Mazatlan – Durango. Étape de montagnes.

Si rien n’est plat en Basse Californie que dire de la route 40 de Mazatlan à Durango. Si il y a maintenant la 40D, une autoroute payante, la 40 libre est désormais très peu fréquentée sauf par les cyclistes et c’est tant mieux. Route dite des matamores ou route de l’enfer, elle nous a fait travailler fort !

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En cinq jours nous ne roulerons que 330 Km avec cependant 6073 mètres de dénivelé positif.

La première journée, de mise en jambes, passe du niveau de la mer à 600mètres d’altitude en 953m. de dénivelé positif pour atteindre Copala une ancienne ville minière toujours aussi jolie. Pour s’y rendre il faut quand même monter 1 Km sur la vieille route de pierre !OLYMPUS DIGITAL CAMERAAprès demande auprès des villageois, nous dormons au parc municipale, on nous ouvre même les Banos pour la nuit!

Au jour deux nous roulons seulement 35 Km pour coucher en forêt bien épuisé. Pour cause la journée fut sans répit. Monte, monte et monte encore pour atteindre 1894 mètres d’altitude avec un dénivelé positif de 1554m. Comme c’est beau et toujours presque seul sur la route! Nous roulons au milieu des pins, des oiseaux et papillons, ça change des cactus.

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Vue sur les montagnes

Heureusement qu’il y a peu de voiture car nous peinons à 7 Km/h le long d’une route en serpent dévoilant de nouvelles vues sur les montagnes et sur les ravins parfois si près de la ligne blanche ! Camping sauvage sur un petit plateau (rare) à 100m. de la route. Le site sert pour couper le bois en planche. Toute la région semble bien vivre des pins et des mines.

Au troisième jour nous progressons plus vite à 10 Km/h ouff nous avons encore 1409m de monté en 51,5 Km, encore une journée de 5 heures en selle. Il n’y a pas grand chose d’autre que la nature et quand nous trouvons un resto/maison/tienda d’ouverte nous prenons le déjeuner et le café, même instantané!  Mais aujourd’hui pas moyen de dépenser et nous épuisons notre réserve d’eau quand nous rencontrons El Taller et sa famille. L’eau nous est offerte ainsi que la permission de camper avec eux, les poules, le cochon et les chiens. Le père, maintenant grand-père travail à la réparation de la route. Vivre de peu est bien peu dire! Si nous souhaitons vivre plus simplement et humblement, je n’irais pas jusque là. Nous sommes ici au baraquement et la toilette extérieur. La fille et son garçon on prit le bain au Bucket . Seul la cuisine est chauffé et croyez-nous il fait pas chaud. El Taller est bien fier de nous dire qu’il neige aussi ici. Pas de doute.

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Camping chez El Taller

Au petit matin nous sommes dans la brume, visibilité … quelques mètres. Toutes lumières en mode clignotant on se tien loin des ravins (sans gardes fous). C’est qui le cave ? Les cyclistes ou le gars en auto pas de lumières allumées ?

Nous en sommes donc au quatrième jour du périple et l’objectif est clairement de coucher au chaud avec une petite douche chaude por favor ? Pas de paysage en vue, dommage, bien que le temps s’éclaircit doucement grâce au vent fort et tournoyant. Nos 5 heures, 68 Km et plus de 1000m de monté nous mène finalement à El Salta au chic hôtel Los Pinos. Pour trouver  l’hôtel, notre demande aux policiers était simple. Une chambre chaude et de l’eau chaude. Après la douche, la bière, les frites et la pizza, une nuit au chaud. Gratias! Comme quoi ça prend pas grand chose, mais un peu quand même!

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Hôtel Los Pinos et les cuisses d’acier

Reposé, ou presque nous partons pour El Soldado une cinquantaine de Km plus loin et supposément sans grande difficulté. Un camionneur nous confirmes deux montées et des hôtels et des cabanas ainsi que des tiendas. Nous n’avons pas trop de jambes. La pizza d’hier et les restants froids mangés ce midi ne semblent pas un trop bon carburant. C’est donc à plus de 15heure que nous découvrons que le village est devenu fantôme et qu’il ne reste que les cabanas (pleines) et des bâtiments abandonnés. La nouvelle autoroute a éliminé les voitures, les camions et la plupart des autobus de la vieille route à notre grand bonheur. Par contre pour les gens le long de la route c’est la fermeture, ou vivre de très peu de clients ! Ha le progrès ! C’est bien beau mais il nous reste 43 Km pour Durango. Go, on mange les bananes pis on profite d’un vent de dos et de plus de descente que de monté. Quand même un dernier canyon de 250 mètres de profond à descendre et à remonter. 2 Km vers le bas, 2 Km vers le haut !

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Canyon en vue 

Aucune réservation à Durango, nous sommes le 31 à 18h. quand nous entrons en ville! Recherche veine au sommet le la ville, question de monter au téléphérique pour trouver l’hôtel fermé. Direction centre ville et recherche DU gite qui nous comblera. Les premiers sont hors de prix (enfin pour les gratteux que nous sommes) .  Les Mexicains croisés tentent de nous aider, de nous indiquer des endroits. Ils « barragoinnent » l’anglais et nous l’espagnol mais finalement en plein centre historique avec pignon sur la rue piétonne nous trouvons l’hôtel Buenos Aires.

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Dans un monument historique SVP

Le prix ? Moins de 30$ can. Chauffé, eau chaude, câble tv (pourquoi?) et internet. En sortant nous sommes au coeur de l’action du nouvel an alors après nos 100 Km et plus de 1100 mètres de monté nous sortons manger dans la rue et nous balader. Pour relaxer!

Bonne année à tous.

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Repos !

Rêvez – Planifier – Agir

Dream – Plan – Do