Maroc 2010

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Carnet du Maroc

Jeudi 10 décembre 2009

Au Québec, voilà que l’été est fini ainsi que la saison du vélo. Mais pour nous disons que la saison horticole est terminée et que débute “notre” saison de vélo. L’été arrivera le 10 janvier ! Yé ! Notre travail saisonnier terminé nous repartons cueillir le bon temps et le nomadisme, la joie du deux roues. Il y a encore tant à découvrir et mine de rien le temps passe! Quatre à cinq miles kilomètres de montagnes, de cols enneigés et une traversée du désert pour finir. De Tanger au Maroc en passant par la Mauritanie pour finir à Dakar au Sénégal. Au menu donc, de nouvelles rencontres, de nouveaux peuples, dépaysement garantie.

Dimanche 10 janvier 2010

Comme tout début de voyage, ça commence par plein de choses à faire. Prendre l’avion, l’autre avion, convaincre les gens de prendre notre tandem. Oui oui ça va entrer! Et ça continue en arrivant à l’aéroport de Casablanca, je dois même discuter avec le chef de gare pour pouvoir introduire le tandem dans le train jusqu’à Casa passager. Là c’est à recommencer, mais je n’ai pas autant de succès. Un rabatteur sera finalement notre porte de sortie, parfois ils sont utiles, il questionne, négocie, rien  à faire pour le train. Les grands taxi demandent $100 pour nous rendre à Tanger! 650 dirhams ils sont fou ? Mais il a plus d’un tour dans son sac, nous prenons un petit taxi ( 50 Dh.), rouge, qui nous mène à la gare d’autobus. Là il négocie, encore! 80 Dh. pour le bus et j’ai donné 60 à notre sauveur. Parce que là il était bien tard. Bien que nous ayons fait une bonne économie, nous avons sûrement payé deux fois trop cher!

20:30h. Rabat, il fait bien noir, mmm, faut encore se rendre à la médina et trouver un hôtel. Un autre taxi à négocier, hop nous voilà à l’hôtel convoité, complet ! Complet aussi les trois autres, le quatrième, sans douche même froide fera l’affaire. Mais on a faim! 21:15h. notre première tajine, elle est tellement bonne, nous pouvons retourner dormir. Demain, comme nous sommes dans la capitale et que c’est la seule place pour nous procurer notre visa Mauritanien, encore une tâche administrative. Demain c’est vendredi, le consulat est ouvert jusqu’à midi pour les demandes, samedi, dimanche et lundi c’est fermé. Stress, il faut avoir le visa dans la même journée. Normalement on demande le matin du jour 1 et on récupère le soir du jour 2 ! Josée devra sortir son plus beau sourire !

Vendredi 8:20h. on a passé tout droit, nous voulions être à l’ambassade à 8h. Hop, une pâtisserie et encore un taxi pour une destination introuvable sur la carte! Heureusement le monsieur du taxi, lui, le savait et 20 Dh plus tard nous voilà dans la file. Dans la file je rempli les papiers, on se rend compte que c’est plus cher que prévu et Josée n’a pas sa sacoche avec les Euro, merde, mais en faisant nos poches, on a le compte. Nous avions bien pensé aux photos mais pas aux photocopies de passeport, normalement le passeport suffit? Heureusement, glissé avec l’ordi nous avions des photocopies, ouf on est les suivants au guichet. C’est là que Willy, un Français qui vit au Mali et qui y retourne en vélo avec sa femme et son bébé de 18 mois, nous dit que le visa débutera aujourd’hui. Non, non, non ça marche pas ça . Je négocie avec le gentil monsieur de la Mauritanie pendant que Josée sort son sourire. Puis-je avoir un visa de trois mois? Oui mais $$$ on a pas assez, on fini par. Écrit la date que vous voulez entrer et sortir en bas de la page. OK ça c’est bon. ET tandis que vous y êtes, on peut avoir nos visa cette après midi ? Oui entre 15 et 16 h. qui dit en souriant à Josée! À 14:25h. on est là, c’est ouvert et on récupère nos visas, Josée sourit encore, nous sommes libre, demain un autre bus pour Tanger et on pourra enfin faire du vélo. C’est bien pour ça qu’on est là ! 

Pour la météo, comme ils disent sur télé 5 France, c’est la vague de froid, ils ont fermé les routes en montagnes, trop de neige. Lundi nous partons vers … les montagnes.

Jeudi 14 janvier 2010

Deux jours à Rabat, deux à Tanger, deux à Tetouan et encore deux à Chefchaouen, ça fait huit dont les sept premiers sous pluie intermittente et parfois intense. Ce n’est qu’aujourd’hui que nous pouvons faire sécher, et ça fait du bien! La route entre Tanger et Tetouan est bien houleuse et venté,  un 86 Km qui entre bien dans les jambes. Une journée de repos pour marcher la médina et trouver de bon petit plat. Reste que la meilleur adresse jusqu’à maintenant est encore le petit truc à Rabat. On prend le pouls du pays, on peut même lire les journaux en Français. Difficile de partir tôt, rien ne bouge avant 9h. et encore. Le soir les gens disparaissent de la rue après 21h. pour allez souper!? Notre deuxième journée de vélo nous mène plus haut, à Chefchaouen la bleue. Chefchaouen veut dire “regarde les pics”. Départ graduel avant d’entreprendre une très longue montée qui nous mène au sommet après 37 Km. Le village 1 km plus bas nous accueille avec une bonne soupe “harira” et du pain, on avait l’estomac dans les talons ratatinés. La descente qui suit sous une pluie douce et abondante nous laisse dans de nouveaux vallons. Le dernier 6 Km n’est pas a négliger avec ses 10 à 13%, les vêtements on pris le bord des sacoches tandis qu’on suait bien. Jour huit, le ciel se dégage pour nous permettre de regarder les pics et de nous balader au sec dans la jolie médina. Le midi on s’étend (le linge)à la terrasse pour un petit yoga. Demain nous modifions notre itinéraire. Le rif, plus à l’Est est une région humide où 42% de la production mondiale de cannabis y est produite, devait être notre destination. Mais la météo nous incite vers le Sud. Donc direction Meknès et Fès, sous le soleil SVP.

Mardi 19 janvier 2010

Sur la route, entre Chefchaouen et Meknès. Juste pour vous dire que tout va bien, la vie est belle, il fait soleil depuis 6 jours. Pas pour vous écoeurez, mais c’est bien le printemps ici pour nous. On roule en cuissard ( l’homme). La femme doit se garder une petite gêne car le jeune mâle ici à bien les hormones au plafond! Nous sommes un peu lâche pour l’écriture. Promit on s’y met dans les jours à venir, entre deux cols. Nous espérons que ce ne sera pas trop l’hiver en haut! À bientôt. 

Mercredi 20 janvier 2010

Même si par endroit ça semble être le printemps, le blé verdoyant de 15 cm et les petites fleurs printanières, ici à Imouzzer (1400 m.) il fait froid. Nous venons de voir 0’ à Montréal, ici 5’ … demain ? C’est l’air de la montagne! Par contre depuis que nous avons fuit la côte du Nord nous avons le soleil et facilement plus de 20’ pour rouler le jour. Le soir il faut une petite laine et on est bien heureux d’avoir nos sacs de couchage en duvet – 10’, yes on dort bien.

Mercredi 20 janvier 2010

En partant de Ouezzane nous roulons 80 Km dans les plaines, vallées de blé jadis commandé par les Romains. Nous nous dirigeons vers Volubilis, la limite Sud de l’empire Romain. Mais avant nous visons Zeggota qui devait être à 85 Km avec hôtel. Au carrefour, là où nous pensions dormir, rien sauf un garage en construction. Zeggota encore 8 Km ! Grosse descente puis on voit au loin, plus haut un village. Ça va bien monter, mais avant du monte descend. ??? Ha Ha illusion, ça monte la descente que nous voyons tous les deux ne descend PAS. Les freins sont-y collé, le pneu de la remorque est-il à plat? Non. Ça monte, mais dans notre tête ça devrait descendre. Après plus de 85 Km c’est bien démoralisant et les jambes ne répondent pas normalement, liées au cerveau, elles veulent aussi descendre! C’est dur. Finalement la montée, la vrai, celle qu’on voit nous fait bien suer, mais le moral revient et les jambes vont mieux!!! Au Km 91 nous voilà à Zeggota bien affamés mais sans hôtel en vue. Deux bonnes soupes et un bon Coke, comme dirait Yvonne et on repart pour Volubilis, un autre 14 Km. Nous arriverons au gîte “à l’ombre des oliviers”, juste en face du site et juste avant le coucher du soleil. La gentille dame nous fera de bonnes tajines. Le lendemain, petite journée vers Meknes, nous avons du temps alors nous prenons le petit déjeuner en regardant le soleil allumer Volubilis. On a rien pour rien!

Mercredi 27 janvier 2010

Sur la photo nous sommes à 2000 m. au lac Aguelmane le 22 Janvier, la nuit ne sera pas chaude. Le lendemain matin non plus avec les nuages, le crachin. La neige menace. Nous partons pour le col du Zad à 2178 m. emmitouflé sous trois épaisseurs et des “hot pad” dans nos souliers! Nous passons sans neige et filons au Sud. Vent de dos et nuages qui nous poursuivent dangereusement. À Midelt la pluie nous rattrape et au petit matin nous repartons encore sous un crachin froid, destination Rich encore plus bas après le col de Tizi-n-Tairhemt, encore plus au Sud. Nous poussons jusqu’à l’entrée des gorges du Ziz. Nuit avec une famille Berbère, les nuages arrivent encore et nous accompagne le lendemain dans les gorges et jusqu’à la source bleu de Meski. Là nous campons parmi les dattiers et les “camping-caristes” Français qui nous confirment que la neige nous a suivit dans les cols de quelques heures! Il fait déjà plus chaud, c’est fou ce que quelques centaines de km peuvent changer. Mais attention nous repartons au Sud, les portes du désert, Erfoud, les nuages nous suivent, pourtant ici tout est sec, minéral. Nous prévoyons une journée de congé au chaud pour le lavage! MAIS non la pluie vient réjouir les gens du bled. Content pour eux, la pluie c’est le pain “Inch Allah” . Mais pour nous, on gèle encore et le linge devra attendre. Dire que sur la côte Ouest il fait beau et chaud ! Alors demain direction … Ouest beau temps mauvais temps. Inch Allah !

