Maroc 2010

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Carnet du Maroc

Jeudi 10 décembre 2009

Au Québec, voilà que l’été est fini ainsi que la saison du vélo. Mais pour nous disons que la saison horticole est terminée et que débute “notre” saison de vélo. L’été arrivera le 10 janvier ! Yé ! Notre travail saisonnier terminé nous repartons cueillir le bon temps et le nomadisme, la joie du deux roues. Il y a encore tant à découvrir et mine de rien le temps passe! Quatre à cinq miles kilomètres de montagnes, de cols enneigés et une traversée du désert pour finir. De Tanger au Maroc en passant par la Mauritanie pour finir à Dakar au Sénégal. Au menu donc, de nouvelles rencontres, de nouveaux peuples, dépaysement garantie.

Dimanche 10 janvier 2010

Comme tout début de voyage, ça commence par plein de choses à faire. Prendre l’avion, l’autre avion, convaincre les gens de prendre notre tandem. Oui oui ça va entrer! Et ça continue en arrivant à l’aéroport de Casablanca, je dois même discuter avec le chef de gare pour pouvoir introduire le tandem dans le train jusqu’à Casa passager. Là c’est à recommencer, mais je n’ai pas autant de succès. Un rabatteur sera finalement notre porte de sortie, parfois ils sont utiles, il questionne, négocie, rien  à faire pour le train. Les grands taxi demandent $100 pour nous rendre à Tanger! 650 dirhams ils sont fou ? Mais il a plus d’un tour dans son sac, nous prenons un petit taxi ( 50 Dh.), rouge, qui nous mène à la gare d’autobus. Là il négocie, encore! 80 Dh. pour le bus et j’ai donné 60 à notre sauveur. Parce que là il était bien tard. Bien que nous ayons fait une bonne économie, nous avons sûrement payé deux fois trop cher!

20:30h. Rabat, il fait bien noir, mmm, faut encore se rendre à la médina et trouver un hôtel. Un autre taxi à négocier, hop nous voilà à l’hôtel convoité, complet ! Complet aussi les trois autres, le quatrième, sans douche même froide fera l’affaire. Mais on a faim! 21:15h. notre première tajine, elle est tellement bonne, nous pouvons retourner dormir. Demain, comme nous sommes dans la capitale et que c’est la seule place pour nous procurer notre visa Mauritanien, encore une tâche administrative. Demain c’est vendredi, le consulat est ouvert jusqu’à midi pour les demandes, samedi, dimanche et lundi c’est fermé. Stress, il faut avoir le visa dans la même journée. Normalement on demande le matin du jour 1 et on récupère le soir du jour 2 ! Josée devra sortir son plus beau sourire !

Vendredi 8:20h. on a passé tout droit, nous voulions être à l’ambassade à 8h. Hop, une pâtisserie et encore un taxi pour une destination introuvable sur la carte! Heureusement le monsieur du taxi, lui, le savait et 20 Dh plus tard nous voilà dans la file. Dans la file je rempli les papiers, on se rend compte que c’est plus cher que prévu et Josée n’a pas sa sacoche avec les Euro, merde, mais en faisant nos poches, on a le compte. Nous avions bien pensé aux photos mais pas aux photocopies de passeport, normalement le passeport suffit? Heureusement, glissé avec l’ordi nous avions des photocopies, ouf on est les suivants au guichet. C’est là que Willy, un Français qui vit au Mali et qui y retourne en vélo avec sa femme et son bébé de 18 mois, nous dit que le visa débutera aujourd’hui. Non, non, non ça marche pas ça . Je négocie avec le gentil monsieur de la Mauritanie pendant que Josée sort son sourire. Puis-je avoir un visa de trois mois? Oui mais $$$ on a pas assez, on fini par. Écrit la date que vous voulez entrer et sortir en bas de la page. OK ça c’est bon. ET tandis que vous y êtes, on peut avoir nos visa cette après midi ? Oui entre 15 et 16 h. qui dit en souriant à Josée! À 14:25h. on est là, c’est ouvert et on récupère nos visas, Josée sourit encore, nous sommes libre, demain un autre bus pour Tanger et on pourra enfin faire du vélo. C’est bien pour ça qu’on est là ! 

