Lors du voyage de l’hiver 2011 à 2012 qui nous fit traverser l’Amérique centrale de Cozumel au Mexique au Costa Rica, le cadre du tandem se fissura sous la selle de Josée. De mon avis il y a là un défaut de conception, une faiblesse. Toujours est-il qu’au Guatémala nous avons du le faire souder par un artisan à Antigua. Heureusement le cadre est en acier et Senior Lopes peut nous le réparer. Une année plus tard, et quelques routes cahoteuses de Cuba nous confirme que la réparation n’était que temporaire! De retour au Québec nous consultons chez Marinoni et une réparation en profondeur est entreprise. Le tube de selle est changé et est maintenant plus long. Les haubans sont remplacer et s’attachent plus haut. Un tube est ajouté entre la barre horizontale et le tube de selle pour renforcer le tout. En 2014 pour des raisons médicales, nous n’avons pas roulé, ou si peu! Pâques 2015, nous sommes prêt.
Mise à jour du site
Tandem brisé
Prendre l’avion avec un tandem ou autre vélo
Prendre un avion avec un tandem et tous les bagages peut devenir une aventure en soi!
Voici donc quelques conseils avant de partir et une fois sur place.
Bon départ
Sac ou boite?
Il y a des pour et des contres, mais la vraie réponse vous viendra de la compagnie d’aviation. Vérifiez bien leurs demandes sur leur site. La plupart demandent une boite.
Un des avantages du sac est qu’ils ne pourront pas empiler tous les bagages par dessus, donc moins de risques de bris… Ils font plus attention et c’est très facile de préparation. Il vous reste à trouver le sac. À l’aéroport ou dans les terminus d’autobus. Procurez-vous-les d’avance ou faites une réservation.
Les boites sont plus faciles à trouver et on peut y introduire quelques articles, comme les casques et souliers de vélo qui ne pèsent pas, mais qui prennent beaucoup de place. Attention à ne pas dépasser le poids maximum autorisé, car vous pourriez vous retrouver avec une jolie facture! Comme désavantage, c’est long et il faut bien sécuriser le tout. Aillez en tête que la boite sera mise à rude épreuve. Ne laissez pas de petites pièces libres dans la boite. Il est fort probable que la boite sera ouverte aux douanes et il se peut bien qu’elle soit brisée, déchiré. Placez les petites pièces dans un sac et fixez-le au cadre. Protéger bien la fourche, les dents du pédalier et le dérailleur.
Si vous n’avez pas l’habitude, trouver une boutique de vélo proche. Ce sera quelques dollars de bien investi.
Les boites de plastique rigide sont très coûteuses, si elles sont parfaites pour protéger votre monture, elles ne sont pas faciles à gérer une fois sur place. Ceci dit, si vous avez un vol allé-retour dans la même ville, peut-être que vous pourrez laisser la boite à votre hôtel ou chez votre hôte warm shower? À Cuba, nous avons laissé notre grande boite de carton à quelqu’un qui nous l’a gardé un mois, avec un petit pourboire! Cela nous a évité de chercher toute une journée.
Je ne saurais trop vous recommander d’arriver plusieurs heures avant votre départ, disons deux de plus que la recommandation normale. Des négociations ne sont pas rares une fois au comptoir. Je vous recommande d’avoir avec vous les règlements de la Cie, concernant les vélos. Le poids, la grandeur et le prix. Garder votre facture de l’allée, elle pourrait servir au retour. En cas de litige, demandez un supérieur, restez ferme, mais souriant 🙂
D’Istanbul à Katmandou le tandem a du voyager enrubanné de papier bulle. Sans grands dommages sauf une chaîne de tordue.
Certaines cies comme Latham vous permettent même de tout inclure lors de votre réservation en ligne. Air Canada demande de les appeler pour ajouter un vélo! Bref vérifiez bien les modalités d’articles de sports avant d’acheter vos billets car certaines compagnies chargeront au kg. Par surcroît les règles changent souvent et changent aussi d’un continent à l’autre. Ce qui est vrai aujourd’hui peut ne plus l’être dans un mois. De même ce qui est en vigueur pour des vols en Amérique du Nord n’est pas forcément correspondant en Europe.

Deux boîtes et deux sacs arabes au départ pour la Nouvelle Zélande
Amérique centrale ( Mexique au Costa Rica)
Tout a débuté par le Ironman Cozumel au Mexique le 19 novembre 2011 pour ce terminer au Costa Rica le 22 février 2012.
Ironman Cozumel 2011
21 novembre 2011
Arrivé le 19 en après midi avec tout nos morceaux. Le tandem dans sa grosse boite, le vélo de triathlon dans les bagages de notre amie Wendy, tout le reste, incluant Hubert et son vélo aussi. Et oui pour ceux qui ne savent pas. Le voyage de cette année débute avec un Ironman pour Robert ! Du 19 novembre au 26, nous séjournons dans un resort au bord de la plage. En plus de la mer, les deux piscines, les trois restos, le luxe d’un tout inclus. Une première pour nous. Espérons que nous ne prenions pas trop goût au luxe et à la farniente. Mais pour le moment, outre les petits entraînements pour maintenir la forme, notre grosse activité consiste à changer de restaurants entre les repas. Bon quand même nous avons fait un peu de snorckling lundi. Et mardi nous partons en bateau pour de plus beaux site de plongée.
Ironman Fait
Mardi 29 novembre 2011
Merci de vos encouragements, on en a eu pas mal des Mexicain aussi.
Nous avons eu toute une journée.
C’est fait ! J’ai manqué ma cible de peu ! Quelques minutes trop lent … c’est probablement les nombreux arrêts aux toilettes lors de la course à pied. J’ai le … bien irrité et c’est pas à cause du vélo 🙂 Nous avons eu de tout, du vent comme prévu, de la chaleur ( surtout à vélo ) avec un peu de pluie à vélo aussi. Du côté Est de l’île il vente tellement qu’on dirait une montée de 20 km. Mais le déluge fut à la course à pied avec les égouts qui débordent ( senteur inclus ) et les pieds bien dedans, jusqu’à 6" par endroit. La nage à brassée comme d’habitude avec des vagues et du courant qui nous déporte, mais on a eu aussi du courant qui nous aidait ( mieux que prévu pour moi ). Bref j’étais bien en dedans de mes temps à la fin du vélo et il ne me restait qu’un marathon à courir en moins de 5 hr pour finir sous les 12 heures . C’est là que ç’a chier ! C’est le cas de le dire, mon estomac m’a laissé tombé, trois arrêts urgents aux toilettes avant le km 21. Après il n’y avait pas grand chose qui entrait, mon ventre était gonflé ( même après la course j’avait une grosse bedaine), c’est peu être l’eau salé avalé à la nage? . J’ai du marcher du 32 au 40 ième Km, un bon pas militaire en mangeant des bretzels salés ( j’ai même passé des gens qui couraient ) Bien sur je devais finir en courant pour les deux derniers km et finir en souriant avec un nouveau PR de 12:04 hr. et surtout un long baisé à ma blonde qui m’attendait au finish. Bon j’vais encore brailler! Merci Josée je t’aime. Les vacances commencent.
Ce matin il vente tellement que même du côté calme de l’île il y a des vagues de 2 mètres, la nage serait sûrement annulée, même les palmiers plient sous le vent. Nous partirons donc à la prochaine accalmie dans un ou deux jours. Destination, Belize tranquillos amigos.
jeudi 1 décembre 2011
Amérique centrale 2011 – 2012
Descente tranquille du Mexique au Costa Rica sur deux roues. ! Fini le resort tout inclus, nous avons maintenant les étoiles du ciel !
La 307 direction Sud
Samedi 3 décembre 2011
Sur la 307 on trouve de tout , même un ami ! Cette autoroute à quatre voies qui mène au Belize ressemble à la 20 entre Québec et Drummondville sauf que. Sauf que la végétation le long de la route se compose de palmier, de gloire du matin en fleur. Trois papillons bleus ( morpho ) nous on croisés… Sauf que les resto, campings, et autres ont accès direct à l’autoroute, ça passe donc de la ruelle en gravier ou de l’entrée du vendeur de jus à l’autoroute. Sauf que les gars de la voirie sont en babouches et coupe la végétation au bord de l’autoroute avec des machettes. Elle coupe en ta leurs machettes, mais fait chaud aussi en ta plié en deux à fouetter les graminées. Nous roulons donc sur l’accotement de 2 mètres de large sur cette route à l’asphalte parfaite quand on nous claxone. V’la ti pas qu’un hurluberlu sort du véhicule. Bon qu’est-ce qu’il nous veux celui là. Aillle c’est Hubert, notre Ironman, qui se rend à Tullum avec Wendy. C’est nous qui sommes éberlué ! Parlant d’Ironman, pour ceux qui se demande comment va mon postérieure, disons que nous avons un nouveau club à Drummondville. “Les Ironman à l’estomac trop actif”. Quand notre charte sera complété nous investirons quelques dollars Mexicain en action d’Anusol, si jamais ça ne rapporte pas beaucoup, au moins ça soulage.
Des arrêts à Akumal pour voir et nager avec les tortues dans la mer et à Tullum visiter les ruines Maya. À Tullum nous séjournons au « tranquillos » où nous pouvons cuisiner. Nous y rencontrons encore des Québécois et un “Ironcouple” bien grippé. Un peu comme nous d’ailleurs car nous avons côtoyé pas mal de gens malade depuis le 27. De Tullum vers le Bélize la route reste similaire sauf qu’elle devient à 2 voies avec le même accotement et bien moins d’auto, comme Drummondville-Sherbrooke sur la vieille 55, quand elle était simple et que les gens se tassaient sur l’accotement pour laisser passer ceux qui doublaient. Pareille ici. 100 km en une journée, vent de dos, pour nous rendre à Carillo Puerto. 80 km encore et nous sommes au début du Laguna Bacalar, un lac de 60 km de long aux eaux turquoise et bleu mi-salé.
Fin de semaine au lac
dimanche 4 décembre 2011
Une fin de semaine au lac Bacalar en camping, c’est bon pour le porte-monnaie. Avec des journées de 80 et 50 km, ça nous permet d’arriver tôt et de nous prélasser au bord de l’eau. À l’hôtel Carolina, de notre campement nous avons la vue magnifique du Lago. Alors la vie est simple, nous faisons le vide dans nos têtes. Mange, pédale, dors. Un nouveau livre à venir ! ha ha ha.
Pollo asado
Lundi 5 décembre 2011
Pollo asado al carbon para comer aqui.
incluye : arroz, frijol, salsa, tortilla, espagueti y cebolla asado y uno Coka Cola.
90 $ Mex. por dos personas.
Muy bien.
À 6.90$ can on fait fermer tout les resto de poulet au Qc.
En prime vous avez l’autoroute à deux pas ( vraiment deux pas). Le tout cuit sur charbon de bois dans un 45 gall coupé en deux qui servait à j’veux pas savoir quoi avant. Tout les parfums et épices locales sont inclus.