Mercredi 27 janvier 2010

Bonjour Carole et les élèves de cc2 d’Iberville. Pour répondre à votre question: comment on cuisine en voyage ?

Et bien nous avons un petit réchaud ( poële) qui fonctionne au gaz, comme les autos. Nous devons surtout bien prévoir nos achats au marché dans les villages où nous passons le jour. Car le soir il n’y a plus rien si nous campons un peu n’importe où. En général nous cuisinons des pâtes avec les légumes que nous trouvons dans le pays où nous sommes. Le plus difficile est de se faire comprendre au marché pour les achats ! Ici par contre au Maroc c’est pas trop difficile car beaucoup de gens parlent le Français. Nous mangeons souvent la soupe (harira) ou les sandwichs le midi et le soir c’est la tajine ou le couscous ou la Kalia si on mange au resto ou au snack du coin. Le matin nous mangeons sous la tente ou à la chambre le pain avec confiture ou nutella, yogourt, thé et oranges fraîches du Maroc!

Mercredi 27 janvier 2010

Trois semaines que nous sommes au Maroc. Depuis Fès nous roulons dans les moyens Atlas puis les haut Atlas après Midelt. Des montagnes, de la roche, l’aridité nous entour de toutes ces couleurs beige-sable, gris -sable, ocre,  rosé et même pourpre. Un peu de kaki se rapproche du vert si inexistant autour de nous. C’est là quelque part dans une de ces longues montées où chaque tournant nous en révèle un autre, où le vent nous fait vaciller selon qu’il nous prend de la gauche  ou de la droite. Où peut importe où nous posons le regard, la roche, le sable, les ravins nous entourent. Josée déclara solennellement “ on dirait qu’on est ailleurs”. Que veux-tu répondre à ça ? T’étais où depuis trois semaines ?                         

Jeudi 28 janvier 2010

Depuis des jours qu’on demande si il y a des hébergements à Tinejdad et qu’on nous répond oui oui. Nous y voilà après 90 Km vent de face et petit faux plat constant pour nous faire dire, non non, ha si en sortant de la ville, qui fait 10 Km de long, pour vrai. On se dit, ouaip, probablement une casbah de touriste ben trop cher pour nous. Alors après un bon café au lait trop cher on traverse pour manger et faire des provisions au cas ou! Et nous tombons sur deux Américains gentils comme tout qui nous invite pour le sandwich puis pour coucher et le repas avec Mohamed et c’est parti pour la douche chaude et le spaghetti mon kiki. Bénévole « Peace Corps » pour deux ans au milieu de … pas grand chose ils oeuvrent soit avec les jeunes ou les artisans pour améliorer le produit fini ou les encourager à s’investir dans quelque chose de constructif pour la collectivité. Dan débute sa deuxième année et Will de l’âge de nos enfants et chez qui nous sommes en est à ses premiers mois. Un beau programme. Pour le repas nous rencontrons Mohamed, un professeur de langues qui gagne trop peu pour qu’on en parle. Nous apprenons beaucoup sur le Maroc grâce à cette rencontre si sympathique. Comme quoi tout s’arrange, même à 16h quand on pense qu’il nous faudra peut-être rouler 50 autres Km pour la prochaine ville ou coucher dans les cailloux du désert. Inch Allah, les amis. En passant, il y a une petite auberge juste en sortant de la ville, à gauche, pas une grosse casbah, la casbah est un peu plus loin encore.

Samedi 30 janvier 2010

Direction, gorge du Todra, beau soleil frais. 55 Km de faux plat, vent de face, droit devant. Ça use! Surtout que le paysage est pas mal monotone, désertique, rocheux avec sacs de plastiques et bouteilles qui attendent leurs fin au soleil. Heureusement à Tinéhir nous tournons à droite pour la gorge du Todra! Elle est bien belle, verte au centre et escarpée autour. Les amandiers sont en fleurs et brillent au soleil, plus chaud. Une belle “ride” de deux heures après avoir laissé notre fardeau chez la famille Berbère où nous coucherons ce soir. Au retour après une douche chaude et le thé, un petit concert de musique Berbère d’un des onze enfants, waow! Puis vint LA tajine , énorme et succulente qu’on a tout mangé, 79 km ça ouvre l’appétit! La musique reprend, ils passent tous à tour de rôle ou en même temps, car oui ils habitent tous ici, sauf un. La musique prend le dessus avec un tam tam et un tambour, joue toi aussi Ali baba. C’est le petit nom qu’ils m’ont trouvé et Josée c’est la gazelle, bonne gazelle. Ha Ha Ha! Regarde 1,2,3 – 1 , 1,2,3 -1 voilà en même temps que moi et c’est reparti avec le papa qui tapoche sur deux verres de thé vides, la mama dans ces mains et les autres sur ce qu’ils trouvent. Puis on danse et ça chante sur rythme Africain toujours avec les tam-tams. Le petit de 18 mois est évidemment la vedette tout emmitouflé comme un enfant qui va jouer dans la neige au Québec ? Rien d’étonnant en fait car les nuits sont froides. J’sais pas si c’est comme ça tout les soirs, mais ils ont pas l’air de s’ennuyer de la télé! On c’est couché pas mal plus tard que d’habitude en tout cas! Le lendemain au petit déjeuner, au soleil nous mangeons notre pain au beurre d’arachide et elle son pain trempé dans l’huile d’olive. Puis c’est les becs et les accolades avant le départ, un peu tard pour 70 km vers la gorge du Dades, parait que ça monte par là?

Maroc

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Mardi 2 février 2010

Nous voilà à Ouarzazate au chaud. Arrivé hier, nous prenons une journée de congé et … il pleut. Parfait pour laver le linge ! Et internet et manger. Heureusement depuis Erfoud il a fait très beau et froid la nuit, merci.

On doit prendre une décision, les montagnes vers Marrakech ou le Sud ou l’Ouest ? La route que nous avions ciblé pour monter s’avère être une piste (terre) qui sera impraticable selon la gendarmerie! Si on monte il faudra donc prendre la national plus achalandée et on ne passera pas à Telouet. Dommage. À suivre ! Y’a de nouvelles photos pour vous. La gorge du Dades c’est vraiment superbe, à voir.

Mercredi 3 février 2010

Ouarzazate, c’est bon et en plus comme je l’avais promit à ma douce, il y a du beurre de peanult ! Deux pots. Comme la pluie colle, nous prenons le bus pour Marrakech, la national qui passe par le Tizi-N-Tichka, le crachin, les ravins, les bus, les camions, les lacets, on ne voit pas grand chose. Par contre dans la bus il y a la mémé qui vomit dans son sac qui tombera … à mes pieds ! Elle le ramassera pas, moi non plus. Après c’est dans sa couverture, pfff ! Faut dire que c’est une “ride” digne du Pérou. Sur l’autre versant le ciel est plus clément. Cette route serait bien à vélo, mais par beau temps, et encore, comme toute les bus et camion y passent, ça reste danger ! Marrakech la peste, par contre il y a des parcs à voir. Celui qui nous a le plus charmé, le jardin de Majorelle le peintre. Le bleu azure, les pots, les cactus et c’est propre. Nous ne flânons pas trop à la place Djemma el fna, il y a beaucoup, beaucoup de monde, comme la fête foraine tous les soirs avec caves à moto qui roulent en fou. Le troisième qui nous a frappé m’a fait perdre patience et je l’ai empoigné et sortie de sa moto et j’ai arrêté juste avant de le frapper. Demain on part. Direction Tizi-N-test.

Jeudi 11 février 2010

Nous partons vers la vallée de Mizane voir le Toubkal, de près mais sans le montée, une autre fois peut-être. Puis la montée vers le col de Tizi in Test. Une des belles ride du Maroc. De beaux lacets pas trop serrés, une belle température. Au sommet du col, un petit camping est là, disponible pour les gens de passages. Là nous rencontrons deux Allemands qui vont en Afrique central  avec toute la bière (6 par jours) pour le voyage. Faut le faire. Un super beau coucher de soleil et le lendemain une super longue descente de 30 km. Maintenant direction Taroudant, mais là un super vent de face nous tiendra compagnie pour le reste de la journée. Taroudant Boff, mais il y a de tout et de ben belles murailles.

Le lendemain direction les Anti-Atlas. Première journée 93 km dont 12 de trop, on c’est trompé, ha la la. Un super gros vent de face, de quoi a décourager ou tester ton endurance. Ça use, même le caractère… Finir avec une montée de la mort, l’estomac dans les talons nous camperons sur le bord d’un lac. Une autre bonne journée nous attend, 30 km de bonne montée mais heureusement pas de vent. LÀ tu te dis s’a va finir, ben non. Une autre montée, une autre descente et ça continue pour deux autres fois. 73 km 13 km/h de moyenne. Nous coucherons a 20 km de Tafraoute au sommet du Tizi Mill à 1662 m. Le matin venu nous aurons le plus beau des levé de soleil au dessus des nuages.  

