La grande passe

Après trois jours de fournaise et plus de 100 km par jour, nous prenons une journée de congé à Jachal. Le projet de passer la passe Agua Negra est de plus en plus réel. Nous avons toutes sortes d’informations sur la route qui nous attend. Une nous dit que la route est pavée et qu’il y a un tunel de 13 km au sommet. D’autre qui disent que tout est en gravier et pas de tunel ! Et un peu de tout entre les deux. Qui croire ?
Nous, parce qu’on a bien l’intention de passer.
Ce sera notre plus haute passe à vie en vélo.

Nous montons donc à Rodeo où on nous offre le diner! Puis nous poursuivons jusqu’à Las Flores où il n’y a rien, rien. Nous tournons en rond pour trouver un pain et quelques provisions qui nous manques pour les jours à venir. Pas de camping, nous campons derrière la station d’essence. Le lendemain nous partons pour la douane, qui est à deux km de la ville (puisqu’il n’y a rien après aussi bien l’avoir proche). Il est plus ou moins 8h. Et il y aune fille d’attente de 100 autos! On passe devant et on se présente aux gendarmes, un d’eux nous avise de refaire la file. On discute et ça passe, 8:25h. Nous sommes en route vers quelques jours d’autonomie. La bonne nouvelle est que, parait-il, il y de l’eau presque tout le long. Nous avons environs 16 litres de liquide avec nous! On prend pas de chance.
Du poste de douane Argentin au poste du Chili il y a 170 km de no men’s land dont 120 en gravelle. La passe est au km 89 à 4753 mètres d’altitude. Il nous aura fallu grimper deux jours et camper le long du rio, pour nous rendre à 6 km du sommet où nous avons dormis à +/- 4500 mètres d’altitude! Pas chaud. Le troisième jour nous roulons les 5,75 km restant pour basculer de l’autre côté et descendre 81 km de gravelle très poussièreuse. Plusieurs parties de notre corps sont … Endolories! Nous sommes d’une saleté épeurante mais la réussite est jouissante. Aujourd’hui nous avons roulé seulement 77 km sur l’asphalte (Dieu merci) en descente mais avec vent de face depuis notre campement en bord de  » rio » qui se situait à 11 km plus bas que la douane Chilienne. Pas de village en vue avant … Loin. Donc une autre nuit à 2800 m. En camping sauvage.
Quatre jours plus tard (depuis Las Flores) nous sommes à Vicuna où nous avons déniché une auberge qui a aussi des emplacements de camping avec douche Haaaaaa et cuisinette et frigo communautaire.
Après la douche et du lavage nous prenons une tite frète parce que là y fait très chaud. Plus de 30 à l’ombre, le linge sèche en moins de 30 minutes! Alors tout est bien. Les seuls symptômes, outre la grande fatigue, furent les picotements des doigts et des talons et un peu de mal de tête. Le mal de cul, c’est une autre affaire ( 120 km de gravelle!? Peut-être? ).
Les paysages sont à la foix arrides, minéral et majestueux. Uniques. Finalement il n’y a pas de tunel, mais un projet de tunel! Il n’y a que peu de bitume au début, et en très mauvait état. Il y a effectivement de l’eau dans le rio (ruisseau) jusqu’au dernier campement à 4500 m. Y’a aussi de la neige. Tout au long nous avons eu droit au « fuerte »( fort et solide ) Ça se prononce fou-èrté pour fou et fier ?
Juste avant notre dernier couché à 4500 m. Nous sommes épuisé et appuillé sur nos guidons halletant. Un monsieur en pick up s’arrète et nous offre de monter. Nous ne savons pas que nous sommes si près du but, mais nous refusons quand même l’offre. Pas question d’abandonner. Comme si quelqu’un voulait nous tester, nous tenter. J’ai quelqu’un en tête sans le nommer. C’est aussi bon que de finir un Ironman.
Il nous reste la vallée de Vicuna et le bord de mer en direction de Valparaiso et les plages.

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La pampa

317 km de route « plano » avec vent de dos et 30 à 40’c, 3 jours, mais on a sué fort!

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Une belle rencontre à Lavalle ou nous sommes invité chez de nouveaux amis. Nous sommes à la banque pour retirer des pesos, mais comme c’est la crise financière, il n’y a pas de pesos au guichet. C’est alors que Gabriella et Jacob nous abordent et nous invite chez eux. Ça tombe bien, il n’y a pas d’autre ébergement au village!

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Puis à Media Agua nous dénichons un camping municipal fermé, mais le pépé de l’entretien nous accueil quand même pour un ti 100$ pesos. Bonheur, il y a une piscine et en fin de journée nous nous baignons avec des petites familles. Une autre centaine de km et nous voilà à Talacasto. Enfin ce qui reste de Talacasto. Un restaurent. Car entre San Juan et San Jose de Jachal il y a 154 km sans village, que du vent et de la chaleur! Heureusement les gars nous laisse monter notre tente gratos. Demain 100 km pour joindre Jachal.

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Ruine de Talacasto.

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Gustave a mit un chandail approprié!

À Jachal, beau petit village calme et trèèès chaud. Personne ne bouge en après midi et tout est fermé. Au camping nous avons encore une piscine, yes!

Après une journée de repos nous repartons pour les montagnes. Ça monte en douceur avec de très beaux paysages et une autre rencontre inusité.