Belize

Avec les chevaux au Belisle
Mercredi 7 décembre 2011
La “Northern highway” du Belize, pas une seule côte, vent de dos, tout va bien. Sauf que pour nous rendre à Belize City nous avons roulé plus de km sur de la “durt road”que sur l’autoroute!
Même un peu de pédalage pour faire avancer le traversier. La population à changée complètement à la frontière, des noirs, des blancs, des mennonites, des maya, un beau mélange. Un mélange de langue aussi, de l’anglais mêlé de créole et d’espagnole, le tout bien mâché à la jamaïcaine. Pays de temples maya, d’oiseaux superbes et de végétation impressionnante. Il n’y a pas une grosse variété de légumes, ni de fruits présentement. On se débrouille avec les oignons, tomates, piments, ail, carotte et bien sur les bananes, oranges, papayes. Le coût de la vie est pas mal élevé pour les petits salaires qu’ils font. Un policier fait 200 à 300$ Bz par semaine. 1$ Can = 2$ Bz Et un professeur touche 400 / semaine au début. Comme le beurre d’arachide coûte 3.65 $Bz, 6 oeufs 1,50$ Bz et le repas de riz et fèves noir avec salade de choux et poulet 8$ Bz dans la rue. Imaginez les métiers moins nobles.
Dirt road, highway et boat trip
lundi 12 décembre 2011
Sur un total de 353 km au Belize nous aurons roulé 123 km de dirt road. Pas toujours facile mais fortement dépaysant! En fait, dès que vous sortez de l’autoroute vous êtes sur chemin de terre battue. Pour ce qui est de l’autoroute, c’est comme une petite route de campagne. Du goudron avec du concassé dedans! Le boat trip lui nous a mené de Orange Walk au site de Lamanai. Un très beau site maya, l’un des dernier a être abandonner. Ici les Maya on rencontré les Espagnols et les Anglais!. Le tour en bateau nous rend accessible à la faune locale et a une diversité d’oiseaux.
Dans tout les guides il y a une note nous informant que la sécurité c’est améliorer a Belize cité, à bien regarder les bâtiments nous avons eu un doute. Rien de fâcheux mais nous n’avons pas tarder le soir dans les rues.
Les fourmis
Mercredi 14 décembre 2011
Surprise au réveil.
Le sac de la remorque est envahie de fourmis brrrrrr! le chaudron vide est noir de monde, ça grouille la dedans! Nous avons été quitte pour le grand nettoyage du Bob avant de repartir du parc National. Et tant qu’a faire on répare les trous! Josée est morte de rire, la bouff n’a pas été touché !!! Entendez-vous son rire?
Guatemala

lundi 19 décembre 2011
Bienvenida a Guatemala
Traduction, bienvenue dans les côtes!
Et oui, sortir du Belize nous fit passer par les montagnes Maya. Depuis c’est les montagnes russes. La plus intense à ce jour fût la montée vers Tikal en sortant de El Remate, 3 km de montée (asphalté) dont le dernier km à 5 km/h bien accoté, la sueur dans les lunettes, qui pisse au bout des doigts, qui mouille la selle! Nous sommes dans la jungle humide. Ouaip monsieur, ça sent le monsieur et la madame en arrivant au camping du Jaguar Inn qui n’inclus pas la douche!
Ha Ha Ha ! mais tenez-vous loin!
21 Décembre 2012
lundi 19 décembre 2011
Où serez-vous le 21 Décembre 2012 au solstice d’hiver lorsque la terre et notre soleil sera aligné avec le centre de la voie lactée? Que le crocodile crachera l’eau pour marquer la FIN du cycle Maya? Cette catastrophe relié à l’eau est prévue depuis des centaines d’années par les Mayas. Certains experts d’aujourd’hui prévoient un ré-enlignement de l’axe de la terre. Si cela devait être le cas (que le croco sur lequel on vit, bouge ) il va y avoir tout un raz de marée!
Puis nous serions en transition pour le cinquième monde.
Avez-vous lu le livre “La marche” ?
Le tour du lac
Mardi 20 décembre 2011
Le lac Itza en face de notre maison à El Remate. Nous décidons de partir vers San Jose par le Nord du lac, par la route de terre, par les montagnes, par une superbe journée chaude et ensoleillé comme nous les aimons! Ça monte qui nous dit le papa de la petite famille chez qui nous séjournons depuis quelques jours. Ben toryeux y’avait raison! 28 km de monte descend à plus de 12% pour la plupart. Nous avons poussé, poussé et encore poussé au moins quatre montées. Les descentes elles … les trois freins au fond pour ne pas dévaler et tout casser, nous comme le tandem. Dur sur les machines, nous comme le tandem! ha ha ha! À San Jose avant midi, nous trouvons un resto ouvert, bien des places sont fermé, Noël ou le manque de touristes? Ma montre indique 49’ C au soleil tandis qu’à l’ombre du jardin où nous mangeons elle indiquera 33,5’C. Nous suons dans nos cuissards assis sur les belles chaises en bois juste à manger des hamburgers au filet de poulet dé li ci eux avec des frites et surtout deux shakes aux fruits suivit de café. Il devait y avoir des bateaux qui traversent vers Flores, nous devions rester une voir deux nuits ici, la route pour Flores devait être en terre, voir une piste. Et ben faut pas toujours se fier! Pas de bateaux ici à San Andres et seulement des express à 100 Qz par bateau. Par contre la route est pavé et ne fait que 22 km pour Flores, de l’autre côté du lac. Nous passons deux heures à table, pour laisser passer le plus chaud et questionner notre hôte. Nous avions bien l’intention de nous rendre à Finca Ixobal sans jamais avoir vraiment réaliser que Finca veut dire ferme. Nous découvrons que cet endroit à 112 km au Sud de Flores serait parfait pour la Navidad ! Comme nous aimerions prendre quelques jours à la même place pour un peu de repos, encore, oui oui je sais, mais on est en vacance ne l’oublions pas. Nous changeons tout nos plans et partons sur le champ pour Flores où nous nous baignerons juste en face de notre hôtel en fin d’après midi. Yes, une vrai belle journée qui fini à l’eau tiède. En plongeant à l’eau nous ne ressentons presque pas la différence ! Marche dans Flores, bouff dans la rue et enfin un guichet ATM pour avoir des beaux Quetzals. C’est fou comme ces petites machines peuvent être indispensables. Depuis notre entrée au pays nous devons changer des dollars Américain ( heureusement qu’on en avait ) à taux … variables ! Demain en route vers Finca Ixobal.
Vamos amigos!
C’est le déluge
Vendredi 23 décembre 2011
Voici le menu de Noël, (le 24 au soir ). Sur la photo il manque les dessert : Gelatina con Cocetel de fruta. Pastel de Chocolate. Pie de manzana, pie de fraisa con banano. On va prendre le végétarien, question de laisser le jambon aux autres! En attendant il pleut comme jamais depuis le début du voyage. C’est vrai que des toits de tôle ça amplifie l’effet, mais quand même. On est pas mal content d’être ici. À oui, ici c’est Finca Ixobel, la ferme dont nous parlions. 112 km en une seule journée le 21, pour nous rendre ici. Le soir il y un buffet à volonté pour 65 Qz (- de 9$ can), on a pris ça! Depuis on se repose et faisons connaissance avec les autres voyageurs qui passerons la Navidad avec nous. Il y a entre autre un couple de jeunes qui sont arrivés aujourd’hui. Nous les avons rencontré à Sarteneja, le gars venait de prendre une plonge avec un vélo et avait le nez ensanglanté. C’est Josée qui c’est évidemment occupé de lui, même à l’infirmerie du village il n’ont rien fait de valable. Nous avions de meilleurs pansements et des points de rapprochements. Nos routes se sont séparé mais on c’est recroisé à Orange Walk puis à Belize City et encore maintenant. Ils ne finissent plus de remercier Josée et ils gardent avec eux les points de rapprochement que Josée leur a laissé. Son nez est presque guérit! Un Allemand à moto (évidemment) qui fait pas mal la même route que nous. Sauf que lui il arrive du Canada et il se rend à Terra del fuego en Argentine en un an. À par la visite de Poptun hier. Menu travaux: Les coutures de la tente sont recelés au silicone, elle prenait un peu l’eau. Le vélo est propre, les petites réparations sont fait et il est au repos, nos fesses aussi! Enfin… pas de détails croustillants la dessus! Disons qu’on se lève plus tard!
J’ai étudié les fourmis
Lundi 26 décembre 2011
Dès le 25 nous avons reprit la route. Après une merveilleuse journée de 104 km par monts et vallons, par campagnes verdoyantes à villages endormis, de toits végétales à buenas dia, de la chaleur humide des montées aux descentes grisantes, le vent dans les dents nous sommes à Rio Dulche.
Fatiguée, nous jetons notre dévolue à la casa Perico ou nous nous rendons en lancha par la voie navigable, il n’y a pas de route. Les hautes huttes bâtient à fleur d’eau marécageuse sont reliées par des quais forts glissants. Tout est humide, la moiteur nous entoure. Notre cabana, au deuxième laisse passé l’air et les moustiques par des grands triangles de 10 pieds de hauts. C’est magnifique, vue imprenable sur la jungle et rassurez-vous il y a peu de moustiques (surprenant) et des filets couvrent nos lits.
Après nos hambergesas au poulet, j’ai encore faim et en avale un autre au poisson. Couché tôt à deux heures je me réveille, ça file pas! Il pleut des cordes et les toilettes sont à 150 m ( quai glissant), pas tentant de sortir des couvertures ! Mais faut ce qui faut, une fois levé je peine a garder mes fesses serrées et je me rend péniblement aux toilettes. J’y reste un bon moment, j’y suis entouré de céramiques blanches bien lisses et de fourmis minuscules (encore) qui montent et descendent. Je me dis que ça doit être bien glissant la céramique moite mais elles ne semblent pas sans plaindre. Parfois une fourmis particulièrement chargée se fait poussé par une autre. Elles m’intriguent.
De retour au lit, ça brasse et j’ai mal au coeur. Je dois retourner en toute hâte voir mes fourmis en bobette et manteau de pluie. Cette fois je ne me rend pas et doit m’accroupir au dessus de l’eau brune et me soulager. Je poursuis aux toilettes, les fourmis n’ont pas lâchées le travail, moi non plus. Je m’accommode d’une poubelle pour évacuer le hamburger par le haut sans quitter mon siège. Ha les fourmis vous êtes bien tolérantes. De retour à la chambre un rince bouche et un brossage de dents s’impose. Je me trompe et prend la brosse à dents de Josée. Milles excuses, c’est trop tard. Il ne me reste qu’a frissonner jusqu’au matin dans mes draps humides.
Le bateau réservé la veille part a 9h00 pour Levingston. Descendre le Rio Dulce jusqu’à la mer en lancha nous semblait une joyeuse idée hier!!