Tafraoute, repos, on mange et j’ai troqué mes espadrilles contre des babouches toutes neuves. Ha la vie. Ici la ville est douce, calme, parfait pour le repos. On le mérite bien ?

samedi 13 février 2010

Nous quittons Tafraoute par beau temps. La sortie est douce comme la ville, les vallées se suivent, le parfum des arbres en fleurs, amandiers et genet nous accompagne. Les arganiers tortueux, le ciel bleu et bientôt le col du Kerdous monté sans trop de douleurs. Nous sommes à 1100m. d’altitude et la mer nous attend. Une splendide descente et une rencontre à Tirhmi pour finir les faux plat à trois et camper au bord d’un “oued” sec. La margarine est rance et le souper gâché, heureusement on a de la compagnie, du yogourt à boire et du chocolat. Toujours avoir du chocolat avec soi ! C’est un peu comme “le précieux” (papier cul pour ceux qui savent pas) mais pour l’âme et le bon goût dans la bouche! La pluie s’en vient qui nous dit le gars sur son âne, mmm, on monte les tentes un peu plus haut, au cas ou. Le lendemain, bien au sec nous partons vraiment pour la mer, mais après midi voilà la pluie qui rapplique avec son copain le vent de face. À la mer, on la voit à peine et le village n’a rien d’autre qu’un hôtel trois étoiles et un camping bien moche. C’est bien connu, la mer ça va avec le soleil, sinon c’est emmerdant. Alors on longe la mer vers le Sud pour un autre 35 Km et on prend un logement. Oui oui avec salon, cuisine et deux chambres et la pluie a cessé. Nous prenons la pause au village et surprise on a internet wi fi. faut dire que la place, Mirhleft , compte pas mal de jeunes venu pour le surf, la musique et la fumée qui va avec. Touf touf ! Demain, bien, regarder la météo satellite au large du Maroc ! Une méga dépression qui annonce la pluie pour quatre jours, même à Laayoune, 600 Km au Sud, bien dans le désert !??! Au moins on aura de l’eau ! En tout cas on verra bien car demain on rejoindra sûrement Guelmim, la porte du désert. En passant on a lu “the why café”,(en français) intéressant, on vous le recommande, vous nous reconnaîtrez. La je lis “La route” et ben nous c’est de la ben p’tite bière en comparaison. En attendant on est bien au chaud et sec avec une tisane au citron dans notre salon en écoutant Jack Johnson ma blonde en caleçon et l’encens qui fume. HA HA HA ! 

Lundi 15 février 2010

La route le long de la mer en monte descend nous mène à Sidi Ifni où nous prenons un bon repas. Les orages sont prévues pour la nuit à venir, le camping est en bas de la côte ! Nous filons vers Guelmim, encore de la montagne, c’était pas fini ça ? Enfin, c’est toujours beau, la pluie débute lorsque nous passons la porte de l’hôtel. Le lendemain nous prenons vraiment la route du désert avec un vent de face incroyable, il nous faudra deux jours pour rejoindre Tan tan au lieu de un. Nous dormirons sous la tente abrité par un bâtiment désert. La deuxième journée nous partons tôt pour être certain de nous rendre à Tan tan et surprise après quelques minutes de route voilà Jean-Pierre qui rapplique. Il a dormi dans le bâtiment voisin et peine comme nous contre ce vent de face. Nous formons un équipage qui se relaie contre le vent et la pluie à une moyenne d’environ 12 Km/h ! On est mouillé mais on a les dents bien sèches. Question pour mon dentiste, mes dents peuvent-elles se déshydrater et tomber ? Il nous reste encore plus de 1500 Km de désert et si le vent ne tourne pas, on est dans la m… En passant on a vue notre premier dromadaire mort, encore chaud sur le bord de la route ! Pas de photos. Un peu épuisé, avec un jour de retard sur le désert, la météo ne nous réconforte pas. Du mauvais temps pour encore 4 jours, des inondations un peu partout le long de la côte d’Agadir jusqu’à Laayoune 300 Km plus au Sud dans le désert. Et toujours un vent inverse à la norme, donc en pleine face. Normalement les cyclistes qui traverse à partir d’ici font du 35 Km/h avec un vent favorable et nous nous peinons à 12 Km/h !!!!?????Heuuuu. On prend une journée de repos à Tan tan et après Inch Allah. Un petit comique nous a dit que le vent vient toujours vers nous ! Ha Ha Ha elle est bien bonne, je voudrais bien t’y voir!

Vendredi 19 février 2010

Il pleut, il vente, que faire. Repos jusqu’à midi avant de nous rendre à Tan Tan plage, 25 Km. On aura le vent de face, mais c’est pas long. On passe par le centre ville pour un petit jus à La Florida. Le jus d’orange et le lait aux bananes sont aussi bon que le lait aux avocats et les mille feuilles d’hier soir. Direction la plage, on passe le pont puis voilà les gamins qui nous lancent des roches (encore!) J’en reçois une au mollet, puis PAFF ! Le pneu arrière éclate. Une chance qu’on a juste 25 a faire ! Décharge le vélo, le pneu est fini, on dirait bien que quelqu’un a entaillé le pneu (il est presque neuf), merde. Celui que nous avons de secourt est aussi amoché (au début du voyage), on le monte quand même avec du plastique et du “tape” pour retourner en ville acheter un autre pneu. On a les garçons sur le dos, ils mendient tout ce que nous avons ! Pénible ! Il est une heure et tout est fermé, jusqu’à trois heure, nous sommes au Maroc. Retour à l’hôtel Bir Azzarane, nous appuyons le tandem devant l’entrée , le long de la clôture de métal, réfléchissons. On s’assoie sur le trottoir, un autre mendiant arrive, donne moi un Dirham. Nous allons nous asseoir près de l’hôtel de l’autre côté de la clôture, on peux-tu avoir la paix ? On fait quoi là, on en a mare du vent, des jeunes garçons, on prend-tu un bus ? On changes-tu de pays ? Sort la carte, de toute façon avec le vent on aura pas le choix de prendre un transport motorisé. Nous sommes en questionnement ! Hiiiii BANG !!!!?????

Vendredi 19 février 2010

HHaaaaaaaa ! 

D’accord ?

D’accord !

Le vélo est percuté dans la clôture. Capout ! Fini. La remorque avec. Heureusement nous n’avons rien et le conducteur non plus. Il en a fallu de peu ! Le conducteur, chef de la police routière de Tan Tan, diabétique a eu un malaise et Paff le voyage !

Trois jours d’administration Marocaine et nous revenons au pays, c’en est assez. Toute mauvaise aventure entraîne de belles rencontres. Pour traduire les documents écrit en Arabe que nous devons signer, nous demandons une interprète, Fatima. Aussi belle et douce que compétente elle nous rend service et refuse toute rémunération ( on lui refilera des livres et un film ). Le vélo est irrécupérable et les assurances ne nous demandent pas de retourner le vélo au Canada. Nous prenons ce qu’il y a de bon sur le vélo et faisons don des restes à Abdellah le propriétaire de la boutique vélo la plus près. Combien ? Gratis, on te le donne, avec la remorque. Il est heureux. Le lendemain partout dans la ville nous sommes reconnu. Bichiklet ça y est ? Notre nouvel ami nous invite pour le repas du vendredi, à la maison. Le couscous, le vrai, avec les trois enfants et sa femme, très fier de nous montrer la maison et les animaux sur le toit. 

Céline, notre agent de voyage chez Less Go organise notre retour.

Nous avons la réponse à nos questionnements.

Tout le monde est heureux.

À bientôt !

Comme ici nous apportons la pluie, peut-être apporterons nous la neige au Québec ?

Samedi 20 février 2010

Pourquoi vous faites ça ? Pourquoi à vélo, vous voyez bien que c’est dangereux ?

Un accident peut arriver n’importe où, n’importe quand. C’est ça un accident. Autant que ce soit en faisant ce qu’on aime. Juste pour nous le rappeler on viens  de faire le retour de Tan Tan à Marrakech en bus. Départ prévu 21:00 heure, réel 21:45, le bus est toujours en retard ! Nous arrivons à destination à midi le lendemain après les pauses repas, la panne réparé sur la route et les ajouts d’eau au radiateur. Plus de 14 heures. Le cul en compote, les pieds gelés, les genoux qui n’en peuvent plus. L’estomac à l’envers et le cerveau à buzzzzz. Le vélo nous manque déjà, voilà pourquoi on repartira et à vélo. Les paysages du Maroc sont merveilleux, dommage pour le désert, une expérience qui va nous manquer. Juste à voir les photos on rage. Alors il y aura d’autres périples du genre pour tenter d’étancher cette soif de vivre, cette curiosité d’aller ailleurs. Le bus, pas capable, on est trop vieux pour ça (le bus). Porter les bagages, chercher l’hôtel en taxi haaaaaaaa lâchez moi. Dire que demain il faut encore un taxi puis deux trains avant d’aller “dormir” à l’aéroport.

 Une petite tajine pour finir ? 

Si ils savaient comme ce serait bon avec une p’tite bière frète !

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Laos 2009

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Lao Lao

Vendredi 6 février 2009

Le dicton de l’époque coloniale française: “Les Vietnamiens plantent le riz, les Cambodgiens le regardent pousser et les Laotiens l’écoutent.”  C’est pas mal ça. Surtout ici sur l’île de Don Det, le boulevard a un mètre de large en terre battue, vitesse moyenne de 2 km/heure ! L’activité principale en après midi est la farniente, avec ou sans hamac! Tôt le matin c’est la pèche et l’école. Sur l’ile de Don Det t’as deux choix. Le Nord avec la version “happy” dans tout. Avec laquelle tu peux te retrouver au beau milieu du Mékong tout nu à jaser avec ton arrière grand père à 2 heures du matin ou, le Sud, encore pas mal authentique et calme. Question quiz , dans quelle partie de l’île avions nous notre hutte? 