Pour la météo, comme ils disent sur télé 5 France, c’est la vague de froid, ils ont fermé les routes en montagnes, trop de neige. Lundi nous partons vers … les montagnes.

Jeudi 14 janvier 2010

Deux jours à Rabat, deux à Tanger, deux à Tetouan et encore deux à Chefchaouen, ça fait huit dont les sept premiers sous pluie intermittente et parfois intense. Ce n’est qu’aujourd’hui que nous pouvons faire sécher, et ça fait du bien! La route entre Tanger et Tetouan est bien houleuse et venté,  un 86 Km qui entre bien dans les jambes. Une journée de repos pour marcher la médina et trouver de bon petit plat. Reste que la meilleur adresse jusqu’à maintenant est encore le petit truc à Rabat. On prend le pouls du pays, on peut même lire les journaux en Français. Difficile de partir tôt, rien ne bouge avant 9h. et encore. Le soir les gens disparaissent de la rue après 21h. pour allez souper!? Notre deuxième journée de vélo nous mène plus haut, à Chefchaouen la bleue. Chefchaouen veut dire “regarde les pics”. Départ graduel avant d’entreprendre une très longue montée qui nous mène au sommet après 37 Km. Le village 1 km plus bas nous accueille avec une bonne soupe “harira” et du pain, on avait l’estomac dans les talons ratatinés. La descente qui suit sous une pluie douce et abondante nous laisse dans de nouveaux vallons. Le dernier 6 Km n’est pas a négliger avec ses 10 à 13%, les vêtements on pris le bord des sacoches tandis qu’on suait bien. Jour huit, le ciel se dégage pour nous permettre de regarder les pics et de nous balader au sec dans la jolie médina. Le midi on s’étend (le linge)à la terrasse pour un petit yoga. Demain nous modifions notre itinéraire. Le rif, plus à l’Est est une région humide où 42% de la production mondiale de cannabis y est produite, devait être notre destination. Mais la météo nous incite vers le Sud. Donc direction Meknès et Fès, sous le soleil SVP.

Mardi 19 janvier 2010

Sur la route, entre Chefchaouen et Meknès. Juste pour vous dire que tout va bien, la vie est belle, il fait soleil depuis 6 jours. Pas pour vous écoeurez, mais c’est bien le printemps ici pour nous. On roule en cuissard ( l’homme). La femme doit se garder une petite gêne car le jeune mâle ici à bien les hormones au plafond! Nous sommes un peu lâche pour l’écriture. Promit on s’y met dans les jours à venir, entre deux cols. Nous espérons que ce ne sera pas trop l’hiver en haut! À bientôt. 

Mercredi 20 janvier 2010

Même si par endroit ça semble être le printemps, le blé verdoyant de 15 cm et les petites fleurs printanières, ici à Imouzzer (1400 m.) il fait froid. Nous venons de voir 0’ à Montréal, ici 5’ … demain ? C’est l’air de la montagne! Par contre depuis que nous avons fuit la côte du Nord nous avons le soleil et facilement plus de 20’ pour rouler le jour. Le soir il faut une petite laine et on est bien heureux d’avoir nos sacs de couchage en duvet – 10’, yes on dort bien.

Mercredi 20 janvier 2010

En partant de Ouezzane nous roulons 80 Km dans les plaines, vallées de blé jadis commandé par les Romains. Nous nous dirigeons vers Volubilis, la limite Sud de l’empire Romain. Mais avant nous visons Zeggota qui devait être à 85 Km avec hôtel. Au carrefour, là où nous pensions dormir, rien sauf un garage en construction. Zeggota encore 8 Km ! Grosse descente puis on voit au loin, plus haut un village. Ça va bien monter, mais avant du monte descend. ??? Ha Ha illusion, ça monte la descente que nous voyons tous les deux ne descend PAS. Les freins sont-y collé, le pneu de la remorque est-il à plat? Non. Ça monte, mais dans notre tête ça devrait descendre. Après plus de 85 Km c’est bien démoralisant et les jambes ne répondent pas normalement, liées au cerveau, elles veulent aussi descendre! C’est dur. Finalement la montée, la vrai, celle qu’on voit nous fait bien suer, mais le moral revient et les jambes vont mieux!!! Au Km 91 nous voilà à Zeggota bien affamés mais sans hôtel en vue. Deux bonnes soupes et un bon Coke, comme dirait Yvonne et on repart pour Volubilis, un autre 14 Km. Nous arriverons au gîte “à l’ombre des oliviers”, juste en face du site et juste avant le coucher du soleil. La gentille dame nous fera de bonnes tajines. Le lendemain, petite journée vers Meknes, nous avons du temps alors nous prenons le petit déjeuner en regardant le soleil allumer Volubilis. On a rien pour rien!

