S’adapter à la météo

13 Mai 2022

Margo nous accompagne le dimanche matin pour sortir de Glasgow agréablement. Nous nous rendrons sur l’île d’Arran pour camper sous la pluie. Nous avions visité cette île en 2008.

FBE67C5C-25AF-4F17-86CB-0A7053A10500_1_201_a

Sur l’île d’Arran

Plan C, si notre planification de route a changé suite aux recommandations de Margo, la route a encore changé suite à madame la pluie. Nous nous dirigions vers les Hébrides quand on nous informa qu’il n’y a pas de traversier de Oban mais qu’il y en a un plus au Nord, soit à Mallaig ,Go, même sous la pluie. En prime nous verrons le train à vapeur Jacobit avec presque pas de pluie. Sauf que près du but nous réalisons que les îles seront inondés pour les 5 à 7 prochains jours. Ce soir là nous avons campé sauvage sur le bord de la route dans un mini parking. J’ai mis des roches et des branches autour de nous comme protection. Pas de photos sti ! Le lendemain nous rebroussons chemin vers l’Est, direction Fort William où après une autre nuit de pluie abondante nous retrouvons du ciel bleu sur la route vers Inverness en longeant le Loch Ness sur une belle piste cyclable.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Piste cyclable le long du canal

La vie à vélo est tellement belle sans pluie ! Nous avons même dormi avec les moutons presqu’en haut de la montagne où nous avons pu surveiller si Nessy allait se montrer le bout du nez !

Camping sauvage

Avec vue sur le Loch Ness

À Inverness nous sommes accueilli par une super famille membre Warmshowers pour deux nuits, donc une journée pour visiter la jolie Inverness où nous découvrons entre autre un jolie jardin botanique et une librairie de livres usagés dans une ancienne église Gaélique fort impressionnante. Lors de nos discussion de soirées, Dunkan nous recommande la côte pour nous rendre à Aberdeen.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nos hôtes Warmshowers à Inverness

Nous suivrons donc son conseil et suivrons presque entièrement l’Eurovélo #1 avec de magnifiques paysages. En partant d’Inverness nous visitons évidemment le fameux champ de bataille de  Culloden.  Rouler sur les « single road » s’avère la bonne idée.  Les automobilistes sont très courtois et comme nous, ils utilisent et attendent à la « passing place »pour nous croiser.N’allez pas croire que l’Écosse est plat, nous passons nos journées à faire des intervalles, montées-descente abruptes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Avec vue sur la mer du Nord

La météo est beaucoup plus clémente du côté Est, même si il ne fait pas chaud. C’est tout juste si nous atteignons les 15 degrés. Nos recherches pour trouver des hôtes vers et à Aberdeen s’avèrent infructueuses alors nous campons en route et prenons un Guesthouse pour deux nuits à Aberdeen la grise. Toute de granit, la ville est belle mais tellement grise, comme le ciel ! Nous sommes ici dans une autre ville universitaire. 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Aberdeen la grise.

Observation en vrac: Le bourlet est plus présent que la minceur. Les jeunes sont tous dans les grandes villes collégiales et universitaires, la campagne est beaucoup plus âgé. Les garderies coûtent 60 Livres/jour (96$can). L’éducation est gratuite et nos systèmes se ressembles avec des collèges et universités. Le système de santé aussi, même les médicaments sont gratuits. Un touriste sera même soigné gratuitement au besoin (si ça ne fait pas trop longtemps qu’il est ici). Le coût de la vie est similaire avec des maisons moins dispendieuses. L’essence est à 2.67$can/litre.Depuis peu le gaz et l’électricité on doublé de prix !

Bon on vous raconte pas tout et beaucoup de photos dans un nouvel album, ici.

L’aventure de notre arrivée à Glasgow, Écosse.