 

On se demande si on pourrait s’y installer  et y passer 6 mois par année, mmmmm!? Donc il arrive deux choses, soit tu t’incrustes et tu dois te cacher parce que ton visa est fini, ou tu pars avant de ne plus être capable de partir. Nous sommes parti, vers le Nord, pas le Nord de l’ile mais bien le Nord du pays, vers Champasak. C’est encore très beau, lent, calme et le guesthouse où nous sommes, nous donnes encore l’envi d’acheter la place, le jardin serait tellement beau, Josée a déjà des plans et si on part pas demain, je pense qu’elle va commencer à désherber. Il y aurait des orchidées partout sur les arbres et des hamacs dessous, pour les écouter pousser .

 Levé du soleil sur le Mékong.

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Mais… demain nous partons vers Pakse puis le plateau des Boloven , les montagnes, la production de café et on va voir si on peut passer par les montagnes pour rejoindre la fameuse route 9 qui arrive du Vietnam en direction de Savanaket. Parait que le pont du prince machin est détruit depuis la guerre du Vietnam car il était sur la route de Ho Chin Min.

Mercredi 11 février 2009 

Un plateau, une fois en haut, c’est relativement plat, mais les routes sont moins roulantes. On a chanté, café, café, que j’aime ta couleur café. Et oui il y en a beaucoup et ils en plantent maintenant des masses. Pour l’exportation, car leurs grains est réputé pour être un des meilleurs. Par contre, pas moyen de boire un bon café dans le coin ! Frustrant. Pour la première fois de tout le voyage, nous rebrousserons chemin ! La petite route que nous avions choisit … est tellement défoncé! Une farine poudreuse de 8 cm recouvre les roches pointus et les trous. En 4 km, deux chutes dans la poussière. Comme il y a un autre chemin, presque tout asphalté on a viré de bord. Autre mauvaise nouvelle, nous obtenons les informations pour passer par Toumlan et Muang Phin. La route est bonne jusqu’à Salavan puis devient très mauvaise pour Toumlan, la rivière se traverse à pied mais après il faut un 4X4 car il n’y a plus de route! Alors comme on est moumoune et qu’on voudrait bien se rendre à Luang Prabang avec notre roue arrière (re-motée au Cambodge), nous faisons le tour du Bolovan et retour vers Paksé. Les paysages sont bien, la végétation, les chutes, le café, mais les enfants volent la vedette. A Tat Lot nous avons encore une petite hutte au bord de l’eau et de la cascade.

Le troisième jour après une bonne montée de 10 km et du monte descend sur un autre 58 km, nous revenons à banana jonction où il fait tellement chaud ! De là c’est une descente de 20 km pour rejoindre Paksé. Mais quelle chaleur, il y avait des vagues de chaleur, comme quand on ouvre un fourneau ou que l’on est trop près du feu de la St-Jean. Aille comme c’est loin la St-Jean ! Vous devez avoir hâte à l’été avec l’hiver que vous avez? Ici pas eu d’eau depuis Décembre. Paksé est réputé pour son climat sec et chaud, mais le pire est a venir y parait! On a suggéré au proprio de l’hôtel de planter des bougainvilliers et des oliviers, mais il nous répond qu’il a essayé mais qu’il fait trop chaud, ça crame! Et ben ! Heureusement on a l’air climatisé.

Samedi14 février 2009

Avec toute les idées de bouff qu’on a et le peu de choix en route, dès qu’on a une chance sur du bon manger au saute dessus comme des vautours. Après nos 75 km matinale nous voilà à Savannakhet. À Savannakhet y’a  pas grand chose à voir mais il y a de la nourriture différente. Nous cherchons les restos recommandés dans le guide mais on trouve rien, disparus! 

Il fait chaud, nous suons même si nous sortons de la douche froide. À 13:20 nous en dénichons un resto qui a un menu intéressant. Nous réveillons le personnel, on a faim, on peut-y manger? Yes, deux sandwichs, un plat de muesli avec du yogourt ( ça fait un cr… de temps qu’on en a pas mangé) et deux bon shake. En soirée nous remettons ça avec un plat de riz avec du poulet au cashew, un plat de nouille au poulet et des frites. À la chambre on se clanche un sac de biscuits oreo (une copie) avec du lait de soja. 

Le lendemain c’est la St-Valentin, on se lève plus tard et on retourne à notre resto d’amour pour deux bols de muesli aux bananes et yogourt et une crêpe au bananes et des cafés. Comme on a une petite journée a faire on part après le dîner. Trois sandwichs au poulet, trois shakes. Le ventre plein et le corps repu, nous partons faire nos 35 km pour Seno. 

Demain au moins 100 km et retour à la bouff locale. On voulait publier des photos du Laos mais c’était vraiment trop long, désolé parce qu’y en a des belles. Vous devrez attendre Vientiane dans une semaine.

Mercredi le 18 – Tha Bok

104 km

En fait on est à 9 km plus au Sud vers Vientiane. Y’a un guesthouse et un resto. On a eu l’info d’un Français de 73 ans que nous avons croisé près de Pakksan. Un p’tit vieux ben intéressant et inspirant. Son 17ième voyages. Comme quoi on est loin de la retraite du voyage!   

Pause du troisième type à Pakksan

Rencontres bizz et explosion. Après nos premiers 42 km nous sommes à Pakksan et on a faim même s’il n’est que 10 heure. Nous sommes accueillit par un vieux Australien au lunette rouge. Il s’est fait arrêté par la police parce qu’il descendait le Mékong sur un tube de camion. Là il cherche internet et nous raconte qu’il voulait descendre toute le fleuve jusqu’à Ho Chin Minh  sur son tube! Il dit que la policee essaie de lui faire peur avec les crocodiles, mais qu’il en a vue d’autre et qu’il n’a pas peur de l’eau, ni de la mer, ni des crocodiles d’ici qui sont bien plus petit que ceux de chez lui. On l’informe quand même qu’il y a des chutes infranchissables et qu’il lui faudrait une carte, même un kayak. Parce que là il voudrait trouver un kayak. Bon, heureusement il n’en trouvera pas dans le coin. On est safe pour le p’tit vieux Aussi’s. On trouve une table, parce qu’on a encore faim nous. Le plus difficile est de stationner le tandem, ils pense tous que ça va tenir tout seul sur place cette engin là. Eux ils ont tous des pieds pour leur vélo! Ha ! Je vous dis ça parce que un coup la bête bien placé et solide il y a une explosion. Paouw, comme un coup de fusil. Tous regardent autour pour finalement voir que le vélo en explosant le pneu arrière a été projeté sur la table. Heureusement on avait eu le temps de réveiller la dame du resto et l’autre qui dormait sur le banc juste à côté de la table parce qu’elle aurait fait un maudit saut. C’est là que l’autre rencontre bizz survient, le vieux qui sirotait son café infecte et c’était précipité sur moi pour me serrer la main, se lève et commence à nous parler et à gesticuler dans tout les sens. Il va parler tout seul une bonne demi heure avant de finir son café infecte et froid. On le sait qu’il est infecte, on en a eu aussi, même que Josée en a renversé un. Le plus drôle c’est que tout le monde rit à chaque fois, le vélo, le café, le bonhomme, c’est toujours drôle. Même nous, nous rions de bon coeur et on mange avant même de regarder les dégâts. Faut prendre ça du bon côté. Je pense qu’au Québec les saints seraient descendu du ciel ! Mais là c’est cool, même si la dernière fois qu’on a eu une telle explosion la jante de la roue était cassé, fini capout. Mais là pas de panique, on mange la soupe et on verra après. De toute façon c’est la jante Cambodgienne récupéré, usagé qui viens de faire plus de 1800 km dont pas mal de durt road qui est encore sur le tandem, alors pas de panique. Ben c’est cool, pas de dégât, juste le tube qui est éclaté. Le pneu et la jante son OK. J’en profite pour réenligner la roue et bien placer les freins sous les regards de tout un fan club féminin qui me regarde travailler. Yé passé midi et y fait bien chaud, genre +35. On croisera plus tard un cycliste français de 73 ans qui arrive du Nord et deux autres cyclistes UK qui descendent aussi vers le Cambodge et qui ont rencontré nos amis un peu plus au Nord. Enfin du monde normale! Ben oui des gens  à vélo c’est normal !

Vendredi 20 février 2009

Vientiane, fait chaud, trop de monde, les hôtels sont “full”. On a sué une heure de temps pour dénicher un hôtel trop cher. Crevé, après plus de 100 km, repos. La chaleur nous a bien eu! Heureusement les petites gâteries nous ravivent. On est en ville, le café, les shakes et autres gourmandises sont appréciées. Formalité oblige, nous prolongeons notre visa Lao, la banque et la quête du beurre d’arachides occupe notre matinée. Nous devions passer voir le Bouddha de jade en après midi, mais en repassant prendre nos visa on a rencontré Mirco. 70 ans, il roule seule en Asie sur son vélo Lapierre en titane comme un jeune. La clavicule cassé hier ne le fait pas trop souffrir, il c’est fait un bandage. Comme ça fait bien quatre fois qu’il la casse, il sait quoi faire! On a jasé et on est arrivé au Bouddha à 4 heure pile. Le gentil monsieur nous ferme la porte au nez. Bon on se reprend demain matin 8 h. À l’ouverture nous sommes là, la barrière est ouverte, des travailleurs ramassent les feuilles, le monsieur d’hier tourne autour mais personne à la billetterie et les portes du musée sont bien fermées. À 8:20 personne ne bouge, le préposé au billet et celui de la porte sont en retard! Nous sommes bien au Laos. Nous partons, on a une longue route a faire. On aura pas vu le Bouddha, mais on a rencontré Mirco. 44 heures à Vientiane c’est suffisant!