Avant de prendre le bateau je retourne aux toilettes, misère les fourmis n’y sont plus, la poubelle est vide, ça sent le désinfectant. J’ai bien peur d’être responsable de la mort de centaines de fourmis. Quand même, je bois un peu d’eau et un demi coke et j’embarque, nous sommes les premiers clients qu’il prend. Une minute plus tard, tout sort par dessus bord. Quarte bonnes secousses pour finir de sortir…., ok mon homme vamos. Je me sens mieux, nous partons chercher les autres clients. Nous sommes cinq touristes à bord après le plein d’essence et le tour du fort quand nous retournons au quai. Normalement il y a 8 à 10 clients mais là il en manque, alors il fait le plein des locaux (15), nous partons enfin il est 10 hr. Nous sommes 20 à bord en plus du “boat driver” Oui je suis assis au bord! Un peu d’eau, un peu de sandwich au beurre d’arachides que ma blonde ma préparé et nous voilà Livingston,
La marche y est pénible, de toute façon y a pas grand chose a voir ni a faire. Ceux qui aiment la place ont fait la fête avec les garifunas, drogues et alcools, ça “chill brother”. Au retour dix autres touristes, je peine a me supporter, mal partout, comme un gars! Sitôt arrivé je me couche et Josée me commende un bouillon de poulet qu’ils me servent avec des toasts. J’espère que ça va tenir.
Mes excuses à Josée et aux fourmis. J’espère passer une meilleur nuit et ne pas être victime des fourmis guerrières!
La route numéro 9
Mercredi 28 décembre 2011
Nous quittons Rio Dulce par la route qui relie Guatemala city et Puerto Barrios, LA ROUTE DU GUATEMALA. Elle est la largeur d’une route normale avec un petit accotement (heureusement) mais utiliser comme une autoroute. Des gros camions, des autobus et bien entendue des voitures qui tous essaient d’être le premier sur le rang. Pas vraiment agréable mais obligatoire pour nous. Nous terminons nos journées avec un stresse bien au top et les nuits sont courtes car le bruit des camions est continuel.
Il y a aussi le petit rebord entre la route et l’accotement, un différentiel de 5 cm bien dangereux et l’entrée des ponts qui est plus étroit. Il faut faire bien attention car à se moment il faut être sur la route, donc remonter le rebord. Après trois jours sur cette route nous sommes bien content de la quitter et de nous diriger vers les montagnes moins stressantes.
S’envoyer en montagne, sans trop savoir !
Vendredi 30 décembre 2011
S’élancer dans les montagnes sans savoir ce qui nous attend c’est faire confiance à l’ignorance! De San Agustin dans la vallée nous nous élançons vers les 1500 M. et plus. En cette première journée de réelles montagnes nous ne savons pas où nous aboutirons encore moins où nous coucherons. Personne ne semble avoir une idée exacte, sauf que ça va monter. Probablement qu’ils se disent que de toute façon nous ne monterons pas vraiment en haut! Cinq heures de suée à 11 km/hr, mon cuissard est cerné de sel quand nous dînons en bord de route. Soupe aux patates et “ouiscil”, riz, poulet et un bon coke. Nous repartons en pleine montée, nous gérons bien nos efforts même si parfois nous devons puiser loin dans nos réserves. La route est belle, pas beaucoup de trafic, il fait 32 à l’ombre. Les huit derniers kilomètres pour atteindre l’intersection de Salama-Coban sont particulièrement cuisant et mortel pour nos cuisses. Même nos abdominaux font mal. Pas question d’arrêter dans les derniers huit cents mètres, on poussent sur les pédales. Voilà nous y sommes. Depuis le départ on se dit que comme à la plupart des croisée de chemin, il y aura un hôtel. À ce point nous sommes cuits et prêt à prendre pas mal n’importe quoi. Mais d’abord boire à l’ombre. Après cinq minutes le frisson nous envahit. Il n’y a pas d’hôtel ici mais un à 1 km dans notre direction me dit le vendeur de gatorade. Je m’éloigne de quelques mètres pour demander à un autre homme si il y a un hôtel près d’ici. À ce point de la journée, vaut mieux être sur. Une fois l’information confirmé, nous entreprenons la montée ! Et la descente. Puis voilà la place, inespéré, un endroit superbe avec de belles chambres toutes propres. Un immense balcon, la vue est magique, on voit tout Salama en bas à 915 mètres. Nous prenons notre douche tiède tout habillé. Histoire de bien rincer le tout. Il est déjà 16 hr, nous prenons le thé au balcon en admirant le soleil qui se couche. Bonne nuit. Maudit que la vie est belle !
Ha les montagnes !
Mardi 3 janvier 2012
Depuis le dernier blog, nous nous lancions dans les montagnes. On est dedans jusqu’aux dents. Ça fait près de trente ans que je cherche les limites de Josée, ben je les ai trouvé au km 200 dans une montée parmi tant d’autres. Faut dire que les quatre dernier jours nous y avons goûtés. Donc après notre journée de 57 km à 11 km/h nous pensions avoir fait une grosse journée. Au que non!! Il y a plus.
Une journée de 27 km pour pouvoir faire une promenade en forêt au Biotop, refuge du Quetzal, l’oiseau emblème du pays qui est bien resté caché. Il n’aime probablement pas la bruine qui nous enveloppa jusqu’au au lendemain matin.
Premier jour de l’année, nous partons sous la pluie pour seulement quelques minutes, après le soleil nous sourit. 48 km d’une magnifique route vallonneuse.
Là ça se corse, nous poursuivons sur 33 km de dirt, dirt road alors que nous pensions qu’il y en avait que 3! En fait il y a eu un glissement de terrain donc il faut descendre au fond du ravin pour remonter et retrouver la route tout ça en poussant le vélo. Une fois l’asphalte retrouvé, le prochain village avec hôtel est encore loin. A 16h15 et a 9 km de montée du but, nous demandons l’hospitalité. Sans le savoir nous sommes devant l’église et l’école du pueblo. Pas de problème, on nous ouvre les portes et nous y passons là nuit. Il ne nous en coûtera qu’une donation. Nous avons bien fait, car la pluie revient, le soleil se couche tôt en montagnes et il y avait 14 km de montée finalement pour Chicaman à 7,4 km/h!

Dans une petite église au Guatémala
On repart pour Sacapulas à 30 km. Oublie ça, c’est du monte descend très abrupte, pire que les autres. Nous faisons une crevaison sous une pluie battante et vent violent au milieu de nul part à près de 2000 m. Après une bonne montée nous finirons notre journée à Cunen, là ou il ne devait y avoir d’hôtel. Il pleut, nous prenons le premier qui se présente à nous, beau, bon pas cher et avec de l’eau presque chaude. Je change les plaquettes de freins arrière tandis que Josée répare les tubes percés. Mais ce n’est pas tout (comme dans les annonces) , le 3 Janvier nous visons Sta-Cruz del Quiché, selon nous et la carte à 52 km dont 10 km pour le premier village. En vrai il nous a fallu 18 km et 2 hr pour le joindre et la dernière descente au froid et sous la pluie m’a complètement gelé. Je grelotte et claque des dents en mangeant. On repart, il est encore tôt, ça monte , ça réchauffe. Nous entreprenons un mur quand Josée “spot” un bus et suggère que nous y montions. OK, mais le gars tente de nous escroquer à 700 Qz ( 100$ ) pour faire les 35 km qui restent. Nous refusons et repartons au mur en poussant. Un camion de sable qui monte lentement devient une cible facile pour une Josée déterminée. Une fois le camion stoppé, le pauvre jeunes copilote n’a aucune chance! Ils nous prennent derrière, sur le tas de sable. Ils se rendent à 8 km de notre but. 23 km de camion, superbe vue. Nous tentons de les dédommager mais ils refusent 50 Qz et n’accepte que 20 de force. Notre généreux dont à l’église vient de nous revenir vite fait ! Sans cette aide nous n’aurions pas atteint notre but. Demain les prédictions sont de 19 km avec deux montes descends, pas plus nous dit-on, à suivre…
On fument deux paquets par jour !
Mercredi 4 janvier 2012
Il y a bel et bien 19 km et seulement deux monte descend en face de cochon pour arriver à Chichi. Quand je vois la “porte d’entrée” de la ville, tout en haut de la côte en pavés. Je me dis « on la monte ». J’ai jamais eu si mal en passant un fil d’arrivée. L’acide lactique partout, les bras les épaules, même les oreilles, j’hurlais de douleur, mais on l’a eu malgré tout le monoxyde de carbone que nous inhalons à chaque montées. Car les véhicule qui nous passent, fument bien noir en montées. Enfin l’hôtel que nous prenons tout en haut de la ville nous permet de nous laver à l’eau chaude et de faire notre lavage et de sécher notre linge au gros soleil. Je vous passe les détails d’odeurs…
Les chikenbus représente ce qu’il y a de plus a craindre au Guatemala. Ils ont priorité partout. Leurs moteurs sont incroyablement puissant, mais faut ce tasser quand on entend le klaxon! Et ils klaxonnent tout le temps !
Ha les montagnes 2.
Vendredi 6 janvier 2012
C’est bien beau d’avoir de la misère, mais y’a pas que ça. N’allez pas croire qu’on s’emmerde. De superbes vues, de super marchés (touristique ou très local), les gens sont formidables. Que ce soit pour trouver quelque chose ou même juste pour causer. On vient à se faire comprendre malgré notre faible connaissance de l’Espagnol. Les couleurs sont formidables, les arbres, les fleurs, les enfants. On est très loin de se faire tirer des roches ici! Le marché de Chichi (très recommandé dans tout les guides) est pas mal touristique. L’église et le cimetière sont à voir, le village en soit est joli à plus de 2000 m. En passant on a pas fini de monter. Celui de Solola, de ce matin (nous sommes vendredi) est TRÈS typique, rien pour les touristes. En fait il n’y a que nous et un vieux monsieur travesti bizz au guesthouse. Les autres sont des locaux. Il y a une foule incroyable ce matin, dire qu’hier le pueblo était désert! Nous prenons le café sur les marches de l’auberge qui donne sur la rue bondée. Ici ce sont les légumes, les fruits, les poulets, le grain et un peu de tissus. Beaucoup de bouff, une superbe hôtel de ville et une église dont je vous reparlerai, Dimanche nous irons à la messe à la cathédrale. Mais avant nous prenons deux jours au lac. 6 km de descente très à pic, que nous ferons en bus pour rejoindre Panajachel ou Gringopueblo. Car c’est là que 99,99% des touristes vont, sans même monter les 6 km qui les séparent de Solola. Mais Solola est bien trop calme!
Lac Atitlan
Samedi 7 janvier 2012
Nous comprenons vite pourquoi Panajachel est surnommée Gringo pueblo. Il doit y avoir 10 touristes pour un local ! Ça fait étrange après une semaine en montagne avec aucun gringo. Le lac est beau évidemment et le tour de bateau pour visiter les villages est agréable. Chaque villages a son thème. Zen flyé pour un, peinture naïve pour l’autre, party enfumé ou dellta plane pour d’autres. De toute façon ils vivent maintenant du tourisme. Heureusement qu’il y des coops de femmes. Les sacs et autres tissus avec teintures naturelles sont fort jolis. Les hommes ici sont colorés, amusant ! Nous repartons pour Solola la calme où nous irons à la messe du Dimanche matin.