Mercredi 27 janvier 2010

Sur la photo nous sommes à 2000 m. au lac Aguelmane le 22 Janvier, la nuit ne sera pas chaude. Le lendemain matin non plus avec les nuages, le crachin. La neige menace. Nous partons pour le col du Zad à 2178 m. emmitouflé sous trois épaisseurs et des “hot pad” dans nos souliers! Nous passons sans neige et filons au Sud. Vent de dos et nuages qui nous poursuivent dangereusement. À Midelt la pluie nous rattrape et au petit matin nous repartons encore sous un crachin froid, destination Rich encore plus bas après le col de Tizi-n-Tairhemt, encore plus au Sud. Nous poussons jusqu’à l’entrée des gorges du Ziz. Nuit avec une famille Berbère, les nuages arrivent encore et nous accompagne le lendemain dans les gorges et jusqu’à la source bleu de Meski. Là nous campons parmi les dattiers et les “camping-caristes” Français qui nous confirment que la neige nous a suivit dans les cols de quelques heures! Il fait déjà plus chaud, c’est fou ce que quelques centaines de km peuvent changer. Mais attention nous repartons au Sud, les portes du désert, Erfoud, les nuages nous suivent, pourtant ici tout est sec, minéral. Nous prévoyons une journée de congé au chaud pour le lavage! MAIS non la pluie vient réjouir les gens du bled. Content pour eux, la pluie c’est le pain “Inch Allah” . Mais pour nous, on gèle encore et le linge devra attendre. Dire que sur la côte Ouest il fait beau et chaud ! Alors demain direction … Ouest beau temps mauvais temps. Inch Allah !

Mercredi 27 janvier 2010

Bonjour Carole et les élèves de cc2 d’Iberville. Pour répondre à votre question: comment on cuisine en voyage ?

Et bien nous avons un petit réchaud ( poële) qui fonctionne au gaz, comme les autos. Nous devons surtout bien prévoir nos achats au marché dans les villages où nous passons le jour. Car le soir il n’y a plus rien si nous campons un peu n’importe où. En général nous cuisinons des pâtes avec les légumes que nous trouvons dans le pays où nous sommes. Le plus difficile est de se faire comprendre au marché pour les achats ! Ici par contre au Maroc c’est pas trop difficile car beaucoup de gens parlent le Français. Nous mangeons souvent la soupe (harira) ou les sandwichs le midi et le soir c’est la tajine ou le couscous ou la Kalia si on mange au resto ou au snack du coin. Le matin nous mangeons sous la tente ou à la chambre le pain avec confiture ou nutella, yogourt, thé et oranges fraîches du Maroc!

Mercredi 27 janvier 2010

Trois semaines que nous sommes au Maroc. Depuis Fès nous roulons dans les moyens Atlas puis les haut Atlas après Midelt. Des montagnes, de la roche, l’aridité nous entour de toutes ces couleurs beige-sable, gris -sable, ocre,  rosé et même pourpre. Un peu de kaki se rapproche du vert si inexistant autour de nous. C’est là quelque part dans une de ces longues montées où chaque tournant nous en révèle un autre, où le vent nous fait vaciller selon qu’il nous prend de la gauche  ou de la droite. Où peut importe où nous posons le regard, la roche, le sable, les ravins nous entourent. Josée déclara solennellement “ on dirait qu’on est ailleurs”. Que veux-tu répondre à ça ? T’étais où depuis trois semaines ?                         