Mardi 24 février 2009

Sortie de la capitale, côté Nord, la route est belle, les paysages aussi. Le réservoir, les arbres de teck autour, comme au fond du lac, agrémentent nos journées. Puis nous voilà à Vang Vieng, “ville de débauche” du temps des français et de la guerre. Aujourd’hui c’est pareil avec les jeunes touristes qui y viennent pour la drogue, la bière, la musique très forte, les TV bar et descendre la rivière en tube bien saoul. Mais nous dénichons une ferme bio à quatre km au Nord de l’enfer, juste au bord de la rivière avec vue imprenable sur les montagnes Karstiques. Et la bouff est tellement bonne! Des shakes aux mûres, ils ont une plantation de mûriers et de fabuleuses crêpes. On se baigne dans la rivière avec les p’tits cul du coin, même pas froide l’eau, c’est à peine si elle nous rafraîchit! Tout est bien, si ce n’est qu’on entend la musique qui remonte la rivière avec la brise.

Mardi 24 février 2009

Nos yeux sont fatigués, ils n’apprécient plus les choses à leur juste valeur. Nos yeux sont difficiles, difficiles à émerveiller. Saturés, nous devenons trop critique. Nous avons besoin de nous poser quelque part et de laisser décanter tout ce que nous avons vu, goûté, senti et partagé depuis un an. Déjà !  Tant d’endroits, de gens, tant de changements d’adresses ! Nos yeux on besoin d’écouter notre coeur et de retourner prendre nos enfants dans nos bras. De revoir les “nôtres”, parents et amis.

Nous arrivons !

Un peu changé ? Sûrement.

Des idées ? Oui, des masses.

On nous a offert un travail, que nous avons accepté !!! ??? Défi. Travailler ! Après un an ? Quelle folie. On a le même vertige de retourner qu’on a eu de tout quitter.

Mais ne vous en faites pas, ce n’est qu’une pause, nous repartirons. Le temps de reposer nos yeux, de les poser sur notre beau Québec, de faire quelques ajustements et de reprendre notre élan. Prochaine destination à définir. À suivre !

Pour le moment, il nous reste le Nord du Laos à découvrir. Parait que ce sont les plus beaux paysages du Laos, on va ouvrir grand nos yeux.

Puis les falangs seront de retour. 

PS. Pouvez-vous réchauffer la place, on est devenu frileux.

Mercredi 25 février 2009

Le ciel est presque rose, les montagnes sont magiques, nous prenons une petite marche après souper et nos 74 km de la journée. Nous sommes au Laos, pas de village, juste un resto, une guesthouse et des “hot spring” J’en profite pour refaire une demande en mariage, un autre 25 ans ? Elle a dit oui, faut dire que le paysage est tellement beau !

Samedi 28 février 2009

Depuis le temps qu’on en rêve, voilà les montagnes du Laos. On nous a dit qu’on aurait beaucoup de monte descend, les montagnes Russe, au Laos ? Oui en effet la route est fait de longues montées et descentes. Le décor est aussi tel que promis, superbe. Quatre belles journées en montagne ça fait du bien. On a pris bien notre temps en séjournant dans les petits villages. Le trajet entre Vang Vieng et Luang Prabang se ferait en trois jours, mais à quoi bon se presser quand on peut paresser. Comme nous arrivons dans la saison des brûlis, la visibilité près de Luang Prabang en est réduite et l’air plus difficile a respirer. Dommage c’est si beau, mais pas de belles photos de cette dernière journée. 

Lundi 2 mars 2009

Ben oui, on dit encore des niaiseries. Comme:

Josée dit – mon cuissard est usé , y’a plus de confort !

Robert – le mien non plus, surtout bien mouillé.

Josée – Ouais pis je vois tes fesses au travers.

Robert – Pis c’est là que tu me le dis?

Josée – On voit ta craque de fesse.

Robert – Pis toi avec ton cuissard “slack”, les élastiques de cuisses ne tiennent plus. Pourquoi tu mets pas ton autre ?

Josée – Parce que lui y remonte pis on voit au travers.

Bon ben on accroche nos cuissards, comme des patins, la saison est fini.

PS. Ils iront à la poubelle juste après la photo, sales en plus!

Lundi 2 mars 2009

Aussitôt arrivé à Luang Prabang, notre destination finale, on pogne la chienne du retour et on cédule un tour en bateau vers le Nord et retour à vélo. Question de faire durer le plaisir. Nous remontons la Nam Oue et tout ces rapides sur un “slow long boat” jusqu’à Muang Ngoy, sept heures. Les paysages sont superbes et ça nous permet de voir la vie des gens dans l’eau. Il y a les chercheurs d’or qui risquent leur vie en plongeant et respirent sous l’eau avec un tube de plastique qui est alimenté en air par un compresseur. Les bateaux passent parfois au dessus d’eux et il n’y a pas beaucoup d’eau, par endroit le bateau touche au fond. Dans certain passages avec les plus gros bateaux les gens doivent débarquer et marcher pour que le bateau passe ! Ils y aussi les pêcheurs, des jeunes garçons en caleçon qui pêche au harpon avec un masque de plongé. Sur place nous prenons une hutte pour deux nuits, le village est calme et les falangs ne sont ici que le soir pour la plupart, les autobus repartent le matin. Nous en profitons pour flâner et écrire ! Une petite visite de la grotte où les villageois se réfugiaient à la deuxième guerre d’Indochine nous procure une petite marche. Des rizières, des montagnes et des plantes et arbres de toutes sortes. En plus ça sent bon.

Jeudi 5 mars 2009

Là c’est vrai, nos derniers jours de vélo. On se tape un 111 km dans les buttes avec une chaleur torride et un vent de face les 40 derniers. Au fait on est rendu à 15 000 km. On a du mal a s’imaginer que nous roulons nos derniers km, nostalgie. Même pas, on réalise juste pas. Surtout qu’on est déjà à discuter de la prochaine destination après notre pause au Québec. 

Nous poursuivrons notre projet, par étape. Pour le moment c’est encore dans nos têtes. Demain, cours de cuisine Lao et repos pour les prochains jours. On vous tiens au courant.

Vendredi 6 mars 2009

MMMMMMMM.Ça va être bon, et “spicy”. Des trucs à la noix de coco, d’autres avec beaucoup d’ail, une pâte de chili, de la sauce aux huîtres, du riz collant, du curry. Une très belle journée, sans intestin de porc ni d’autres intérieurs bizarres. Attendez vous à des nouveaux plats quand vous viendrez souper!
Pour le reste on compte les dodos, 3 ici et plus de vingt quatre heures dans les avions pour le retour. 

On va essayer de vous apporter de la chaleur et de la lenteur de vivre. Le mot stress ne doit pas exister en Laotien, en tout cas ça ne s’applique pas à eux.

Dimanche 8 mars 2009

Comme des oiseaux migrateurs nous préparons notre longue traversée vers notre lieu de reproduction. Justement pour retrouver notre progéniture et la prendre dans nos bras, mêmes si ils sont bien grands. Au moment de vous écrire Pumpkin (le tandem) est emballé et il ne reste que les bagages a préparer. 

D’ici là on a droit à seulement vingt kilo chaque. Alors on va avoir beaucoup de chose sur nous et avec nous. Je pense qu’on va avoir bien chaud en partant mais pas trop en arrivant. Nous poserons pied au Québec le 10 dans deux dodos, un à l’hôtel et l’autre en avion. On s’enligne pour quarante deux heures de transport, quatre avions et pas de problème de bagages espères-t-on. 

Dimanche 8 mars 2009

Un petit mot sur la Warm Shower list. Elle nous fut bien pratique et nous a permit de faire de très belles rencontres. Si vous êtes cyclistes à vos heures et possédez une douche et un endroit pour dormir ou monter une tente devenez donc membres et faites de belles rencontres. Et si vous partez en cyclo-camping, n’oublier pas la liste. Ça évitera peut-être de coucher sous les ponts.

Pour voir la galerie photos

Cambodge 2009

Galerie photos du Cambodge

Dimanche 18 janvier 2009

Les belles routes de la Thaïlande sont belle et bien derrières nous. Après 50 km de route neuve la première journée, oui monsieur! Voilà que nous entrons dans la construction pour un bon 70 km de tout, sauf du bitume. Du sable, de l’argile bosselé et dur comme du béton ou des nuages de poussière, de la boue et on a même eu une douche par le gars sur le camion qui arrosait la route, merci ben ! La circulation n’est pas trop dense, heureusement. L’an prochain la route sera très belle ! Avis aux cyclistes. Mais pour nous ce fut 113 km pour nous rendre à Siem Reap dont 70 hard! Par contre à l’entrée de la ville nous sommes pris en chasse par deux jeunes Québécois fringuants à vélo. Nous trouvons pension ensemble et nous visitons les temples aussi les jours qui suivent. Belle rencontre, merci !

Dimanche 18 janvier 2009

Tout en visitant les temples, oups ! Les freins collent ? Et oui la roue arrière, neuve depuis l’Allemagne, est fendue ! Suite de la route? Fatigue ? L’avion ? De toute façon elle est capout. Alors quoi ? Ben on fait le tour des “boutiques” de vélo et de ceux qui en loue. C’est pas facile de se faire comprendre, ils voudraient bien gonfler le pneu mais ne comprennent pas trop pour le reste. Au bout d’un certain temps, chaud, au big market, nous trouvons une … “shop” de vélo. Des milliers de vélos usagés qu’ils remontent et peinture, même les rayons ! D’abord la dame qui semble la patronne, ne parle pas plus de trois mots anglais dont “no”, nous gesticulons. Elle téléphone au grand patron qui parle un peu l’anglais. Il comprend mon problème mais ne voit pas la roue. On s’entend pour que je prenne une jante dans le tas et des rayons au besoin, 15 $ US. Ben trop, mais on a pas trop le choix ! Ils veulent faire ça eux même, mais n’ont jamais démonté une roue avec des vitesses et un frein tambour ! Nous nous attelons donc à la tâche. Évidemment nos rayons ne font pas sur la “nouvelle” jante et Josée doit chercher dans la boite à rayons pour trouver, juste un peu plus long et pas trop rouillé. On a pris la longueur au pif. Ils n’ont pas d’outils, le dérive chaîne les a bien amusé ! J’ai dû fabriquer un fouet pour enlever la roue libre, même pas d’étaux pour enlever le frein (Drum Brake). Un marteau et un poinçon ça sert en ta ici.C’est donc moi qui ai remonté la roue.