À l’église
Dimanche 8 janvier 2012
Nous partons pour la messe de neuf heure trente, arrivée un peu en retard nous sommes confinés debout à l’arrière. Il y a 1000 personnes assises et une bonne centaine debout ! Les messes de 6 hr. et de 7 hr. nous ont été déconseillées par l’aubergiste car il y a trop de monde, dit-elle. Et ce n’est pas la dernière messe de la journée, ni la seule église ! Dans le livre de Marc Lévi “ La première nuit “ , il y a une question à la fin du livre: “ Si vous aviez la preuve que Dieu n’existe pas, êtes-vous certain que les hommes voudraient le savoir?” “et avez-vous bien mesuré les conséquences de la diffusion d’une telle nouvelle ?” Il y a 30000 habitants à Solola et un haut parleur à l’extérieur de la cathédrale pour que les gens entendent.
Il y a là matière à réflexion!
Vamos a Antigua.
Muchas gracias senior Lopez
Mercredi 11 janvier 2012
La vie est pleine de surprises, fort heureusement ! Deux fissures sur le cadre, un peu sous la selle de Josée nous ont procuré de vives émotions !
Nous sommes en pleine montée entre Solola et Los Encuentros quand nous nous rendons compte du … problème. La solution la plus sage, nous rendre rapido à Antigua pour contacter le vendeur et le fabriquant de vélo et, ou trouver un réparateur ! Un vendeur de moto à notre entrée à Antigua me réfère à Bicitaler Lopez qui s’avère être tout prêt de l’école où nous étudions l’espagnol et habitons. D’entrée de jeu Senior Lopez me dit qu’il peut réparer. Confiant qu’il répare n’importe quoi. Nous contactons Co-Motion via “Pedal Sport” . Évidemment ils n’ont jamais vu cela. Le cadre est bien sur garantie, mais, mais … nous devons l’expédier chez eux à nos frais. Un allez-retour de 500$ ! Ils suggère une réparation temporaire avec des plaques soudées au cuivre pour finir le voyage et pour qu’ils puissent faire une bonne réparation directement sur le cadre. Cette solution ne nous plaît pas trop. M. Lopez chez qui nous retournons avec le tandem, cette fois, suggère une autre solution. Sa première action fût de bien vérifier avec un aimant si le cadre est bien en acier comme je lui avais dit. Satisfait, nous pouvons parler. Comme il semble bien que la cause soit la “sleeve” du tube de selle à Josée. Trop courte, ce qui permet un jeu de levier. Un peu difficile a expliquer. Il suggère de fabriquer une nouvelle “sleeve” en acier plus longue et de la souder à l’intérieur du cadre en soudant les fentes. Selon lui, une simple soudure ne tiendra pas longtemps, alors que sa solution serait permanente. Je comprend très bien et abonde dans le même sens. Mais peut-il fabriquer une telle pièce et bien souder le cadre? Il me fait visiter la minuscule boutique encombré de tout. Il me montre des Colnago Italien, Treck et Giant qu’il modifie. Il refait des raccords, les soudes, rapetisses des cadre ! Étonnant. Convaincu nous nous lançons dans l’aventure. Il est 16 hr. ce sera prêt à 18 hr dit-il. 2 hr et 200 Qz, je lui laisse le tandem et nous retournons à l’école. Dix minutes plus tard je retourne à l’atelier avec mon carnet de notes et l’appareil photo. C’est là que l’aventure commence. Il y a tout un va et viens ici, une pub de course le 15 de Enero, quelques calendriers de filles légèrements vêtues, une soudeuse, un buffer, un étau comme mon papa, scie à fer, limes et graisse un peu partout.
Premièrement, trouver un tube de métal qui traîne quelque part dans le brac pour fabriquer la nouvelle “sleeve”. Un vieux cadre rouge coupé fera l’affaire. Buffage extérieur pour que ça entre dans le cadre. Créer une fente sur le long, l’élargir et le chauffer, le refroidir, mesure. Insertion ! Bon Dieu elle entre parfaitement dans le cadre et la tige de selle aussi entre parfaitement dans la sleeve. OK perfecto, l’homme est satisfait. Buffage du cadre, on voit maintenant bord en bord du cadre, pas question de retourner en arrière. Insertion de la “sleeve” qui a maintenant 6” au lieu de 3” et soudure des deux côtés. Refroidir puis limage à la main, sablage. Peinture et cuisson au chalumeau, noir métal.
Voilà, il est 19 hr quand je reviens à l’école retrouver Josée, un peu inquiète. Moi je jubile, j’ai faim en ta. Les émotions ça creuse l’appétit. Quelle belle expérience pour moi. Comme quoi les pires événements peuvent se solder en moments magiques.
Antigua
Vendredi 13 janvier 2012
Nous y sommes depuis lundi. Nous avons des cours d’Espagnol tous les matins. Ouff, épuisant ! Outre l’aventure Vélo, nous prenons du bon temps. Cafés, marches, rencontres, jasette, liquados, je harcèle un peu la cuisinière à l’école pour savoir le quoi et le comment de ses plats.
Sortie côté jardin
Lundi 16 janvier 2012
Très belle route pour sortir du Guatemala. Comme on dit , maudite belle ride de vélo de deux jours. Une petite journée de 40 km puis une autre de 125 km pour passer la frontière et dormir au El Salvador dans un hôtel de passe très propre. Ils vendent même les condoms et il y des affiches pour savoir comment les utiliser. Maudite bonne idée, ils devraient faire ça aussi au Guatemala. Ça éviterait peut-être les familles de dix enfants et les jeunes filles enceintes à 13 ou 14 ans. La pauvreté se perpétue de mère en fille, surtout dans les petits villages de montagne. La mer est maintenant très proche. Nous passons de 1500 m. à 300m. en 38 km avec le sentiment d’entrer dans un four. Nous gagnons en effet 15 degrés en deux heures. Les nuits sont chaudes et les journées s’annoncent torrides dans la plaine.
Des chiffres
Mardi 17 janvier 2012
Sur 33 jours au Guatemala nous en avons roulé 21 pour un total de 1243 km. Une moyenne de 59,2 km/ jour roulé. Compte tenu des montagnes et de l’état des routes, c’est bien. Pour le budget, nous sommes à 45 $ par jour en tout inclus pour deux. Réparation inclus. Tien toé!
El Salvador, mas calor !
Samedi 21 janvier 2012
Plage de sable noir, belles vagues, eau chaude et camping pas cher. Nous longeons la côte, ça ne veut pas dire pas de côtes, au contraire. Il n’y a que du monte descend et des tunnels ! Tout le long. Mais comme c’est beau! Allez voir sur google map et demandez le relief, vous comprendrez!
Depuis quatre jours nous campons sur les terrains d’hôtels pour pas trop cher, ça nous laisse des beaux dollars Américains pour la vodka-carambole qu’ils nous servent ici au El Roble à San Diego plage. Une auberge très Chill. Autour il y a des baies pour le surf et ici une superbe plage de sable gris reluisant de bleu-noir. Hier nous avons joué dans les vagues comme des enfants. Manque juste nos enfants et on se doute bien que la place leurs plairaient. En plus il y a beaucoup de propriétés à vendre pour vraiment pas cher. Avis aux intéressés, nous cherchons un partenaire. T’as pas un chalet au bord d’un minuscule lac pour le même prix au Québec. Soleil mur à mur de Décembre à Mai ! Bouger avant 10 hr et après 16 hr, entre les deux, il vaut mieux un hamac à l’ombre avec à boire quelque chose de frais.
Dos vodca con caramboles por favor!
Demain, après deux jours de repos nous reprenons la route vers le Honduras, encore 4 à 6 jours.
Outre les melons, les caramboles et bien d’autres fruits, il y a la récolte du quinoa dans les falaises en bord de mer et transport … risqué. Ces petits grains que nous ajoutons aux céréales et qui contiennent beaucoup de protéines et de fer demande beaucoup de sueur par ici.
Un ange au Salvador.
Mercredi 25 janvier 2012
Des pierres aux reins à Antigua , trois jours de sang dans mon urine, la fièvre qui me suit depuis ce temps ( va et vient), les maux de tête. Une diarrhée du tonnerre dans la nuit du 22 au 23 après 118 km. Le 23 on a trouvé ma limite dans une montée de 6 km sous la chaleur après 44 km. Alors que je devais me soulager accroupi en bord de route caché seulement par le garde fou, un ange passa par là. Entre deux salves j’entendis parler, je demande à Josée si c’était OK? Puis j’entendis parler Québécois! Jose, c’est son nom, a passé 20 ans au Québec et il est revenu chez lui ( ici ) de Montréal à vélo il y a 8 ans. Alors, quand il nous a offert de nous héberger le temps qu’il faudra, j’ai laissé mon orgueil en bord de route et accepté de monter dans le pick-up. La visite chez le médecin ( en clinique privée ) le lendemain confirme que je fais encore de la fièvre, j’ai perdu du poids ( il manque 8 à 10 lbs d’eau, ou de merde, selon le point de vu! ), j’ai une infection urinaire en plus d’une diarrhée mal soignée. Je faisais plusieurs choses de travers sans le savoir. J’ai donc eu droit aux directives ainsi qu’à plusieurs prescriptions. Des antibiotiques, des anti-parasites ( au cas ou ! ), des bouteilles de liquide pas bon pour me ré-hydrater, des anti-douleurs et la bonne prescription contre la diarrhée. Plus de café ni de Coka-Cola, pas trop de beurre d’arachide, au moins elle me laisse les patates, le riz, le pain et elle nous conseille de nous faire à manger nous même et beaucoup de liquide ! Y parait que je devais être en super forme pour endurer ça! Belle consolation!
Attente pour voir un médecin : 30 minutes
Coût de la consultation en privé : 15$ US
Coût des médicaments ( les mêmes qu’au Québec ) 85$ US
En attendant par contre nous avons rencontré une belle famille, Maria la femme de Jose et leurs deux enfants, Charles 4 ans et la petite, 10 mois. Une journée passé avec Jose à son travail à faire les achats au marché de San Miguel pour sa Tienda ( réel magasin général ) dans un village près d’ici. Une journée avec Maria et les enfants, Josée peut maintenant prendre Xochilth dans ses bras et on peut jouer avec Charles ( surtout aux camions et aux avions ). Bref, nous avions besoin d’un ange et il nous a trouvé, merci Jose et Maria pour tout. Venez nous visiter au Québec quand vous voulez.
Les auto-hôtels
mardi 31 janvier 2012
Trois heures pour $6 piasses! $8 pour la nuit, de 5 pm à 8 am!
Ça vous donnes-tu une idée?