Jeudi 28 janvier 2010

Depuis des jours qu’on demande si il y a des hébergements à Tinejdad et qu’on nous répond oui oui. Nous y voilà après 90 Km vent de face et petit faux plat constant pour nous faire dire, non non, ha si en sortant de la ville, qui fait 10 Km de long, pour vrai. On se dit, ouaip, probablement une casbah de touriste ben trop cher pour nous. Alors après un bon café au lait trop cher on traverse pour manger et faire des provisions au cas ou! Et nous tombons sur deux Américains gentils comme tout qui nous invite pour le sandwich puis pour coucher et le repas avec Mohamed et c’est parti pour la douche chaude et le spaghetti mon kiki. Bénévole « Peace Corps » pour deux ans au milieu de … pas grand chose ils oeuvrent soit avec les jeunes ou les artisans pour améliorer le produit fini ou les encourager à s’investir dans quelque chose de constructif pour la collectivité. Dan débute sa deuxième année et Will de l’âge de nos enfants et chez qui nous sommes en est à ses premiers mois. Un beau programme. Pour le repas nous rencontrons Mohamed, un professeur de langues qui gagne trop peu pour qu’on en parle. Nous apprenons beaucoup sur le Maroc grâce à cette rencontre si sympathique. Comme quoi tout s’arrange, même à 16h quand on pense qu’il nous faudra peut-être rouler 50 autres Km pour la prochaine ville ou coucher dans les cailloux du désert. Inch Allah, les amis. En passant, il y a une petite auberge juste en sortant de la ville, à gauche, pas une grosse casbah, la casbah est un peu plus loin encore.

Samedi 30 janvier 2010

Direction, gorge du Todra, beau soleil frais. 55 Km de faux plat, vent de face, droit devant. Ça use! Surtout que le paysage est pas mal monotone, désertique, rocheux avec sacs de plastiques et bouteilles qui attendent leurs fin au soleil. Heureusement à Tinéhir nous tournons à droite pour la gorge du Todra! Elle est bien belle, verte au centre et escarpée autour. Les amandiers sont en fleurs et brillent au soleil, plus chaud. Une belle “ride” de deux heures après avoir laissé notre fardeau chez la famille Berbère où nous coucherons ce soir. Au retour après une douche chaude et le thé, un petit concert de musique Berbère d’un des onze enfants, waow! Puis vint LA tajine , énorme et succulente qu’on a tout mangé, 79 km ça ouvre l’appétit! La musique reprend, ils passent tous à tour de rôle ou en même temps, car oui ils habitent tous ici, sauf un. La musique prend le dessus avec un tam tam et un tambour, joue toi aussi Ali baba. C’est le petit nom qu’ils m’ont trouvé et Josée c’est la gazelle, bonne gazelle. Ha Ha Ha! Regarde 1,2,3 – 1 , 1,2,3 -1 voilà en même temps que moi et c’est reparti avec le papa qui tapoche sur deux verres de thé vides, la mama dans ces mains et les autres sur ce qu’ils trouvent. Puis on danse et ça chante sur rythme Africain toujours avec les tam-tams. Le petit de 18 mois est évidemment la vedette tout emmitouflé comme un enfant qui va jouer dans la neige au Québec ? Rien d’étonnant en fait car les nuits sont froides. J’sais pas si c’est comme ça tout les soirs, mais ils ont pas l’air de s’ennuyer de la télé! On c’est couché pas mal plus tard que d’habitude en tout cas! Le lendemain au petit déjeuner, au soleil nous mangeons notre pain au beurre d’arachide et elle son pain trempé dans l’huile d’olive. Puis c’est les becs et les accolades avant le départ, un peu tard pour 70 km vers la gorge du Dades, parait que ça monte par là?

Maroc

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Mardi 2 février 2010

Nous voilà à Ouarzazate au chaud. Arrivé hier, nous prenons une journée de congé et … il pleut. Parfait pour laver le linge ! Et internet et manger. Heureusement depuis Erfoud il a fait très beau et froid la nuit, merci.