Espérons que ça tienne la route! Nous sommes confiant, tout est presque pas trop vieux et si on se fit à tout ce qu’ils transportent sur leurs vélos ça devrait tenir. C’est du “no name” made in Indonésie … c’est sûrement bon ! On a fait un road test de 40 km sans les bagages et ça va.

Dimanche 18 janvier 2009

Grandiose visite de la huitième merveille du monde. La palme va à Bayon dans Angkor Thom, où nous sommes au levé du soleil pour voir tout ces visages ( 108 ) s’éclairer un à un. Le site est géant et il faut vraiment une bicyclette pour faire le tour, si possible en bon état !

mercredi 21 janvier 2009

Quand on dit frais, on veut dire vraiment frais!

On commande deux “Coconut Fruit Shake”, sans savoir. Les filles partent chercher les noix de coco, les coupent, les passe au blender. une demi heure de travail à deux ! pour 2000 riels ! C’est vraiment trop bon.

En passant on ne veut pas être millionnaire on veut juste vivre comme des millionnaires. Alors notre budget est de 100 000 par jour ! Tien toé ! Une chambre d’hôtel à 20 000, pas de problème ma belle, y’a rien de trop beau.

Mercredi 21 janvier 2009

C’est pas pour se plaindre, mais “fait chaud”, comme dirait notre ami Clément !

Tu dois bien avoir 2 ans maintenant, comme le temps passe, on t’embrasse bien fort et Éloïse aussi.

Quand une vieille vessie comme moi n’urine que deux fois par jour, c’est qu’y fait chaud ! Quand t’as chaud dans tes babouches à 19 h. c’est qui fait chaud. Quand tu ne demandes plus si ils ont des douches chaudes à l’hôtel, c’est qu’y fait chaud. Sur le toit du bateau, avant hier, comme on cuisaient bien, j’ai même dégonflé les pneus pour pas qu’ils éclatent !

On a vu un gars avec un chandail des Nordiques sur le bateau, ça fait ben drôle! Salut Mathieu et bonne route avec ton frère.

Bonne fin d’hiver, pis le ski est-y bon au Québec au moins?

Vendredi 30 janvier 2009

À Kompong Chhnang nous prenons un jour de repos qui se transforme en journée de rencontres. Au temple bouddhiste en haut de la colline nous sommes accueillit par les nones et les moines. Une avant midi et un repas avec eux, spéciale. Nous voulions entrer en contact, on a même servit le repas aux moines. Le lama ma donné deux livres, “nourriture pour l’esprit” et nous a invité à coucher le lendemain. 

Nous rencontrons au Cambodge plus de touristes qu’ailleurs, surtout des Québécois! Le soir même c’est Françoise et son père Jean, à vélo eux aussi. Puis Math à Phnom Penh et on nous dit que ce sera pire, ou mieux au Laos!    Quoi? On dirait que tout le monde est parti faire le tour du monde à vélo! C’est pour ça la récession ! Bref on rencontre beaucoup de gens, c’est toujours intéressant et instructif.

Avant hier c’est dans une famille Cambodgienne que nous passons la journée et la nuit. Kunthea, 20 an, nous invite à sa maison dans un bon anglais. OK. Rencontre familiale puis invitation à coucher. Encore OK. Nous visitons un temple avec elle puis en après midi c’est la visite de l’école privée où elle enseigne pour payer ses études de fin de semaine à l’université. On parle avec les jeunes et on enseigne finalement un peu de français. Quand même ! 

Hier sur la route nous croisons 5 cyclistes en  sens inverse, évidemment on ne croise jamais ceux qui sont devant ou derrière. Comme nous sommes sur les petites routes non pavé, oui encore! Nous avons droit au millions de hello des jeunes et des grands. Le Cambodge et ses sourires.                  

Vendredi 30 janvier 2009

Sortie de Phnom Penh côté Mékong et terre battue. Nous avons choisit les petites routes, plus jolies, plus typiques, plus près des gens mais aussi plus poussiéreuses ! Crème solaire, chaleur, sueur et poussière font une belle pommade sur notre peau d’un beau rouge terreux. Pas besoin de bain de boue, mais d’une bonne douche froide en fin de journée. La route est splendide, les gens sympathiques, vive le Cambodge rurale. Sur 250 km de route, 155 étaient en terre ! On a un petit “motton” de poussière dans la gorge et les dents grincent bien. Nous sommes donc à Krathie le long du Mékong. Encore 200 km et nous serons au Laos, parait que la route est neuve, mais on trouvera peut-être une petite route bucolique? Demain 140 km au menu, parait qu’il n’y a rien entre ici et là! 

En passant la roue tien bon.

Samedi 31 janvier 2009

On vient au Cambodge surtout pour les gens, leurs sourires spontanés. La douceur des gens, incroyable quand on pense  au passé. Un pays très jeunes, il y a des bébés ici, Ho la la. Plus de 50% ont moins de 16 ans! On y viens aussi pour les temples, surtout Angkor évidemment. Après il y a le Mékong par les petites routes et le long de l’eau en générale. Notre coup de coeur va à la dernière semaine le long du Mékong entre Phnom Penh et Sambor, par les toutes petites routes de terre si près des sourires. 

Samedi 31 janvier 2009

On dit des niaiseries, ouaip ben après la ride d’hier, on a ben le droit.

Parlant d’hier, mmm, 33 degrés à l’ombre, pas d’ombre sur la route, juste un petit vent chaud de face et du plat, faux plat sur 150 km. On a bu, bu et bu de l’eau bien chaude ( y’on pas de frigo, nous non plus)! Alors comme les 110 derniers étaient plutôt moche, on a le temps de penser. D’abords le paysage sur fond de brûlis et de champs en friche ou de boisés ravagé n’a rien de bien beau. Faut quand même se rappeler que la guerre n’est pas loin derrière et ces champs on dû être abandonnés pour les 40 dernières années. Avec tout les enfants qu’ils ont, des masses, ils ont besoin de reprendre la culture. Bon bon pis les niaiseries ont commencer avec Josée qui a des goûts de bouf. Comme une grosse lasagne et un grand verre d’eau minérale vraiment froide ou un gros morceau de gâteau au chocolat avec de la crème glacée, des crêpes et un vrai café. C’est bon des “fried noodle ou du fried rice, mais là ça fait un cr…. de bout qu’on en mange. Pis ici comme y’a pas trop de légumes, y mettent du porc partout ou les entrailles de j’sé pas QUI dans la soupe!  Un petit serpent en brochette avec ça, ou des oeufs cuits dur? Ouaip ben les fameux oeufs sont en fait des fétus de petits poulets déjà bien formé,avec le bec pis tout, herk ! Non merci. On se traîne quand même un pot de beurre d’arachides, au cas ou!  

Je me cherche des pantalons Khmer pour hommes, mais c’est rare ils portent tous des copies de jeans américaines, mais Josée pourrait avoir facilement l’habit de la femme, oui le pyj. Le pyjama est l’habit national de la femme. Au marché, à moto, avec une tuque à 33 degrés, le pyj est toujours de mise. Une vrai beauté et confo ! En vente partout. Puis il y a le Krama, un foulard carrelé qui sert à tout. Sur la tête, autour du coup, à la taille, comme serviette de bain et jupe pour homme. Ça on en a !

Les deux éléments essentiels au Cambodgien sont le cellulaire et la moto, du plus jeunes au plus vieux et personne ne marchent, même pour 500 mètres. 

Pour la chronique de char, y’a rien a dire. Toyota camri près de la Thaïlande et des grands centres ou moto, point final. Oui la camri viens dans plusieurs couleurs quand même. Après il y a les GROS, les hummers, les Toyota Landcruiser et les VUS Lexus. Tous hors de prix sauf pour la mafia, le gouvernement et les ONG. Là chu pas ben fin, mais on a vu ici plus de Lexus et de grosses Toyota que n’importe où ailleurs dans le monde. Quel contraste, la corruption est frappante et choquante. 90 % de la population est à moto, les autres n’ont pas de moto ou ont un gros CHAR.

Pour voir la galerie photos

Thaïlande 2009

Galerie photos.

Ce fut un court séjour, car notre destination est le Cambodge et le Laos. Alors seulement du 8 au 13 janvier.

Samedi 10 janvier 2009

Un petit vol sans encombre, sauf qu’on a pas dormi et on a perdu 2 heures mais le tandem est intact. On a quand même roulé 50 km à notre première journée avant de faire un petit dodo à 15:30.

La deuxième journée se fini un peu bizz. Il n’y a pas d’hôtel à la ville ciblé, ni autour ! Résultat nous campons au temple Bouddhique Wat Phrathatwayo où il y a des Bouddhas géants et un moine drôle de moineau. Nous sommes bien content d’avoir encore notre tente, car le troisième soir c’est la même chose. Nous sommes vraiment hors des sentiers touristiques. Nous montons la tente à la Wildlife Khao Ang Rua Nai après quelques discussions, gestuel, une chance qu’on a un petit livre d’images avec une tente.

Tout est si différent de l’Inde. Il fait chaud, autour de 30, pas de brume ni de nuage de pollution. Les voitures de luxe partout à Bangkok et les pick up sont roi en campagne, 10 pour seulement 2 autos! Les routes sont belles avec un bon accotement pour rouler, à gauche, encore. Les villages sont propres, les nappes d’eau sont fleurit de nénuphars au lieu de déchets. Pas de harcèlement, plus de sourires et de calme. Mais dieu que la langue est incompréhensible, et ils ne parlent pas notre langue non plus.