L’idée est d’arriver en auto et d’entrer directement dans le garage et de refermer la porte derrière soit. Entrer dans la chambre et communiquer avec le “gardien” par un faux meuble. Tu payes, il te donne les manettes de télé et d’air climatisé et des serviettes pour la douche par le trou du mur qui donne dans le faux meuble. Faut dire que celui là nous avait été recommandé et était de luxe. ( On en a vu des pas mal plus crasseux où ne voulaient même pas entrer le vélo! ). L’idée ici est de ne pas être vu ou reconnu…Le lit avec miroir, le faux meuble, coeur au plafond, et même ho summum un “poto” de danseuses!
Ces établissements sont courant en Amérique centrale, disons depuis le Sud du Guatemala. À l’entrée ou la sortie des villes, un peu à l’écart, va sans dire! Cela confirme le gros problème de prostitution et le manque d’intimité dans les maisons multigénérationnelles.
Photos du Salvador et du Honduras
Honduras en 27 heures et …
Dimanche 29 janvier 2012
Une fois remis sur pied, nous partons vers la frontière du Honduras. Il fait chaud, même les nuits dans les hôtels minables à La Union et à la frontière. Puis nous fonçons d’une frontière à l’autre. 148 km en un jour et 3 hr. On a même eu le temps d’avoir un accident à Choluteca. Nous cherchions notre chemin quand un gentil monsieur nous aide pour trouver hôtel puis le guichet ATM car on a pas assez de Lempiras. Le premier guichet n’a plus de sous donc nous partons avec notre journaliste dans son beau VUS presque neuf vers une autre banque. Quand il me montre la banque en me regardant, je lui dit attention, mais il est trop tard, nous enfonçons le derrière de l’auto devant. Ha la la. Au moins personne de blessé, pas même le vélo! Le pauvre gars ( ben pas si pauvre je pense ) prend ça ben zen et nous retournons à l’hôtel à pied avec nos Lempiras. De retour à la chambre, le prix a monté. Nous partons vers un autre pas mal moins cher. Plus tard à l’épicerie nous rencontrons notre gars avec sa femme et sa fille. Tout le monde est content. On se sent quand même mal pour lui. Mais pas lui !
La route du Honduras gagne la palme des pires trous. Résultat les camions et autobus dansent sur la route dangereusement. Au nouvelles des accidents de face à face!? Pire des gamins hauts comme trois pommes, s’improvisent travailleurs de la voirie. Avec pelles et pieds ils emplissent quelques trous avec du sable et tendent la main pour être payé par les passants. Bien plus dangereux que payant.
Comme dirait Obélix “quand l’appétit va, tout va !”
La vie, la vie
Vendredi 3 février 2012, Nicaragua.
Tout en roulant, parfois un silence paisible s’installe. Un film déroule autour de nous, contemplation et réflexions. Parfois c’est très con, comme : en montagne il fait froid et c’est dur et en bas il fait chaud et c’est mou! Ou par une journée où le thermomètre indique 42,2’C : faut pas se plaindre on a pas le cul dans la neige, mais on a le cul au chaud c’est le cas de le dire. Ouf toute une réflexion.
Parfois nous nous émerveillons devant la beauté des plantes, souvent inconnus pour nous mais intrigantes, comme cet arbre qui fleurit d’une magnifique fleur jaune avant d’avoir des feuilles (le poro poro), ou le manguier ou l’autre parasol. Deux jours à Leon, du repos de la marche, on aime bien la ville, le marché, les cafés, les musées. Autour de Leon, les champs sont déjà récolté, reste le coton et la canne à sucre qui est ici récolté mécaniquement au lieu d’à la main comme au Guatemala. Les semis viendrons avec la pluie et ils avisent de ménager l’eau car il y a manque. Manque d’eau à l’hôtel de Granada de 8 à 17hr. Au centre par contre, là où les hôtels sont plus cher, il y de l’eau! D’ailleurs le tour des villes est toujours pas mal différent du centre. La pauvreté extrême, les problèmes de santé mentale et de drogue sont nous semble-t-il plus visible que chez nous. Ici il n’y a pas de filet sociale, vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade comme dirait l’autre. Si la vie coûte moins cher ici, les revenus sont encore plus bas. La nourriture de tous les jours ( riz, fèves, choux, oeufs, poulets) se trouve à très peu cher, mais le pain, le yogourt et pas mal d’autres choses ne coûtent pas beaucoup moins cher qu’au pays. Alors que les salaires eux sont ridiculement bas, ça tourne autour de 240$ par mois, pour 28 jours de travail de 6hr à tard. Souvent les employés couchent sur place.
À Managua, il y a de tout. Des gens très riches, très très riches, des maisons barricadés et des bidonvilles. Toutes les chaînes de restauration y sont, du McDo au Hollyday Inn en passant par le gym Curves pour femmes et le détaillant Harley Davidson! A l’auberge ils suggèrent de n’avoir que très peu d’argent sur nous, de laisser les passeports à la chambre ainsi que la clé. Après 18hr , prendre un taxi, même pour trois coins de rues. Ha les grandes villes! Pas étonnant qu’à vélos on les évitent le plus souvent possible. Reste qu’au Nicaragua il y a une odeur qui suggère de faire attention. Il y a aussi une odeur d’égout assez souvent. Ils construisent des mini villages en périphérie des villes. De ces villages s’écoule un ruisseau … nauséabond et à la couleur peu invitante. Le lac est proche!
Pays de chevaux, le Nicaragua surprend avec tout ces chevaux et cow boy, même en pleine ville!
On dit souvent qu’à vélo, la destination importe peu, c’est le chemin qui nous y mène qui importe.
Nicaragua après Managua
Samedi 4 février 2012
Après Managua nous visitons le volcan Masaya. Montée difficile, même sans nos bagages qui sont à l’entrée du parc, surtout les 600 derniers mètres. Mais en haut ça vaut le coup, un grand et profond cratère fumant et un autre envahie de végétation. On y voit bien la région et les coulés de lave, même si elles datent de 1770. Nous roulons ensuite sur Masaya, la ville où il y a semble-t-il la mec de l’artisanat. Quelle déception, je dirais plutôt un ramassis de tout ce qui ce vent en Amérique centrale, des revendeurs pour les touristes pressés. Le lendemain, Granada! Difficile de trouver un hôtel, surtout pas cher. Ça dit bien qu’il y a des touristes dans le coin. On y trouve de tout, dont du bon café et de bonnes pâtisseries, il y a une jolie rue piétonne et une belle église qui figure en page couverture du fameux guide Lonely Planet. À part ça, un gros boff! Encore un peu déçu. Nous partons donc un peu plus vite que prévu vers Ometepe, l’Ile au deux volcans dans le grand lac Nicaragua. Déjà le tour de bateau est plaisant, même avec les deux taxes pour le vélo. À Moyogalpa, nous prenons à gauche, vers Altagracia, de toute façon d’un côté ou de l’autre c’est pareil, parait que l’Ile est toute asphalté?!!
Encore une fois nous trouvons LA portion de route non asphalté et bien rocailleux. 15 km en deux heures.
Mais l’Ile est belle et paisible.
Nous trouvons un bon hôtel et la douche est bonne, car la journée fut longue chaude et poussiéreuse. On se paye même le resto pour ce soir. Notre deuxième journée sur l’Ile nous mène, sur des pavés, à une petite “ferme” grano où nous campons et nous reposons beaucoup et faisons du lavage !

Repos et lavage
God is Bob, Marley bien sur !
Dimanche 5 février 2012
La jeunesse est retournée à un ancien Dieu.
Un peu partout dans le monde, ça Chill, particulièrement en Amérique centrale. Il prônait la paix, l’amour libre. “Share my friend be cool”.
Au hamac écoute mes louages toute la journée et ne te sépare de ton IPod sous aucun prétexte et Dieu sera toujours avec toi! Ne te lève que pour manger et te laisser traîner, ne fais surtout pas la vaisselle, laisse ça aux non adeptes. Prend pas trop de douche et ne lave surtout pas tes cheveux, fais-en des “dred’s” comme moi, porte aussi mon image et marche pieds nus. Le soir venu tu te lèveras et vie tu reprendras. Bières, vins et joints tu consommeras. Mes hymnes tu chanteras, toute la nuit durant. Les non croyants que tu empêcheras de dormir n’ont qu’à se convertir “Brother”.
« Vert » le Costa Rica.
vendredi 10 février 2012
Après Ometepe nous roulons vers San Juan Del Sur en bord de Pacifique. Une autre belle place, on y vivrait peut-être, si la propriétaire de l’hôtel où nous logeons voulait nous vendre. Mais elle demande mucho dineros, le balcon de notre chambre a vue sur la mer et la place a un potentiel fou. L’eau est étrangement froide ici. M’enfin, le lendemain nous passons la frontière! Une heure pour sortir du Nicaragua après avoir passé par les éoliennes. Une autre heure pour entrer au Costa Rica où nous avons dû faire un petit mensonge et dire que nous poursuivions notre route vers le Sud (merci le vélo) car nous n’avions pas de billets de sortie du Nicaragua. Le gars nous a cru, avec le passeport qu’on a, il c’est dit qu’on doit juste faire ça, rouler. Nous voilà donc au VERT Costa Rica et ces montagnes. D’entrée de jeu, il y a de l’eau, beaucoup plus que les autres pays visités les derniers mois. Donc beaucoup plus vert au grand plaisir de Josée. La nature est si belle, les fleurs qui poussent ici en bord de chemin, c’est fou! Et on a vu un, non deux Toucans en trois jours! Le deuxième jour on a eu un petit 20 km de terre, dont les 2 derniers sous la pluie. Et au moins trois autres douches, mais à 30’C, c’est pas si grave. À la fin de notre troisième jour, un choc culturel, des touristes, plein la ville de Fortuna.
Une journée au lac
Samedi 11 février 2012
-C’est samedi, on va ti faire une ride bicycle?
-OK, on va au lac Arenal.
Des crêpes et un succulent ananas frais et du yogourt pour déjeuner puis nous partons. Il est huit heure trente, ça monte pour environ 17 km, fait chaud, les cocottes du guidon sont détrempées et ma sueur coule sur les sacoches avant. C’est le prix à payer pour un si beau paysage. En bordure de route, poussent des cannas, des impatientes, des fougères, des broméliacées, etc. Les montagnes, le volcan qui disparaît derrière nous puis le lac Arenal tout en haut. Nous longeons par le Nord, route en serpent qui monte et descend sans relâche, magnifique. Sandwich, pâtisseries et une petite marche au village de Arenal sans touriste et une bonne bière avant de souper dans notre super logement à 24$. La vie est belle.
Descente dans la chaleur
12-13 février 2012
Sous un matin pluvieux nous partons après avoir déjeuné en direction de la côte. Un peu de monte descends et un bon vent de coté, il y a des éoliennes partout, alors … Puis la descente de la zone de montagnes s’enclenche avec un beau vent de dos, mais la chaleur et le soleil est intense. Après recherche d’une cabanas à Las Canas miteuse et une nuit agité nous quittons pour la péninsule du Nicoyas. Tout d’abord il faut se tapé 24 km sur la CA1, l’autoroute qui traverse tout le Costa Rica en direction du Panama avec tout ces camions gigantesques pour arrivé à la bifurcation du pont qui mène à la péninsule. Après 72 km sous une chaleur accablante nous dormirons dans une cabanas près de laya Naranjo. Super, propre et wi-fi et un resto tout près. Il fait tellement chaud qu’il serve la bière avec un verre de glace question de la garder froide.