Ça commence par ne pas dormir sur le vol de nuit du 26 au 27 avril parce que les trois petits vieux derrière nous parlaient et riaient sans arrêt. À la sortie de l’avion, les bagages sont manquants, tous. Pas non plus d’agent de Air Transat dans le coin. C’est donc chez Swissair que nous complétons un formulaire de perte de bagages. Nous joignons quelqu’un au téléphone des plaintes de Air Transat qui nous réfère à des numéros de téléphone ou il n’y a que des messages enregistrés disant de remplir un formulaire en ligne. Ce que nous faisons. Première chose nous achetons une carte SIM à 40 pounds et finalement nous quittons avec le bus vers le centre de Glasgow. Au centre ville nous tournons un peu incapable de nous concentrer. Destination café. Le premier trouvé s’avère un Starbuck. J’y dors 15 minutes alors que Josée veille. Puis nous partons vers notre hôte warm shower au 34 Annan Drive. Le gars à l’info-touristique nous indique de prendre la bus #60, pourtant Margo disait la 267. IL me montre sur la carte le parcours de la 60, ok c’est bon. Nous nous rendons à la maison et passons par l’arrière comme mentionner pour trouver la clé qui doit être dans une boite à clé. Nous avons même le code. Nous cherchons sans trouver la boite à clé. Je texte Margo qui travail et nous attendons dans le jardin arrière. Josée dors sur le sol du patio une demi-heure. Moi je fouille un peu partout et tente même le code avec les cadenas du cabanon sans réussir. Margo nous téléphone juste au moment ou une dame ouvre la porte arrière de la maison. Visiblement ce n’est pas Margo qui est devant moi. Constat, il y a deux 34 Annan drive à Glasgow. Margo m’avait dit d’entrer le code postal, ce que je n’ai pas fait, évidemment. Constat #2 nous sommes au nord-ouest du centre de Glasgow et Margo habite au sud-est ! Prenez le train qu’elle me dit et entré le code postal. Petite marche pour prendre le train qui arrive en même temps que nous. Je demande à une fille si c’est le train pour Glasgow ? Oui dépêchez-vous. Je peux prendre des billets à l’intérieur du train ? Bien sur. Good. Le gardien passe pour vérifier les billets, je lui dit où nous voulons aller avec le bon nom de cartier. Ha le train pour cette section est en réparation, vous devrez descendre à … et prendre le bus qui fait la liaison. Vous savez où débarquer ? C’est la même fille qui répond qu’elle va nous indiquer. On doit avoir l’air pas mal perdu ! Une fois au bus je sympathise avec le driver en lui contant notre journée de marde. Il dit qu’il me fera signe quand descendre du bus. Il nous reste une petite marche, heureusement qu’il fait beau soleil. D’ailleurs le chauffeur nous dit d’en profiter, l’été ne dure que quelques jours ici !

Arrivé chez Margo nous trouvons la fameuse boite à clé et le chat qui a faim, il est 18 heure et notre avion est arrivée à 6:30 ce matin. Toute une galère. Avec ça nous n’avons toujours pas parlé avec une personne chez Air Transat. Nous remplissons le formulaire en ligne pour la 2ième fois car à l’aéroport Josée avait réussi sur son cellulaire mais on ne sait jamais ! Après la rencontre avec Margo qui arrive un peu plus tard nous mangeons une lasagne et nous nous couchons. Après avoir dormis une heure nous commençons a tourner et l’estomac est à l’envers. Je capote littéralement en pensant à divers scénarios tous plus mauvais les uns que les autres. Josée ne dors pas mais est plus Zen. Il est passé 22h, Josée consulte quand même les e-mails. Air Transat a répondu qu’ils ont bien reçu notre demande et que « votre bagage devait voyager le 29 avril pour vous être livré » qu’ils sont désolé et bla bla bla. Ouff parce que sur la demande nous avions une confirmation qu’ils avaient reçu la demande et qu’il faut compter deux semaines pour le traitement ! La je capote moins. Nous sortons nos livres de lecture avant de finalement nous rendormir. Fin de la journée de marde. En principe à partir de maintenant ça devrait mieux aller. Difficile de faire pire. Par chance notre hôte warm shower, Margo est super gentille et nous invite à rester le temps que ça prendra. Et à notre grand plaisir elle parle français.

Le 28 et le 29 nous visitons Glasgow sous le soleil, c’est l’été. 

La nuit du 29 au 30, le cerveau fait encore des tours sur lui-même ! Le 30 c’est l’attente. À midi nous n’avons toujours pas de nouvelle. J’ai finalement rejoint quelqu’un chez Swissport à l’aéroport de Glasgow. Elle ne peut me répondre mais fera le message et on me rappellera. Chez AirTransat mon mail est toujours sans réponse. Vers 14h c’est Margo qui reçoit un téléphone du superviseur des bagages de l’aéroport pour lui dire que les bagages sont en route sauf le tandem car il n’entre pas dans le camion de livraison. À 16h un autre livreur nous livre le tandem. Aucun dégât. La perte de bagages est probablement dû à notre transfert de 23 heures à Toronto. Heureusement en plus des tracking des colis nous avions des photos, ça aide des photos.