On doit prendre une décision, les montagnes vers Marrakech ou le Sud ou l’Ouest ? La route que nous avions ciblé pour monter s’avère être une piste (terre) qui sera impraticable selon la gendarmerie! Si on monte il faudra donc prendre la national plus achalandée et on ne passera pas à Telouet. Dommage. À suivre ! Y’a de nouvelles photos pour vous. La gorge du Dades c’est vraiment superbe, à voir.

Mercredi 3 février 2010

Ouarzazate, c’est bon et en plus comme je l’avais promit à ma douce, il y a du beurre de peanult ! Deux pots. Comme la pluie colle, nous prenons le bus pour Marrakech, la national qui passe par le Tizi-N-Tichka, le crachin, les ravins, les bus, les camions, les lacets, on ne voit pas grand chose. Par contre dans la bus il y a la mémé qui vomit dans son sac qui tombera … à mes pieds ! Elle le ramassera pas, moi non plus. Après c’est dans sa couverture, pfff ! Faut dire que c’est une “ride” digne du Pérou. Sur l’autre versant le ciel est plus clément. Cette route serait bien à vélo, mais par beau temps, et encore, comme toute les bus et camion y passent, ça reste danger ! Marrakech la peste, par contre il y a des parcs à voir. Celui qui nous a le plus charmé, le jardin de Majorelle le peintre. Le bleu azure, les pots, les cactus et c’est propre. Nous ne flânons pas trop à la place Djemma el fna, il y a beaucoup, beaucoup de monde, comme la fête foraine tous les soirs avec caves à moto qui roulent en fou. Le troisième qui nous a frappé m’a fait perdre patience et je l’ai empoigné et sortie de sa moto et j’ai arrêté juste avant de le frapper. Demain on part. Direction Tizi-N-test.

Jeudi 11 février 2010

Nous partons vers la vallée de Mizane voir le Toubkal, de près mais sans le montée, une autre fois peut-être. Puis la montée vers le col de Tizi in Test. Une des belles ride du Maroc. De beaux lacets pas trop serrés, une belle température. Au sommet du col, un petit camping est là, disponible pour les gens de passages. Là nous rencontrons deux Allemands qui vont en Afrique central  avec toute la bière (6 par jours) pour le voyage. Faut le faire. Un super beau coucher de soleil et le lendemain une super longue descente de 30 km. Maintenant direction Taroudant, mais là un super vent de face nous tiendra compagnie pour le reste de la journée. Taroudant Boff, mais il y a de tout et de ben belles murailles.

Le lendemain direction les Anti-Atlas. Première journée 93 km dont 12 de trop, on c’est trompé, ha la la. Un super gros vent de face, de quoi a décourager ou tester ton endurance. Ça use, même le caractère… Finir avec une montée de la mort, l’estomac dans les talons nous camperons sur le bord d’un lac. Une autre bonne journée nous attend, 30 km de bonne montée mais heureusement pas de vent. LÀ tu te dis s’a va finir, ben non. Une autre montée, une autre descente et ça continue pour deux autres fois. 73 km 13 km/h de moyenne. Nous coucherons a 20 km de Tafraoute au sommet du Tizi Mill à 1662 m. Le matin venu nous aurons le plus beau des levé de soleil au dessus des nuages.  

Tafraoute, repos, on mange et j’ai troqué mes espadrilles contre des babouches toutes neuves. Ha la vie. Ici la ville est douce, calme, parfait pour le repos. On le mérite bien ?