Des temples un peu partout, Bouddha nous suit!

Galerie de photos

Inde 2008

Lundi15 décembre 2008

Voilà nous sommes en Inde, la transition se fait doucement. Pour commencer il y a eu les frontières à franchir. Du jamais vue. Une vrai passoire autant administratif que routier. Un petit 150 roupie pour graisser la patte du douanier Népalais car ils nous manquaient un petit papier, parait-il ??? Côté Indien facile facile sauf pour savoir où aller. Et la route qui est particulièrement cahoteuse entre les deux douanes.

Nous sentons déjà la différence, plus de mondes, plus de moustiques, plus de déchets et d’odeurs. Plus de choix de légumes mais surtout plus d’épices, hot hot hot, même au déjeuner! Les chambres sont tout aussi variables mais un peu plus cher. Il est quand même bon d’avoir sa tente, au cas où? Comme il y avait des trous dans le mur, il y avait pas mal d’insectes de toutes sortes … Nous avons donc monté la tente sans utiliser le lit qui lui aussi était douteux !

Vaut mieux avoir sa tente.

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Dans une chambre de guesthouse en Indes

Lundi 15 décembre 2008

Bûches bio, fait maison, à la main. Entièrement naturel, un mélange de fumier et pailles.

Il y en a partout, elles se renouvellent constamment, elles sèchent au soleil, peu dispendieuses, très utiles. Énergie renouvelable par excellence.

Ayez en une bonne réserve pour l’hiver!

On pense à vous.

Dimanche 21 décembre 2008, Uttar Pradesh, Inde.

Nous réalisons vite que nous sommes dans un des secteurs les plus pauvres de l’Inde. Aucun touriste ici au nord de l’Inde. Les gens ne croient pas que nous sommes ici en touristes, ils pensent à un reportage ou des recherches? La route est surnommée la “dancing road” par les locaux. Et pour cause, nous aurons plus de 300 km de route défoncée et en construction. Tout est fait à la main, ce sera long, long, très long. C’est une route principale qui relie la frontière du Népal à Delhi, elle deviendra une autoroute. Cependant tous occupent la route, des rickshaw, aux camions en passant par les vélos, les vaches et les bus de malades ( le pire danger ).

Puis arrive Delhi avec sa pollution atmosphérique et auditive, sa surpopulation et son anarchie. À vélo c’est pas si mal, nous ne sommes jamais les plus lent sur la route, il faut se frayer un chemin, prendre sa place dans le trafic, comme dirait Cabrel et ça va. Bon n’allez pas croire que ce soit plaisant comme balade, mais on a vu pire! Notre première préoccupation fut de nous trouver un petit nid le plus calme possible pour la première semaine en attendant notre grande visite.

Dimanche 21 décembre 2008

Tourterelles. Elles nous suivent depuis la Belgique. Roucoulant pour nous, soir et matin de toute la France. Même le jour parfois, lors de nos pauses, nous rappelant leur attachement. Jusqu’en Turquie, sauf peut-être en Bulgarie (on les comprend un peu, va!) . Puis on les a franchement semé au Népal, dommage elles auraient aimés! Pas là non plus entre le Népal et Delhi, on peut pas les blâmer là non plus. Mais quelle belle surprise de les ré-entendre de nouveau roucouler pour nous ici à Delhi. Où nous avons justement trouvé un joli nid d’amour au Old Peace hôtel dans le calme quartier Tibétain! Ça nous convient bien, Old et Peace, comme Peace and Love. Deux vieux amoureux en paix. Avant notre départ, on nous a demandé si on avait peur à “notre couple”. On avait même pas pensé à ça! Au contraire, après 25 ans ensemble nous roucoulons encore de plus en plus d’un amour grandissant.

Merci les tourterelles, on vous attend au Cambodge?

A vous tous, un joyeux temps des fêtes et une bonne année 2009. Avec beaucoup d’amour et de paix.

P.S. on a pas de photo des tourterelles, alors on a mit les tourtereaux !

Jeudi 25 décembre 2008

Merci père Noël, notre cadeau est arrivé à l’heure et en bon état. Notre fils François est arrivé.

On se promet un petit deux semaines en famille, ou presque. ( Il ne manque que Eva )                                   

Dimanche 28 décembre 2008, Golden Temple, Amritsar, Inde.

Franchement impressionnant! Ce temple Sikh est non seulement superbe mais il s’en dégage une atmosphère incroyable, empreint de sérénité et de spiritualité, surtout le soir. Nous y dormons deux nuits, gratos, oui directement sur le site. Nous avions même une chambre juste pour nous trois. C’est une expérience a ne pas manquer, il y a de l’activité 24/24. La nuit on en vient a se demander si le matin est déjà là! De la douche au lavage de linge à la prière, aux bains et aux toilettes pour le touriste malade…

Y’en a tu qui dorme icite?

En tout cas, ça prie, ça chante pis ça se fait prendre en photo. François est une vraie star ici. Les regards qu’il reçoit et toute les demandes de photos, incroyable. Toute les mères ici le voudraient comme fils ou comme beau fils! Un homme lui a même offert sa fille, elle t’aimerait sûrement,direct comme ça dans le Rickshaw. Il doit être aussi l’occidentale le plus photographié en Inde. Faut dire qu’il est beau et grand.

Nous avons aussi mangé sur place, encore gratuit. Du bon Dal avec des Nans et du gruau sucré, mmm. Une expérience en plusieurs stations :

1 – Tu te décides à te mettre nu pied et a te fondre dans la masse qui monte les premières marches de marbre mouillées.

2 – Tu te pognes une assiette de métal et une cuillère au plus sacrant pour monter une autre série de marches glissante en te faisant bien pousser.

3 – Tu entre dans la grande salle et tu vas t’asseoir sur le petit tapis de 30 centimètres de large qui est déroulé sur le marbre, évidemment.

4 – Tu essaies de pas te faire éclabousser par le gars qui garoche la bouf dans ton auge.

5 – Tu manges du Dal et les Nans autant que tu veux et aussi vite que tu peux et tu finis avec le gruau liquide sucré.

6 – Tu pars avant que le gars passe le sqwidgie sur le plancher pour préparer la salle pour une autre gang

7 – Tu descend par l’autre bord, en poussant pour porter ton auge, vide de préférence si tu veux pas te la renverser dessus! Ça pousse.

Ils servent 40000 repas par jour! Gratos Et c,est très bon. Vous devriez voir les chaudrons, immenses ! Mais interdit de prendre des photos.

Faut aussi se couvrir la tête

Avant de partir tu peux faire une donation, comme tu veux mon vieux.

Bulletin de santé

Jeudi 1 janvier 2009

C’est le temps des fêtes, on à la grippe. Robert qui la traine depuis Istambul est maintenant aux antibiotiques, ça va mieux. Josée l’a pogné et râle très bien, ,mais prend sa pompe!

François ne nous a pas apporté la grippe, c’est le contraire. Par contre, il a eu la bienvenue Indienne, une nuit à faire des allées retour aux toilettes du Golden Temple. Pas facile les épices et tout le reste. Il commence aussi à avoir la même grippe que nous. Faut dire qu’ici tout le monde tousse et crache partout. La pollution amplifiant les maux de gorge et la toux.

Un petit bain dans le Gange avec çà.

Jeudi 1 janvier 2009

Le train, ce plus grand employeur de l’Inde nous a bien fait suer lors de notre première expérience. Gigantesque dépotoir où les vaches et les cochons se délectent des restes. Les mendiants affluent tout autour de nous. L’anarchie règne dans un chaos gigantesque ou afflux une masse empressé et bruyante. Notre premier train doit partir de Old Delhi à 22:30 h. On est là une heure d’avance. Nous cherchons le train 8606 à destination de Amritsar. Aucune information sur les panneaux, évidemment. On demande, le gars nous dit que c’est le train 8106 à la plate-forme 10. OK on se rend là, mais j’ai un doute. Je retourne donc m’informer au bureau “enquiry”. Il n’y a personne à l’intérieur, mais un panneau qui indique les retards… Le gars à mes côtés me demande où je veux aller? Il me dit que le train est en retard de 3 heures et qu’il n’y a pas de train 8606. Je me dirige au téléphone publique et rejoins le gars qui m’a vendu les billets. Il me dit que c’est bien le 8606 et de retourner m’informer, que l’autre gars à mes côtés est un rabatteur pour me vendre un billet de bus. Je retourne à l’”enquiry” , il y a quelqu’un, tassé vous. Il me dit que le train 8106  pour Amritsar est en retard de 3 heures et il sera sur le quai no. 10 . Mais moi j’ai le 8606 et pis il reste 20 minutes. Là il me lâche que le 8606 part de New Delhi. Quoi? On a jamais le temps de se rendre là! Je retourne téléphoner mon gars. Il me dit que je dois prendre le 8106 car le train change de numéro en arrivant à Delhi! Le tata du début qui me suit toujours, pas à pas, dans ma bulle et veux me vendre des billets de bus. Je l’ai stoppé assez raide et il a comprit mon Québécois avec un peu de gestuelle. Finalement nous sommes parti sur le train 8106 à 3:30 du matin, 5 heures de retard. On a passé la soirée a surveiller les rats pour pas se faire dévaliser. Mais on dors bien en couchette dans le train.

Je vous raconte une petite anecdote. Après notre trajet de train en couchette nous descendons, un peu fripé il va s’en dire. Toujours sur le quai une dame sort du train et vient à notre rencontre. Avec le porte monnaie de François qui était tombé dans son lit. Stupéfiant vous dites ! Probablement quelle le trouvait tellement beau ! Tsé !