Il ne nous reste qu’à tout assembler et quitter notre hôte warm shower demain matin. La route planifiée est complètement modifié suite aux recommandation de Margo. 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Avec Margo dans son jardin.

Aventure à suivre !

RETRAITE / NOUVEAU DÉPART

Si « partir à la retraite » est une expression, elle prend pour nous tout son sens. Ceux qui nous connaissent intimement savent que notre métier d’horticulteur n’est pas de tout repos. L’entretien paysager semble bien bucolique de l’extérieur et de nombreux passant nous envient de travailler à l’extérieur. La réalité, même si nous adorons ce métier, demeure que nous sommes souvent à quatre pattes dans la terre et que la pelle et le râteau sont nos outils les plus utilisés. Nos dos, genoux et mains en savent quelques chose. Josée approche de la soixantaine et Robert y est déjà alors il est temps pour nous de passer en mode voyageur avant que la santé nous joue des tours.

Notre voiture est vendue, notre duplex est loué, nos meubles sont remisé pour deux ans, il ne nous reste qu’a partir et pédaler. Toujours en tandem nous partons vers l’Europe en débutant par l’Écosse puis la Scandinavie. La suite est plus ou moins déterminé, ça dépendra de la situation mondiale politique et sanitaire. Nous ferons de petits tours de quelques semaines au Québec à tout les 6 mois environ.

Conférences : À la rencontre des Mexicains, 6000km en tandem

Comme nous passons l’hiver au Québec (une fois n’est pas coutume)  nous vous présentons quelques conférences portant sur notre périple au Mexique à l’hiver 2018-19. Une traversée de 6000 km à la rencontre des mexicains et de leurs paysages dépaysants. En autonomie complète nous sillonnerons Baja du Nord au Sud avec les cactus, les plages, les « gringos », les « truck-stop » et le généreux accueil des Mexicains. Après une traversée vers Mazatlan nous monterons à Durango nous rafraîchir avant de poursuivre vers le chaud Yucatan en passant surtout par les montagnes et non par les plages afin de découvrir un Mexique différent des stations balnéaires .

Voici donc les dates et les endroits pour assister à nos conférences :

Lundi le 10 février 2020 à la Maison des cyclistes de Montreal de 19 h à 21 h.

Pour réserver chez Vélo Québec

Mercredi 12 février 2020 à la bibliothèque Linette-Jutras-Laperle de Plessisville des 19h.

Pour réserver à Plessisville

Mercredi le 26 février 2020 à la Bibliothèque de Drummondville de 18:30 h à 20:30 h.

Pour réserver à Drummondville

Mercredi le 20 mai 2020 à la bibliothèque de Sorel-Tracy de 19 h à 21 h.

Pour réserver à Sorel-Tracy notez que la publication de mai n’est pas encore sortie.

En espérant vous-y rencontrer.

D’ici là nous planifions déjà notre prochain voyage pour l’hiver 2020-21

 

Nos plus belles routes au Mexique.

Si en général nous avons aimé la très grande partie des routes de notre périple au Mexique, il faut bien dire qu’il y en a de plus belles que d’autres. Alors voilà une petite carte pour identifier nos coups de coeur. Les routes en vert sont donc nos préférées. Quand on parle de route, on parle de beaux paysages, souvent montagneux et de peu de circulation. Ça ne veut pas dire que les autres sont laides mais elles ne font pas partie de nos préférés. Les pires, si on peut dire, serait celles après Palenque vers Cancun. Aucune vue, plat et trrrès chaud sur la route. Par contre il y a de jolie villes et sites.

Sur la carte vous pouvez cliquer sur le trajet pour avoir la distance et le dénivelé positif de la section.

Notre « top préférée » serait la 40 libre de Mazatlan à Durango en 5 jours sur 330 Km et 6073 mètres de dénivelé positif avec 30heures en selle. Il y a une journée ou nous n’avons fait que 35,5 Km à 7,2 Km/h de moyenne et 5 heures de vélo. Ça monte ! Nous conseillons fortement d’être en autonomie complète. Il faut camper et se faire à manger. Porter beaucoup d’eau même si il y des ravitaillements, soyez prudent. Peu d’auto, nous étions seul sur la route avec nos souffrances et les vues ! À Mazatlan nous sommes en bord de mer, la plage, le malecon, les Mexicains en vacances. À Durango, c’est le Nord, le froid, les montagnes, le Mexique plus rude mais festif avec sa rue piétonne. Nous y étions pour le jour de l’an 2019.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Route 40 libre