samedi 13 février 2010

Nous quittons Tafraoute par beau temps. La sortie est douce comme la ville, les vallées se suivent, le parfum des arbres en fleurs, amandiers et genet nous accompagne. Les arganiers tortueux, le ciel bleu et bientôt le col du Kerdous monté sans trop de douleurs. Nous sommes à 1100m. d’altitude et la mer nous attend. Une splendide descente et une rencontre à Tirhmi pour finir les faux plat à trois et camper au bord d’un “oued” sec. La margarine est rance et le souper gâché, heureusement on a de la compagnie, du yogourt à boire et du chocolat. Toujours avoir du chocolat avec soi ! C’est un peu comme “le précieux” (papier cul pour ceux qui savent pas) mais pour l’âme et le bon goût dans la bouche! La pluie s’en vient qui nous dit le gars sur son âne, mmm, on monte les tentes un peu plus haut, au cas ou. Le lendemain, bien au sec nous partons vraiment pour la mer, mais après midi voilà la pluie qui rapplique avec son copain le vent de face. À la mer, on la voit à peine et le village n’a rien d’autre qu’un hôtel trois étoiles et un camping bien moche. C’est bien connu, la mer ça va avec le soleil, sinon c’est emmerdant. Alors on longe la mer vers le Sud pour un autre 35 Km et on prend un logement. Oui oui avec salon, cuisine et deux chambres et la pluie a cessé. Nous prenons la pause au village et surprise on a internet wi fi. faut dire que la place, Mirhleft , compte pas mal de jeunes venu pour le surf, la musique et la fumée qui va avec. Touf touf ! Demain, bien, regarder la météo satellite au large du Maroc ! Une méga dépression qui annonce la pluie pour quatre jours, même à Laayoune, 600 Km au Sud, bien dans le désert !??! Au moins on aura de l’eau ! En tout cas on verra bien car demain on rejoindra sûrement Guelmim, la porte du désert. En passant on a lu “the why café”,(en français) intéressant, on vous le recommande, vous nous reconnaîtrez. La je lis “La route” et ben nous c’est de la ben p’tite bière en comparaison. En attendant on est bien au chaud et sec avec une tisane au citron dans notre salon en écoutant Jack Johnson ma blonde en caleçon et l’encens qui fume. HA HA HA ! 

Lundi 15 février 2010

La route le long de la mer en monte descend nous mène à Sidi Ifni où nous prenons un bon repas. Les orages sont prévues pour la nuit à venir, le camping est en bas de la côte ! Nous filons vers Guelmim, encore de la montagne, c’était pas fini ça ? Enfin, c’est toujours beau, la pluie débute lorsque nous passons la porte de l’hôtel. Le lendemain nous prenons vraiment la route du désert avec un vent de face incroyable, il nous faudra deux jours pour rejoindre Tan tan au lieu de un. Nous dormirons sous la tente abrité par un bâtiment désert. La deuxième journée nous partons tôt pour être certain de nous rendre à Tan tan et surprise après quelques minutes de route voilà Jean-Pierre qui rapplique. Il a dormi dans le bâtiment voisin et peine comme nous contre ce vent de face. Nous formons un équipage qui se relaie contre le vent et la pluie à une moyenne d’environ 12 Km/h ! On est mouillé mais on a les dents bien sèches. Question pour mon dentiste, mes dents peuvent-elles se déshydrater et tomber ? Il nous reste encore plus de 1500 Km de désert et si le vent ne tourne pas, on est dans la m… En passant on a vue notre premier dromadaire mort, encore chaud sur le bord de la route ! Pas de photos. Un peu épuisé, avec un jour de retard sur le désert, la météo ne nous réconforte pas. Du mauvais temps pour encore 4 jours, des inondations un peu partout le long de la côte d’Agadir jusqu’à Laayoune 300 Km plus au Sud dans le désert. Et toujours un vent inverse à la norme, donc en pleine face. Normalement les cyclistes qui traverse à partir d’ici font du 35 Km/h avec un vent favorable et nous nous peinons à 12 Km/h !!!!?????Heuuuu. On prend une journée de repos à Tan tan et après Inch Allah. Un petit comique nous a dit que le vent vient toujours vers nous ! Ha Ha Ha elle est bien bonne, je voudrais bien t’y voir!