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imageAprès 46 km de monté, nous cherchons un ti café. À un arrêt un gentil monsieur nous demande ce que nous cherchons. Il nous guide au resto de sa fille et nous offre le repas. Mmmm une bonne torta de vegetales qu’elle fait, juste pour nous. Mucho Gratias.

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Torta de vegetales et jus de pomello.

un autre ti 20 km vent de face pour nous retrouver à Las Flores où y’a rien! Rien!? On campe derrière la station service ouverte 24 h. Demain la folle aventure commence pour de vrai.

Un peu de chance avec ça?

Parler un peu d’Espagnol, être débrouillard et avoir aussi un peu de chance. Voilà le résumé de 24 heures intenses.

Nous sommes à San Martin de Los Andes et nous devons prendre le bus pour Mendoza. Il est 9 heure du matin. Hum c’est toujours une aventure en soit. Trouver deux boites de vélo vides lors de notre arrivée au terminus d’autobus, ça c’est de la chance.

Faire le tour de toutes les agences de bus et en trouver une qui accepte les vélos et le tandem, ça c’est de la débrouillardise.

Lors du transfert d’autobus en pleine nuit se faire dire par le nouveau chauffeur que le vélo n’est pas autorisé. Discuter (espagnol) et argumenter avec photos à l’appuis et 200$ pesos en plus. Le tandem embarque. Ça c’est de la débrouillardise et de la chance et $.

Après 20h d’autobus, arrivé à Mendoza. Ce faire voler notre sacoche guidon contenent nos passeports, l’appareil photo, carte de crédit mais réussir à récupérer la sacoche, rattrapper et immobiliser le voleur, le faire coffrer. Comment appeler vous ça?

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La bête est dans le bus

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Le voleur immobilisé et un peu battu

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Josée et la police, après la déclaration pour coffrer le voyou.

 

 

 

Belles rides de vélo

Depuis notre traversée en Argentine, la météo est parfaite et les rides de vélos sont des plus magnifiques. Que ce soit la région des grands lacs ou la région des 7 lacs. Montagnes, vallées et lacs se succèdent avec plaisir.

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La région des 7 lacs

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Après Bariloche, Argentine

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Au départ de El Bolson

 

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Après les montagnes, la pampa quasi désertique, du plat, du vent, du temps très chaud et un nouveau défi nous attend.

 

 

On passe la frontière !

De Futaleufu, 10 km d’asphalte (enfin) nous séparent de la frontière avec l’Argentine. Facile ? C’était sans compter notre négligence. Sortir du Chili check, pas de problème. Arrivée 500 m. plus loin (sur gravier! Et oui c’en est fini de l’asphalte) à la minuscule douane de l’Argentine la fille nous parle d’un papier. Quel papier? Ha celui qu’il ne falait pas perdre en entrant au Chili? C’est le douanier du Chili qui l’a! C’est là que barbe de bouc (nous le nommerons ainsi pour des raisons évidentes) sort son Anglais. You have to pay reciprocity taxe. Heuuu non! C’est pas aboli cette taxe? … Ben ç’a l’air que non. Pourtant… Non. Bon ok c’est combien? Là barbe de bouc m’explique que nous devons le faire sur internet, imprimer le reçu avec le code barre AVANT D’ARRIVER À LA DOUANE. Vous devez retourner au Chili pour le faire. Ouach, et ça ca fait mal! Plusieurs sénarios déroulent dans nos têtes, surtout qu’on ne sait toujours pas le prix. Dis donc barbe de bouc, on peu pas le faire ici ton truc sur internet? Non. Mais comme il est gentil, c’est pas un douanier Amaricain face de pit bull, il me fait venir de son côté du comptoir et il me montre le site pis en deux trois clics m’explique quoi faire. Nous repartons donc vers le Chili, sans papier. On fait quoi pour la douane Chilienne? On viens de où là? C’est là la la la que le TRÈS GENTIL DOUANNIER DU CHILI nous offre son bureau avec son ordinateur et l’imprimante pour nous dépanner. C’est là que vieille barbiche(ça c’est moi, pour des raisons évidentes) tente de nous acquitter de notre devoir de citoyen Canadien (comme si on payait pas assez de taxes). Trouver le bon endroit pour s’inscrir, ouff, 30 minutes. Passer le test  » je ne suis pas un robot  » en Espagnole une autre demi-heure. C’est evec fierté que nous nous représentons chez barbe de bouc avec nos documents (qu’il regarde a peine) et 250$ can de moins pour passer en Argentine sans être fouillé ou scanné!

Voici un vrac de photos de la dernière semaine.

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Sur la route vers Futaleufu, Chili.

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Randonnée à Futaleufu, Chili

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Las Natalias, notre auberge pour Noël, Futaleufu.

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Nous rencontrons beaucoup plus de cyclistes, même des Argentins.

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Il fait chaud!

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Marché à Bolson, Argentine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne année

Fêter le nouvel an avec de nouveaux amis. Bonne idée! Patricia, que nous ne connaissions pas hier nous accueil ici à Bolson. Ville de hippies où les motars roulent pas de casque et où les musiciens et artistes sont vêtus de façon très coloré. Après tout, ce temps de l’année n’est-il pas un temps de partage et d’amitié? Nous vous souhaitons autant d’amitié et de partage et pas seulement le 31 Janvier!

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