Péninsule du Nicoya
18 février 2012
La péninsule du Nicoya avec ses plages, le soleil, la mer, chaleur ou l’auberge au bord de la mer où les vagues nous bercent.
De belles routes mais aussi des dirt, très dirt road. Celle entre laya Naranja et Parquera est particulièrement pénible. Nous apprenons qu’elle est l’une des pires routes du pays. En fait nous découvrons grâce à notre nouvelle amie Hollandaise qu’il y a une liste des 10 pires routes Costa Rica et nous en avons fait 5.
Mais pour l’ordi le mal est fait. Le disque dur est endommagé et en important de nouvelles photos nous avons tout perdu et pas moyen d’en importer de nouvelles. Cela fait quatre années qu’il nous suit, en quatre ans il a vécu un an et demi dans nos sacoches avant à se faire brasser. Quelques chutes, beaucoup de dirt road et même un accident au Maroc. Alors on ne se plaindra pas . Dans la même journée nous apprendrons une nouvelle bien trop personnel qui nous cassera les jambes….
Vitement que nous aimerions être de retour à la maison pour prendre nos enfants dans nos bras et les serrer très fort, il fait tellement chaud que même nos yeux dégoutent.
En attendant nous ne pouvons partir avant le 22 février, il est plus difficile d’apprécier la belle nature qui nous entoure. Nous sommes bien à Montezuma où il y a les belles cascades, la plage, la belle jeunesse, les cafés et restos mais le coeur ni est plus. Nous prenons beaucoup de repos, entre deux baignades, repas, hamac à l’ombre avec une petite brise et un bon livre c’est agréable. La mer est belle, la plage aussi mais pas autant qu’au Salvador même si les vagues sont belles. Il y a la marée rouge, trop de plancton, résultats il y a une brous blanche, les vagues sont rouges-bruns avec une odeur nauséabonde et un peu repoussante. Une bonne douche est requise après la baignade.
Alajuela
19 février 2012
Pick-up, vélo, bus, hotel, Alajuela.
Toute une journée, super « timé »!!!
Telleque prévu notre pick-up arrive à 9:30 am pour monter le mur pour quitter Montezuna et se rendre à l’intersection de Cobano. De là, après avoir diner nous partons en vélo afin de se rendre à Paquera prendre le ferry. Arrivé juste à temps pour l’ embarquement. Il fait super chaud sur le bateau pour deux heures de traversé avec un dernier regard sur la péninsule. Arrivé à Punta Arenas nous cherchons la station de bus que nous trouvons juste au moment ou le conducteur indique que c’est le départ pour Alajuela. Le trajet est long avec tout les arrêts en chemin sur la 17 pour arriver à la noirceur en ville vers 19h. Nous demandons au chauffeur de nous débarquer près du parc central et non à l’aéroport. Nous resterons ici le restant du voyage jusqu’au 22. Nous dénichons un hotel le Backpacker, plus chic avec bar terrasse et service de raccompagnement à l’aéroport. « Nous aurions voulu « timer » tout ça , qu’on aurait jamais pu »
20-21-22 février 2012
Après un bon repos, promenade en ville pour de la bouff, en chemin nous voyons une boutique de lunette, Robert tente de vérifier si cela vaux le coût, ces verres de Oakley valent à elles seules plus de mille dollars au Québec. Finalement Robert achète une paire de lunette et fait changer ses verres pour moins de $770.00 et ce en moins de 24h. Ça paye les billets de retour et la journée de demain en visite organisé. Au menu la plantation de café, le volcan Poas, la chute de la Paz, papillons et promenade en cheval. En fin PM recherche de ruban et emballage du tandem. Nous sommes prêt pour le 22.
Le lendemain belle journée de visite avec un imprévu (accident d’un jeune avec une belle coupure profonde de 30 centimètre ). Retour sous la pluie sur des routes sinueuses à souhait sans guide qui est resté avec la famille du blessé.
Le jour D, aller chercher les lunettes, tout est parfait, Robert voie mieux dans ses lunettes. Les vieilles étaient fini. Départ pour l’aéroport sans embuche et à l’embarquement de même. Arrivé à l’aéroport de Dorval en début de nuit nous devons attendre le bus 747 sur les bancs en marbre bien froid pour prendre le second bus pour Drummondville où Jonathan nous reconduira chez nous.
MAINTENANT NOUS POURRONS PRENDRE NOS ENFANTS DANS NOS BRAS.
Maroc 2010
Carnet du Maroc
Jeudi 10 décembre 2009
Au Québec, voilà que l’été est fini ainsi que la saison du vélo. Mais pour nous disons que la saison horticole est terminée et que débute “notre” saison de vélo. L’été arrivera le 10 janvier ! Yé ! Notre travail saisonnier terminé nous repartons cueillir le bon temps et le nomadisme, la joie du deux roues. Il y a encore tant à découvrir et mine de rien le temps passe! Quatre à cinq miles kilomètres de montagnes, de cols enneigés et une traversée du désert pour finir. De Tanger au Maroc en passant par la Mauritanie pour finir à Dakar au Sénégal. Au menu donc, de nouvelles rencontres, de nouveaux peuples, dépaysement garantie.
Dimanche 10 janvier 2010
Comme tout début de voyage, ça commence par plein de choses à faire. Prendre l’avion, l’autre avion, convaincre les gens de prendre notre tandem. Oui oui ça va entrer! Et ça continue en arrivant à l’aéroport de Casablanca, je dois même discuter avec le chef de gare pour pouvoir introduire le tandem dans le train jusqu’à Casa passager. Là c’est à recommencer, mais je n’ai pas autant de succès. Un rabatteur sera finalement notre porte de sortie, parfois ils sont utiles, il questionne, négocie, rien à faire pour le train. Les grands taxi demandent $100 pour nous rendre à Tanger! 650 dirhams ils sont fou ? Mais il a plus d’un tour dans son sac, nous prenons un petit taxi ( 50 Dh.), rouge, qui nous mène à la gare d’autobus. Là il négocie, encore! 80 Dh. pour le bus et j’ai donné 60 à notre sauveur. Parce que là il était bien tard. Bien que nous ayons fait une bonne économie, nous avons sûrement payé deux fois trop cher!
20:30h. Rabat, il fait bien noir, mmm, faut encore se rendre à la médina et trouver un hôtel. Un autre taxi à négocier, hop nous voilà à l’hôtel convoité, complet ! Complet aussi les trois autres, le quatrième, sans douche même froide fera l’affaire. Mais on a faim! 21:15h. notre première tajine, elle est tellement bonne, nous pouvons retourner dormir. Demain, comme nous sommes dans la capitale et que c’est la seule place pour nous procurer notre visa Mauritanien, encore une tâche administrative. Demain c’est vendredi, le consulat est ouvert jusqu’à midi pour les demandes, samedi, dimanche et lundi c’est fermé. Stress, il faut avoir le visa dans la même journée. Normalement on demande le matin du jour 1 et on récupère le soir du jour 2 ! Josée devra sortir son plus beau sourire !
Vendredi 8:20h. on a passé tout droit, nous voulions être à l’ambassade à 8h. Hop, une pâtisserie et encore un taxi pour une destination introuvable sur la carte! Heureusement le monsieur du taxi, lui, le savait et 20 Dh plus tard nous voilà dans la file. Dans la file je rempli les papiers, on se rend compte que c’est plus cher que prévu et Josée n’a pas sa sacoche avec les Euro, merde, mais en faisant nos poches, on a le compte. Nous avions bien pensé aux photos mais pas aux photocopies de passeport, normalement le passeport suffit? Heureusement, glissé avec l’ordi nous avions des photocopies, ouf on est les suivants au guichet. C’est là que Willy, un Français qui vit au Mali et qui y retourne en vélo avec sa femme et son bébé de 18 mois, nous dit que le visa débutera aujourd’hui. Non, non, non ça marche pas ça . Je négocie avec le gentil monsieur de la Mauritanie pendant que Josée sort son sourire. Puis-je avoir un visa de trois mois? Oui mais $$$ on a pas assez, on fini par. Écrit la date que vous voulez entrer et sortir en bas de la page. OK ça c’est bon. ET tandis que vous y êtes, on peut avoir nos visa cette après midi ? Oui entre 15 et 16 h. qui dit en souriant à Josée! À 14:25h. on est là, c’est ouvert et on récupère nos visas, Josée sourit encore, nous sommes libre, demain un autre bus pour Tanger et on pourra enfin faire du vélo. C’est bien pour ça qu’on est là !
Pour la météo, comme ils disent sur télé 5 France, c’est la vague de froid, ils ont fermé les routes en montagnes, trop de neige. Lundi nous partons vers … les montagnes.
Jeudi 14 janvier 2010
Deux jours à Rabat, deux à Tanger, deux à Tetouan et encore deux à Chefchaouen, ça fait huit dont les sept premiers sous pluie intermittente et parfois intense. Ce n’est qu’aujourd’hui que nous pouvons faire sécher, et ça fait du bien! La route entre Tanger et Tetouan est bien houleuse et venté, un 86 Km qui entre bien dans les jambes. Une journée de repos pour marcher la médina et trouver de bon petit plat. Reste que la meilleur adresse jusqu’à maintenant est encore le petit truc à Rabat. On prend le pouls du pays, on peut même lire les journaux en Français. Difficile de partir tôt, rien ne bouge avant 9h. et encore. Le soir les gens disparaissent de la rue après 21h. pour allez souper!? Notre deuxième journée de vélo nous mène plus haut, à Chefchaouen la bleue. Chefchaouen veut dire “regarde les pics”. Départ graduel avant d’entreprendre une très longue montée qui nous mène au sommet après 37 Km. Le village 1 km plus bas nous accueille avec une bonne soupe “harira” et du pain, on avait l’estomac dans les talons ratatinés. La descente qui suit sous une pluie douce et abondante nous laisse dans de nouveaux vallons. Le dernier 6 Km n’est pas a négliger avec ses 10 à 13%, les vêtements on pris le bord des sacoches tandis qu’on suait bien. Jour huit, le ciel se dégage pour nous permettre de regarder les pics et de nous balader au sec dans la jolie médina. Le midi on s’étend (le linge)à la terrasse pour un petit yoga. Demain nous modifions notre itinéraire. Le rif, plus à l’Est est une région humide où 42% de la production mondiale de cannabis y est produite, devait être notre destination. Mais la météo nous incite vers le Sud. Donc direction Meknès et Fès, sous le soleil SVP.