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Lundi 5 janvier 2009

Ben oui elles sont belles les voitures non ? A part dans le chic quartier de New Delhi, près du parlement, les autos sont bossées, probablement sans suspension, polluent beaucoup et seraient probablement interdites en Amérique du nord. Dans les vieux quartiers surpeuplés, le rickshaw et l’auto rickshaw sont en forte majorités.

Bien sur Tata est LA marque. Les autobus, les camions et 50% des voitures.

N’oubliez surtout pas que la seul chose vraiment indispensables une voiture ici c’est le ou les Klaxons ! Le reste est en option.

Mardi 6 janvier 2009

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Brume fraiche.

Brume fraîche, train lent ou en retard, sauf le dernier ( pour nous gâter sûrement, car on a même eu à manger! ). Brume fraîche pour visiter un Taj Mahal qui se laisse désirer. C’est vrai qu’il a fallu 22 ans pour le construire! Mais quel travail avec tout ce marbre incrusté de pierres! Brume fraîche pour une petite visite à la frontière du Pakistan, drôle pour nous. Mais on comprend mieux la ferveur qui peut habiter ces gens. Notre coup de coeur va au Golden Temple et aux Sikhs, ce fut super. Les cérémonies Hindou au Gange furent bien mais difficile a apprécier  avec tout le harcèlement autour. À Delhi nous avons pas mal de plaisir, on a bien aimé le Kraft Market. Bon on en passe mais il faut aussi parler des Tibétains. Nous avons logé dans le refuge Tibétain tout au long de nos séjours à Delhi. Un havre de paix comparé au reste de la ville. Il y a bien des quêteux, mais les Tibétains sont encore et toujours des gens serviable et souriant. Nous avons tous a apprendre de ce peuple. On a même rencontré un chanteur Tibétain, une star qui se produit partout pour récolter des fonds pour le Tibet. Il nous demande de tous militer pour un Free Tibet.

Il faut beaucoup de temps pour apprécier l’Inde à sa juste valeur. Les premières semaines sont difficiles, il faut beaucoup de tolérance, de calme intérieur et de patience. Bien se préparer pour un vrai choc culturel. 

Nous n’aurons vu que très peu de ce grand pays chargé d’histoire et de culture différente. Ici tout est différent. À nous de l’apprivoiser.

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Népal / Annapurna 2008

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 Vendredi 31 octobre 2008

Nous voilà à Katmandu depuis le 28 Octobre. Le vélo a mangé une bonne volé en route, mais on va faire avec, ce sont les risques du métier. 

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Ouais on a pas chômé pour se rendre ici depuis la Turquie. Trois avions, beaucoup de recherche, de discutions, de négociations, de sueurs et d’incertitudes. Mais c’est fait, on fonce dehors après avoir monté la bête sur la route sans carte ni guide et avec le cerveau en jello. A oui et la circulation est à gauche ici, rien pour nous aider!  De toute façon c’est l’anarchie, pire que le Vietnam. Mais ça va, nous avons trouvé un Guest House accueillant. Nous y passerons quelques nuits avant de partir et au retour du trek . Là le vélo est sur le balcon à l’étage et il nous attendra un mois. Nous faisons confiance aux propriétaires pour garder et protéger le tandem et une bonne partie de notre équipement le temps de faire notre ballade autour des Annapurna. Un trek de près d’un mois dont nous rêvons depuis 25 ans, minimum! L’Himalaya nous voilà et vous devrez attendre un bon bout avant d’avoir de nos nouvelles. Pas d’internet sur les sentiers.

Les premiers jours en sol Népalais nous ravissent, arrivé en plein festival de trois jours, nous en voyons de toutes les couleurs et odeurs … 

Des gourous Indu aux nombreux marcheurs. Et les enfants, si beaux et si pauvres, les extrêmes se mêlent ici, tant de beauté et tant de pauvreté et d’anarchie. Nous partons méditer sur tout ça en montagnes. Rien de tel pour se replacer les idées et changer le mal de place.

Namaste “Que l’ensemble de vos qualités soit bénies et protégées des Dieux”

Vendredi 28 novembre 2008

Nous revoilà après 22 jours de trek autour des Annapurna, merveilleuse randonnée que nous vous souhaitons de faire un jour si la longue randonnée vous intéresse!

Par où débuter après si longtemps ? Disons que tout a bien été, qu’on c’est fait de nouveaux amis et si les montagnes et les paysages sont si splendides, on peut dire que les Népalais et les réfugiés Tibétain sont très souriants et sympathiques.

Trek très agréable avec toutes les accommodations utiles, tant pour les lodges que la nourriture. Sauf l’altitude, nous passons à 5416 mètres, il n’y a pas de grosses difficultés. Il faut prendre son temps! Nous rêvions à ce trek depuis très longtemps et donc en attendions beaucoup. Nous avons été comblé, merci. En plus du tour nous avons décidé de faire aussi le camp de base d’Annapurna, nommé ABC pour Annapurna Base Camp, juste après le MBC, Machhapuchhare Base Camp.

Nous voici à 4130 mètres a crier notre joie, comme les Coréens et Japonais qui voient cette montée comme une expédition sommitale avec bannières et tout ! Derrière nous, l’Annapurna Sud ( 7273 m. ). Le ciel est bleu la neige est blanche et … elle se mit a tomber dès 9 heure 30 du matin. Il tombera plus de 30 cm dans la journée, durant notre descente glissante. La dernière heure sous la pluie, 2000m. plus bas. La soirée est froide avec l’humidité et sans chauffage, mais le soupé est bon. Faut dire que nous sommes parti de MBC avant le levé du soleil pour être à ABC au levé.

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Le soleil se lève sur le “fish tail” ,Machhapuchhare ( 6997m.) de son vrai nom. En moins d’une heure la météo peut changer très vite et nous comprenons maintenant pourquoi la région est réputée pour ses avalanches!

Des quelques 2000 photos prisent le dernier mois, nous avons fait deux albums, Katmandou et Annapurna. Demain nous reprenons le tandem en direction de l’Inde en passant par le parc Royal Chitwan voir les éléphants et les rhinocéros!

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Dimanche 30 novembre 2008

Deux jours de route, 150 km. Première journée de plus de 80 km dont 60 de montée, oui oui de montée. Départ de Katmandou, 15 km de montée suivit de  13 km de descente malade. Heureusement les camionneurs sont très respectueux de nous, les seul cyclistes sur la route et cela a notre grande surprise. Nous sommes maintenant à altitude 500 et il faut monter à 2030 en 35 km avant de redescendre à 1700 en 8 km et remonter à 2300 en 11 km. Épuisant, c’est notre plus grosse journée de vélo depuis le début. Ce n’est pas une très bonne idée après 6 semaines sans vélo… Mais on avait pas trop le choix, vu les hébergements. Notre postérieur nous le rappel bien ! Heureusement nous sommes bien acclimaté à l’altitude!

Jour deux, la récompense. D’abord la vue est superbe où nous couchons à Daman. De là nous montons encore 4 km pour atteindre 2488m , notre record, avant de descendre 53 km, oui oui descente! Pour un dénivelé de – 2000m. Demain direction Ouest et supposément sur le plat !

Dimanche 7 décembre 2008

Une petite pause le long de la route qui se transforme en soirée passionnante et en une très belle rencontre. Il n’est pas trois heure, on a 69 km de fait et on décide de prendre une bière et LA chambre qui nous est offerte au lieu de poursuivre. Bon choix! En soirée nous rencontrons un professeur qui cherchait quelqu’un a qui parler, ce fut très intéressant. Les moments passé chez cette famille nous permettent d’entrer en contact avec leurs enfants, de pratiquer leur anglais et de les regarder danser en soirée. Le lendemain matin nous sommes déjà des “uncle” pour les petits de 5 et 9 ans. Le “uncle , bicycle, me , you…” voulait dire OK ont fait une ride de tandem à trois, ouf ! C’est tellement drôle, en plus le petit chantait! On a même pas tombé, la la la

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Dimanche 7 décembre 2008

On s’amuse ferme à la campagne !

A part aujourd’hui où nous avons eu une bonne montée de 400 m en 13 km, c’est vraiment plat. Par contre on a toujours des problèmes de cul. L’âge sûrement ! Les derniers jours se déroulent en territoire Hindou mais avec toujours le même accueil gentil des Népalais. Nous sommes passé par le parc national de Chitwan où nous avons eu beaucoup de plaisir avec les éléphants. Une randonnée à dos d’éléphant où j’ai même pu devenir pour 30 minutes “elephant driver” . Nous avons rencontré des crocodiles et des rhinocéros et de beaux oiseaux. Le plaisir aussi de prendre notre bain avec un éléphant ! 

Nous roulons un bout assez tranquille avant d’arriver à Lumbini, le lieu de naissance de Bouddha. En pleine “neuvaine” de prière, nous rencontrons beaucoup de moines d’un peu partout. En plus à notre hôtel il y a un mariage Indu où nous sommes aussi invités. On essaie de vous rejoindre et de prendre des nouvelles sur internet, mais c’est pas facile. C’est le Népali système, le manque d’électricité intermittent, qui peut aussi durée toute la soirée! En général l’électricité manque 6 à 7 heures par jour, le matin et vers 17 h. le soir! 

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Le “site” autour du lieu de naissance de Siddharta Gautama nous laisse pensif . Plusieurs pays, même la Chine!!! construisent des temples sur un vaste terrain sans âmes. Bouddha les retournerait tous chez eux. D’ailleurs les moines priaient un peu à l’écart sous un grand chapiteau de toile! Après nos réflexions spirituels nous reprenons la route, ou plutôt la piste. Et oui il y a encore des routes qui sont parties avec la dernière mousson, alors on se tape un bon 15 km de poussière en pleine jungle.

À bientôt, enfin quand on pourra publier, car les accès internet sont souvent branchés au téléphone, c’est alors impossible de publier. Juste ouvrir une page peu prendre prendre de longues minutes.

Passer voir notre galerie photos du Sud du Népal

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