En deuxième vient la 15 entre Morelia et Zitacuaro avec en prime le site des papillons à Angangueo. À voir sans faute si vous y êtes aux bonnes dates. Camping autonome souhaitable mais non obligé. Il y a de l’hébergement. Quatre belles journées de vélo. Il vaut la peine de séjourner au moins deux nuits à Morelia et à Zitacuaro bien quelles soient très différentes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Couché de soleil à 3045 mètres. Vue imprenable!                                                                      Camping sauvage idéal entre Morelia et Cd Hidalgo

En troisième place vient la fameuse route 199 de San Cristobal à Palenque en incluant la route 190 de Chiapa del Corzo à San Cristobal. Luxuriante route, la 199 est moins difficile que la première. Nous vous recommandons de bien vérifier auprès des locaux si elle est sécuritaire. A vous de décider. Si vous vous y aventurer nous suggérons d’éviter la fin de semaine et de rouler tôt le matin. Surtout gardez le sourire ! Il y a de l’hébergement, nul besoin de camper le long de la 199. Quatre ou cinq belles journées de vélo. Attention, de Chiapa del Corso à San Cristobal (la 190) il y a plus de 2100 mètres de dénivelé positif !Possiblement deux jours au lieu de un et camping sauvage. Prenez une journée de repos à Chiapa del Corso pour voir le canyon et séjournez quelques jours à San Cristobal, elle est si jolie ! Le site Maya de Palenque serait, lui, notre préféré. Sans oublier les cascades d’Agua Azul ou de Misol Ha en chemin ou vous pouvez y dormir.

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Sur la 199, les belles montagnes vertes.

C’est au Chiapas que nous avons rencontré le plus d’ethnies.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Broderie en bord de route 199 et vente de végétaux.

Le Mexique est grand et sauf la péninsule du Yucatan, rien n’y est plat. Pas même Baja California et la route des cactus. Une route unique et relativement facile.

Notre traversée Mexicaine en statistiques .

Incontournable chronique pour certain, inutile pour d’autre. Prenons les à la légère . Après tout on peut leur faire dire ce qu’on veut. Parlez-en à nos ministres des finances!

Le Mexique est accessible à tout cyclotouristes même si certaines sections sont plus abruptes et moins peuplés. Baja est relativement facile et dépaysant mais il est de loin préférable d’y camper.

Les Mexicains sont si accueillants allez-y !

Statistiques pour tout le Mexique, incluant Baja California déjà publié.

Incluant les vacances ! Ha ha ha ! (5 jours à La Paz et 5 autres à Playa del Carmen)

Séjour total : 125 jours

Jours roulés : 86 jours.

Jours de repos : 39 jours

Distance totale : 5875 Km, c’est grand le Mexique !

Moyenne par jour roulé:  68,3 km par jour roulé.

Vitesse moyenne: environ 16 Km/h, ça fait 366 heures de vélo !

Journée la plus longue en distance : 114 Km de Valladolide à Tulum.

Journée la plus longue en temps : 7:35 h. en selle de Chiapa del Corzo à San Cristobal.

Journée avec le plus de dénivelé positif : 2137mètres de Chiapa del Corzo à San Cristobal.

Dénivelé positif total : 55300 mètres. Confirmation que le Mexique n’est pas plat. La terre non plus !

Soleil ☀️ avec seulement une journée de légère pluie et deux jours à la fin à Playa Del Carmen.

Température : Sauf en montagne près de Durango, il fait chaud et même très chaud après Palenque. Yucatan, Campeche, Quintana Roo ainsi que Oaxaca sont des états très chauds.

Crevaison : 3 à l’arrière et 3 sur la roue de la remorque Bob

Bris : Suite à un « topes » manqué nous avons cassé trois rayons et fendu un pneu sur la roue arrière. Cassé un autre rayon sur la roue arrière. La selle Italia de Josée rend l’âme, usée. (bec de selle trop large)

Camping : 33 nuits en camping (surtout à Baja) dont 18 gratuites (sauvages ou W/S)

Warm Shower host : 17 hôtes pour 22 nuits dont 5 en camping.

Hôtel, Motel, cabana, Posada … : 70 nuits

Dépenses par jour pour les deux vieux : 51.50 $ can. incluant tout, le bateau, l’appartement à la fin, même les toilettes à 5 pesos !  Sauf les billets d’avion.

Notre objectif reste toujours à 50$ par jour. Si le $ Canadien se serait maintenu à 1$=15pesos comme il était au début du voyage, nous aurions réussit (49.80$/j).