Mardi 19 janvier 2010
Sur la route, entre Chefchaouen et Meknès. Juste pour vous dire que tout va bien, la vie est belle, il fait soleil depuis 6 jours. Pas pour vous écoeurez, mais c’est bien le printemps ici pour nous. On roule en cuissard ( l’homme). La femme doit se garder une petite gêne car le jeune mâle ici à bien les hormones au plafond! Nous sommes un peu lâche pour l’écriture. Promit on s’y met dans les jours à venir, entre deux cols. Nous espérons que ce ne sera pas trop l’hiver en haut! À bientôt.
Mercredi 20 janvier 2010
Même si par endroit ça semble être le printemps, le blé verdoyant de 15 cm et les petites fleurs printanières, ici à Imouzzer (1400 m.) il fait froid. Nous venons de voir 0’ à Montréal, ici 5’ … demain ? C’est l’air de la montagne! Par contre depuis que nous avons fuit la côte du Nord nous avons le soleil et facilement plus de 20’ pour rouler le jour. Le soir il faut une petite laine et on est bien heureux d’avoir nos sacs de couchage en duvet – 10’, yes on dort bien.
Mercredi 20 janvier 2010
En partant de Ouezzane nous roulons 80 Km dans les plaines, vallées de blé jadis commandé par les Romains. Nous nous dirigeons vers Volubilis, la limite Sud de l’empire Romain. Mais avant nous visons Zeggota qui devait être à 85 Km avec hôtel. Au carrefour, là où nous pensions dormir, rien sauf un garage en construction. Zeggota encore 8 Km ! Grosse descente puis on voit au loin, plus haut un village. Ça va bien monter, mais avant du monte descend. ??? Ha Ha illusion, ça monte la descente que nous voyons tous les deux ne descend PAS. Les freins sont-y collé, le pneu de la remorque est-il à plat? Non. Ça monte, mais dans notre tête ça devrait descendre. Après plus de 85 Km c’est bien démoralisant et les jambes ne répondent pas normalement, liées au cerveau, elles veulent aussi descendre! C’est dur. Finalement la montée, la vrai, celle qu’on voit nous fait bien suer, mais le moral revient et les jambes vont mieux!!! Au Km 91 nous voilà à Zeggota bien affamés mais sans hôtel en vue. Deux bonnes soupes et un bon Coke, comme dirait Yvonne et on repart pour Volubilis, un autre 14 Km. Nous arriverons au gîte “à l’ombre des oliviers”, juste en face du site et juste avant le coucher du soleil. La gentille dame nous fera de bonnes tajines. Le lendemain, petite journée vers Meknes, nous avons du temps alors nous prenons le petit déjeuner en regardant le soleil allumer Volubilis. On a rien pour rien!
Mercredi 27 janvier 2010
Sur la photo nous sommes à 2000 m. au lac Aguelmane le 22 Janvier, la nuit ne sera pas chaude. Le lendemain matin non plus avec les nuages, le crachin. La neige menace. Nous partons pour le col du Zad à 2178 m. emmitouflé sous trois épaisseurs et des “hot pad” dans nos souliers! Nous passons sans neige et filons au Sud. Vent de dos et nuages qui nous poursuivent dangereusement. À Midelt la pluie nous rattrape et au petit matin nous repartons encore sous un crachin froid, destination Rich encore plus bas après le col de Tizi-n-Tairhemt, encore plus au Sud. Nous poussons jusqu’à l’entrée des gorges du Ziz. Nuit avec une famille Berbère, les nuages arrivent encore et nous accompagne le lendemain dans les gorges et jusqu’à la source bleu de Meski. Là nous campons parmi les dattiers et les “camping-caristes” Français qui nous confirment que la neige nous a suivit dans les cols de quelques heures! Il fait déjà plus chaud, c’est fou ce que quelques centaines de km peuvent changer. Mais attention nous repartons au Sud, les portes du désert, Erfoud, les nuages nous suivent, pourtant ici tout est sec, minéral. Nous prévoyons une journée de congé au chaud pour le lavage! MAIS non la pluie vient réjouir les gens du bled. Content pour eux, la pluie c’est le pain “Inch Allah” . Mais pour nous, on gèle encore et le linge devra attendre. Dire que sur la côte Ouest il fait beau et chaud ! Alors demain direction … Ouest beau temps mauvais temps. Inch Allah !
Mercredi 27 janvier 2010
Bonjour Carole et les élèves de cc2 d’Iberville. Pour répondre à votre question: comment on cuisine en voyage ?
Et bien nous avons un petit réchaud ( poële) qui fonctionne au gaz, comme les autos. Nous devons surtout bien prévoir nos achats au marché dans les villages où nous passons le jour. Car le soir il n’y a plus rien si nous campons un peu n’importe où. En général nous cuisinons des pâtes avec les légumes que nous trouvons dans le pays où nous sommes. Le plus difficile est de se faire comprendre au marché pour les achats ! Ici par contre au Maroc c’est pas trop difficile car beaucoup de gens parlent le Français. Nous mangeons souvent la soupe (harira) ou les sandwichs le midi et le soir c’est la tajine ou le couscous ou la Kalia si on mange au resto ou au snack du coin. Le matin nous mangeons sous la tente ou à la chambre le pain avec confiture ou nutella, yogourt, thé et oranges fraîches du Maroc!
Mercredi 27 janvier 2010
Trois semaines que nous sommes au Maroc. Depuis Fès nous roulons dans les moyens Atlas puis les haut Atlas après Midelt. Des montagnes, de la roche, l’aridité nous entour de toutes ces couleurs beige-sable, gris -sable, ocre, rosé et même pourpre. Un peu de kaki se rapproche du vert si inexistant autour de nous. C’est là quelque part dans une de ces longues montées où chaque tournant nous en révèle un autre, où le vent nous fait vaciller selon qu’il nous prend de la gauche ou de la droite. Où peut importe où nous posons le regard, la roche, le sable, les ravins nous entourent. Josée déclara solennellement “ on dirait qu’on est ailleurs”. Que veux-tu répondre à ça ? T’étais où depuis trois semaines ?
Jeudi 28 janvier 2010
Depuis des jours qu’on demande si il y a des hébergements à Tinejdad et qu’on nous répond oui oui. Nous y voilà après 90 Km vent de face et petit faux plat constant pour nous faire dire, non non, ha si en sortant de la ville, qui fait 10 Km de long, pour vrai. On se dit, ouaip, probablement une casbah de touriste ben trop cher pour nous. Alors après un bon café au lait trop cher on traverse pour manger et faire des provisions au cas ou! Et nous tombons sur deux Américains gentils comme tout qui nous invite pour le sandwich puis pour coucher et le repas avec Mohamed et c’est parti pour la douche chaude et le spaghetti mon kiki. Bénévole « Peace Corps » pour deux ans au milieu de … pas grand chose ils oeuvrent soit avec les jeunes ou les artisans pour améliorer le produit fini ou les encourager à s’investir dans quelque chose de constructif pour la collectivité. Dan débute sa deuxième année et Will de l’âge de nos enfants et chez qui nous sommes en est à ses premiers mois. Un beau programme. Pour le repas nous rencontrons Mohamed, un professeur de langues qui gagne trop peu pour qu’on en parle. Nous apprenons beaucoup sur le Maroc grâce à cette rencontre si sympathique. Comme quoi tout s’arrange, même à 16h quand on pense qu’il nous faudra peut-être rouler 50 autres Km pour la prochaine ville ou coucher dans les cailloux du désert. Inch Allah, les amis. En passant, il y a une petite auberge juste en sortant de la ville, à gauche, pas une grosse casbah, la casbah est un peu plus loin encore.
Samedi 30 janvier 2010
Direction, gorge du Todra, beau soleil frais. 55 Km de faux plat, vent de face, droit devant. Ça use! Surtout que le paysage est pas mal monotone, désertique, rocheux avec sacs de plastiques et bouteilles qui attendent leurs fin au soleil. Heureusement à Tinéhir nous tournons à droite pour la gorge du Todra! Elle est bien belle, verte au centre et escarpée autour. Les amandiers sont en fleurs et brillent au soleil, plus chaud. Une belle “ride” de deux heures après avoir laissé notre fardeau chez la famille Berbère où nous coucherons ce soir. Au retour après une douche chaude et le thé, un petit concert de musique Berbère d’un des onze enfants, waow! Puis vint LA tajine , énorme et succulente qu’on a tout mangé, 79 km ça ouvre l’appétit! La musique reprend, ils passent tous à tour de rôle ou en même temps, car oui ils habitent tous ici, sauf un. La musique prend le dessus avec un tam tam et un tambour, joue toi aussi Ali baba. C’est le petit nom qu’ils m’ont trouvé et Josée c’est la gazelle, bonne gazelle. Ha Ha Ha! Regarde 1,2,3 – 1 , 1,2,3 -1 voilà en même temps que moi et c’est reparti avec le papa qui tapoche sur deux verres de thé vides, la mama dans ces mains et les autres sur ce qu’ils trouvent. Puis on danse et ça chante sur rythme Africain toujours avec les tam-tams. Le petit de 18 mois est évidemment la vedette tout emmitouflé comme un enfant qui va jouer dans la neige au Québec ? Rien d’étonnant en fait car les nuits sont froides. J’sais pas si c’est comme ça tout les soirs, mais ils ont pas l’air de s’ennuyer de la télé! On c’est couché pas mal plus tard que d’habitude en tout cas! Le lendemain au petit déjeuner, au soleil nous mangeons notre pain au beurre d’arachide et elle son pain trempé dans l’huile d’olive. Puis c’est les becs et les accolades avant le départ, un peu tard pour 70 km vers la gorge du Dades, parait que ça monte par là?
Mardi 2 février 2010
Nous voilà à Ouarzazate au chaud. Arrivé hier, nous prenons une journée de congé et … il pleut. Parfait pour laver le linge ! Et internet et manger. Heureusement depuis Erfoud il a fait très beau et froid la nuit, merci.
On doit prendre une décision, les montagnes vers Marrakech ou le Sud ou l’Ouest ? La route que nous avions ciblé pour monter s’avère être une piste (terre) qui sera impraticable selon la gendarmerie! Si on monte il faudra donc prendre la national plus achalandée et on ne passera pas à Telouet. Dommage. À suivre ! Y’a de nouvelles photos pour vous. La gorge du Dades c’est vraiment superbe, à voir.
Mercredi 3 février 2010
Ouarzazate, c’est bon et en plus comme je l’avais promit à ma douce, il y a du beurre de peanult ! Deux pots. Comme la pluie colle, nous prenons le bus pour Marrakech, la national qui passe par le Tizi-N-Tichka, le crachin, les ravins, les bus, les camions, les lacets, on ne voit pas grand chose. Par contre dans la bus il y a la mémé qui vomit dans son sac qui tombera … à mes pieds ! Elle le ramassera pas, moi non plus. Après c’est dans sa couverture, pfff ! Faut dire que c’est une “ride” digne du Pérou. Sur l’autre versant le ciel est plus clément. Cette route serait bien à vélo, mais par beau temps, et encore, comme toute les bus et camion y passent, ça reste danger ! Marrakech la peste, par contre il y a des parcs à voir. Celui qui nous a le plus charmé, le jardin de Majorelle le peintre. Le bleu azure, les pots, les cactus et c’est propre. Nous ne flânons pas trop à la place Djemma el fna, il y a beaucoup, beaucoup de monde, comme la fête foraine tous les soirs avec caves à moto qui roulent en fou. Le troisième qui nous a frappé m’a fait perdre patience et je l’ai empoigné et sortie de sa moto et j’ai arrêté juste avant de le frapper. Demain on part. Direction Tizi-N-test.
