadre qui pourrait être fissuré ou je ne sais quoi. En quittant la Loire pour monter voir les vignobles en hauteur. IL met le paquet, c’est le calvaire. Justement on va voir un Abbaye! Et là Josée a envi de pipi. Bon là entre les vignes, le long du mur. Et moi au bord de la route. J’ai une idée, encore! Ça fait tellement de fois que je pense avoir trouvé LA solution. Faut dire que ce n’est qu’en pédalant que ça griche. Ma solution n’est pas logique puisque je soupçonne le frein à tambour. Oui cette pièce indispensable a notre survie en descente. Il y a le petit bras de métal bloqué sur le cadre comme nos anciens vélo avec frein a rétropédalage. Il y a un boulon qui le retiens au cadre. Je le déserre. EURÉKA! La lumière fût. Non le silence! Merci, je doute encore pour quelques côtes, mais oui c’est bien vrai. Ce simple petit boulon était la cause de tout ce tapage.

Le "Drum Brake"

Le « Drum Brake »