Vendredi 19 février 2010

Il pleut, il vente, que faire. Repos jusqu’à midi avant de nous rendre à Tan Tan plage, 25 Km. On aura le vent de face, mais c’est pas long. On passe par le centre ville pour un petit jus à La Florida. Le jus d’orange et le lait aux bananes sont aussi bon que le lait aux avocats et les mille feuilles d’hier soir. Direction la plage, on passe le pont puis voilà les gamins qui nous lancent des roches (encore!) J’en reçois une au mollet, puis PAFF ! Le pneu arrière éclate. Une chance qu’on a juste 25 a faire ! Décharge le vélo, le pneu est fini, on dirait bien que quelqu’un a entaillé le pneu (il est presque neuf), merde. Celui que nous avons de secourt est aussi amoché (au début du voyage), on le monte quand même avec du plastique et du “tape” pour retourner en ville acheter un autre pneu. On a les garçons sur le dos, ils mendient tout ce que nous avons ! Pénible ! Il est une heure et tout est fermé, jusqu’à trois heure, nous sommes au Maroc. Retour à l’hôtel Bir Azzarane, nous appuyons le tandem devant l’entrée , le long de la clôture de métal, réfléchissons. On s’assoie sur le trottoir, un autre mendiant arrive, donne moi un Dirham. Nous allons nous asseoir près de l’hôtel de l’autre côté de la clôture, on peux-tu avoir la paix ? On fait quoi là, on en a mare du vent, des jeunes garçons, on prend-tu un bus ? On changes-tu de pays ? Sort la carte, de toute façon avec le vent on aura pas le choix de prendre un transport motorisé. Nous sommes en questionnement ! Hiiiii BANG !!!!?????

Vendredi 19 février 2010

HHaaaaaaaa ! 

D’accord ?

D’accord !

Le vélo est percuté dans la clôture. Capout ! Fini. La remorque avec. Heureusement nous n’avons rien et le conducteur non plus. Il en a fallu de peu ! Le conducteur, chef de la police routière de Tan Tan, diabétique a eu un malaise et Paff le voyage !

Trois jours d’administration Marocaine et nous revenons au pays, c’en est assez. Toute mauvaise aventure entraîne de belles rencontres. Pour traduire les documents écrit en Arabe que nous devons signer, nous demandons une interprète, Fatima. Aussi belle et douce que compétente elle nous rend service et refuse toute rémunération ( on lui refilera des livres et un film ). Le vélo est irrécupérable et les assurances ne nous demandent pas de retourner le vélo au Canada. Nous prenons ce qu’il y a de bon sur le vélo et faisons don des restes à Abdellah le propriétaire de la boutique vélo la plus près. Combien ? Gratis, on te le donne, avec la remorque. Il est heureux. Le lendemain partout dans la ville nous sommes reconnu. Bichiklet ça y est ? Notre nouvel ami nous invite pour le repas du vendredi, à la maison. Le couscous, le vrai, avec les trois enfants et sa femme, très fier de nous montrer la maison et les animaux sur le toit. 

Céline, notre agent de voyage chez Less Go organise notre retour.

Nous avons la réponse à nos questionnements.

Tout le monde est heureux.

À bientôt !

Comme ici nous apportons la pluie, peut-être apporterons nous la neige au Québec ?

Samedi 20 février 2010

Pourquoi vous faites ça ? Pourquoi à vélo, vous voyez bien que c’est dangereux ?

Un accident peut arriver n’importe où, n’importe quand. C’est ça un accident. Autant que ce soit en faisant ce qu’on aime. Juste pour nous le rappeler on viens  de faire le retour de Tan Tan à Marrakech en bus. Départ prévu 21:00 heure, réel 21:45, le bus est toujours en retard ! Nous arrivons à destination à midi le lendemain après les pauses repas, la panne réparé sur la route et les ajouts d’eau au radiateur. Plus de 14 heures. Le cul en compote, les pieds gelés, les genoux qui n’en peuvent plus. L’estomac à l’envers et le cerveau à buzzzzz. Le vélo nous manque déjà, voilà pourquoi on repartira et à vélo. Les paysages du Maroc sont merveilleux, dommage pour le désert, une expérience qui va nous manquer. Juste à voir les photos on rage. Alors il y aura d’autres périples du genre pour tenter d’étancher cette soif de vivre, cette curiosité d’aller ailleurs. Le bus, pas capable, on est trop vieux pour ça (le bus). Porter les bagages, chercher l’hôtel en taxi haaaaaaaa lâchez moi. Dire que demain il faut encore un taxi puis deux trains avant d’aller “dormir” à l’aéroport.

 Une petite tajine pour finir ? 

Si ils savaient comme ce serait bon avec une p’tite bière frète !

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