Jeudi 11 février 2010
Nous partons vers la vallée de Mizane voir le Toubkal, de près mais sans le montée, une autre fois peut-être. Puis la montée vers le col de Tizi in Test. Une des belles ride du Maroc. De beaux lacets pas trop serrés, une belle température. Au sommet du col, un petit camping est là, disponible pour les gens de passages. Là nous rencontrons deux Allemands qui vont en Afrique central avec toute la bière (6 par jours) pour le voyage. Faut le faire. Un super beau coucher de soleil et le lendemain une super longue descente de 30 km. Maintenant direction Taroudant, mais là un super vent de face nous tiendra compagnie pour le reste de la journée. Taroudant Boff, mais il y a de tout et de ben belles murailles.
Le lendemain direction les Anti-Atlas. Première journée 93 km dont 12 de trop, on c’est trompé, ha la la. Un super gros vent de face, de quoi a décourager ou tester ton endurance. Ça use, même le caractère… Finir avec une montée de la mort, l’estomac dans les talons nous camperons sur le bord d’un lac. Une autre bonne journée nous attend, 30 km de bonne montée mais heureusement pas de vent. LÀ tu te dis s’a va finir, ben non. Une autre montée, une autre descente et ça continue pour deux autres fois. 73 km 13 km/h de moyenne. Nous coucherons a 20 km de Tafraoute au sommet du Tizi Mill à 1662 m. Le matin venu nous aurons le plus beau des levé de soleil au dessus des nuages.
Tafraoute, repos, on mange et j’ai troqué mes espadrilles contre des babouches toutes neuves. Ha la vie. Ici la ville est douce, calme, parfait pour le repos. On le mérite bien ?
samedi 13 février 2010
Nous quittons Tafraoute par beau temps. La sortie est douce comme la ville, les vallées se suivent, le parfum des arbres en fleurs, amandiers et genet nous accompagne. Les arganiers tortueux, le ciel bleu et bientôt le col du Kerdous monté sans trop de douleurs. Nous sommes à 1100m. d’altitude et la mer nous attend. Une splendide descente et une rencontre à Tirhmi pour finir les faux plat à trois et camper au bord d’un “oued” sec. La margarine est rance et le souper gâché, heureusement on a de la compagnie, du yogourt à boire et du chocolat. Toujours avoir du chocolat avec soi ! C’est un peu comme “le précieux” (papier cul pour ceux qui savent pas) mais pour l’âme et le bon goût dans la bouche! La pluie s’en vient qui nous dit le gars sur son âne, mmm, on monte les tentes un peu plus haut, au cas ou. Le lendemain, bien au sec nous partons vraiment pour la mer, mais après midi voilà la pluie qui rapplique avec son copain le vent de face. À la mer, on la voit à peine et le village n’a rien d’autre qu’un hôtel trois étoiles et un camping bien moche. C’est bien connu, la mer ça va avec le soleil, sinon c’est emmerdant. Alors on longe la mer vers le Sud pour un autre 35 Km et on prend un logement. Oui oui avec salon, cuisine et deux chambres et la pluie a cessé. Nous prenons la pause au village et surprise on a internet wi fi. faut dire que la place, Mirhleft , compte pas mal de jeunes venu pour le surf, la musique et la fumée qui va avec. Touf touf ! Demain, bien, regarder la météo satellite au large du Maroc ! Une méga dépression qui annonce la pluie pour quatre jours, même à Laayoune, 600 Km au Sud, bien dans le désert !??! Au moins on aura de l’eau ! En tout cas on verra bien car demain on rejoindra sûrement Guelmim, la porte du désert. En passant on a lu “the why café”,(en français) intéressant, on vous le recommande, vous nous reconnaîtrez. La je lis “La route” et ben nous c’est de la ben p’tite bière en comparaison. En attendant on est bien au chaud et sec avec une tisane au citron dans notre salon en écoutant Jack Johnson ma blonde en caleçon et l’encens qui fume. HA HA HA !
Lundi 15 février 2010
La route le long de la mer en monte descend nous mène à Sidi Ifni où nous prenons un bon repas. Les orages sont prévues pour la nuit à venir, le camping est en bas de la côte ! Nous filons vers Guelmim, encore de la montagne, c’était pas fini ça ? Enfin, c’est toujours beau, la pluie débute lorsque nous passons la porte de l’hôtel. Le lendemain nous prenons vraiment la route du désert avec un vent de face incroyable, il nous faudra deux jours pour rejoindre Tan tan au lieu de un. Nous dormirons sous la tente abrité par un bâtiment désert. La deuxième journée nous partons tôt pour être certain de nous rendre à Tan tan et surprise après quelques minutes de route voilà Jean-Pierre qui rapplique. Il a dormi dans le bâtiment voisin et peine comme nous contre ce vent de face. Nous formons un équipage qui se relaie contre le vent et la pluie à une moyenne d’environ 12 Km/h ! On est mouillé mais on a les dents bien sèches. Question pour mon dentiste, mes dents peuvent-elles se déshydrater et tomber ? Il nous reste encore plus de 1500 Km de désert et si le vent ne tourne pas, on est dans la m… En passant on a vue notre premier dromadaire mort, encore chaud sur le bord de la route ! Pas de photos. Un peu épuisé, avec un jour de retard sur le désert, la météo ne nous réconforte pas. Du mauvais temps pour encore 4 jours, des inondations un peu partout le long de la côte d’Agadir jusqu’à Laayoune 300 Km plus au Sud dans le désert. Et toujours un vent inverse à la norme, donc en pleine face. Normalement les cyclistes qui traverse à partir d’ici font du 35 Km/h avec un vent favorable et nous nous peinons à 12 Km/h !!!!?????Heuuuu. On prend une journée de repos à Tan tan et après Inch Allah. Un petit comique nous a dit que le vent vient toujours vers nous ! Ha Ha Ha elle est bien bonne, je voudrais bien t’y voir!
Vendredi 19 février 2010
Il pleut, il vente, que faire. Repos jusqu’à midi avant de nous rendre à Tan Tan plage, 25 Km. On aura le vent de face, mais c’est pas long. On passe par le centre ville pour un petit jus à La Florida. Le jus d’orange et le lait aux bananes sont aussi bon que le lait aux avocats et les mille feuilles d’hier soir. Direction la plage, on passe le pont puis voilà les gamins qui nous lancent des roches (encore!) J’en reçois une au mollet, puis PAFF ! Le pneu arrière éclate. Une chance qu’on a juste 25 a faire ! Décharge le vélo, le pneu est fini, on dirait bien que quelqu’un a entaillé le pneu (il est presque neuf), merde. Celui que nous avons de secourt est aussi amoché (au début du voyage), on le monte quand même avec du plastique et du “tape” pour retourner en ville acheter un autre pneu. On a les garçons sur le dos, ils mendient tout ce que nous avons ! Pénible ! Il est une heure et tout est fermé, jusqu’à trois heure, nous sommes au Maroc. Retour à l’hôtel Bir Azzarane, nous appuyons le tandem devant l’entrée , le long de la clôture de métal, réfléchissons. On s’assoie sur le trottoir, un autre mendiant arrive, donne moi un Dirham. Nous allons nous asseoir près de l’hôtel de l’autre côté de la clôture, on peux-tu avoir la paix ? On fait quoi là, on en a mare du vent, des jeunes garçons, on prend-tu un bus ? On changes-tu de pays ? Sort la carte, de toute façon avec le vent on aura pas le choix de prendre un transport motorisé. Nous sommes en questionnement ! Hiiiii BANG !!!!?????
Vendredi 19 février 2010
HHaaaaaaaa !
D’accord ?
D’accord !
Le vélo est percuté dans la clôture. Capout ! Fini. La remorque avec. Heureusement nous n’avons rien et le conducteur non plus. Il en a fallu de peu ! Le conducteur, chef de la police routière de Tan Tan, diabétique a eu un malaise et Paff le voyage !
Trois jours d’administration Marocaine et nous revenons au pays, c’en est assez. Toute mauvaise aventure entraîne de belles rencontres. Pour traduire les documents écrit en Arabe que nous devons signer, nous demandons une interprète, Fatima. Aussi belle et douce que compétente elle nous rend service et refuse toute rémunération ( on lui refilera des livres et un film ). Le vélo est irrécupérable et les assurances ne nous demandent pas de retourner le vélo au Canada. Nous prenons ce qu’il y a de bon sur le vélo et faisons don des restes à Abdellah le propriétaire de la boutique vélo la plus près. Combien ? Gratis, on te le donne, avec la remorque. Il est heureux. Le lendemain partout dans la ville nous sommes reconnu. Bichiklet ça y est ? Notre nouvel ami nous invite pour le repas du vendredi, à la maison. Le couscous, le vrai, avec les trois enfants et sa femme, très fier de nous montrer la maison et les animaux sur le toit.
Céline, notre agent de voyage chez Less Go organise notre retour.
Nous avons la réponse à nos questionnements.
Tout le monde est heureux.
À bientôt !
Comme ici nous apportons la pluie, peut-être apporterons nous la neige au Québec ?
Samedi 20 février 2010
Pourquoi vous faites ça ? Pourquoi à vélo, vous voyez bien que c’est dangereux ?
Un accident peut arriver n’importe où, n’importe quand. C’est ça un accident. Autant que ce soit en faisant ce qu’on aime. Juste pour nous le rappeler on viens de faire le retour de Tan Tan à Marrakech en bus. Départ prévu 21:00 heure, réel 21:45, le bus est toujours en retard ! Nous arrivons à destination à midi le lendemain après les pauses repas, la panne réparé sur la route et les ajouts d’eau au radiateur. Plus de 14 heures. Le cul en compote, les pieds gelés, les genoux qui n’en peuvent plus. L’estomac à l’envers et le cerveau à buzzzzz. Le vélo nous manque déjà, voilà pourquoi on repartira et à vélo. Les paysages du Maroc sont merveilleux, dommage pour le désert, une expérience qui va nous manquer. Juste à voir les photos on rage. Alors il y aura d’autres périples du genre pour tenter d’étancher cette soif de vivre, cette curiosité d’aller ailleurs. Le bus, pas capable, on est trop vieux pour ça (le bus). Porter les bagages, chercher l’hôtel en taxi haaaaaaaa lâchez moi. Dire que demain il faut encore un taxi puis deux trains avant d’aller “dormir” à l’aéroport.
Une petite tajine pour finir ?
Si ils savaient comme ce serait bon avec une p’tite bière frète !










