Great Ocean Road, Melbourne, une Rail Trail et les mouches !

Depuis Beachport nous passons par le mont Gambier puis Swan lake voir d’autres kangourous et des signes noirs . Il faut parfois descendre au bord de la mer pour trouver un beau site de camping (parc nationale) mais il faudra aussi remonter !

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Puis trois hôtes Warmshowers de suite jusqu’à Warrnambool et le début de la Great Ocean Road de 243km que nous suivrons jusqu’à Geelong où nous prendrons le traversier pour entrer à Melbourne.

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La route panoramique est vraiment le long de la mer.

 La route le long de la mer vaut vraiment le détour, que ce soit pour les magnifiques vues ou même certains campings en bord de mer. Attention, plusieurs affichent complet longtemps d’avance. Ce qui nous amène à faire plus de planification quand à l’hébergement et éventuellement à l’eau. Longer la côte ne veut pas dire que c’est plat. La montée Lavers Hill nous fera une journée de plus de 1000m de dénivelé positif avec bien des sueurs et des mouches. Tsé les mouches qui tournent autour de toi quand tu montes à 6 km/h ! Nous avons eu la possibilité de rouler vraiment en bordure de mer sur plusieurs kilomètres, ce qui est très rare peut importe le pays. La côte est aussi prisé des surfeurs ce qui implique beaucoup de monde les fins de semaines et la gestion !  

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Le début de la Great Ocean Road à Warrnambool.


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La Great Ocean Road.


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Et les douze apôtres.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               Évidemment un camping en bord de mer coute plus cher, jusqu’à 70$ mais tu peux déjeuner en admirant les vagues!


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Un café au bord de la mer Tasman.

 Il y a aussi la gestion de la pisse, comme dirait Josée. Tsé quand tu sais pas trop si il y a des serpents dans les buissons en bord de route ? On fait aussi attention lors de nos pipi de nuit ! Heureusement il y a beaucoup de toilettes publiques. 

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Josée et son nouveau look.

Sur cette route très sinueuse nous apprécions aussi la conduite des australiens. Bien plus respectueuse que celle des Kiwis. Ce n’est pas rare qu’ils attendent derrière nous et ils dépassent en nous laissant beaucoup d’espace. 

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Melbourne vue du ferry.

Nous entrons à Melbourne sur le ferry. Beau, bon, pas cher et ça nous évite 100km d’une zone industriel peu intéressante. Nous logeons à l’hôtel pour trois nuits avec le confort d’une salle de bain privée et une cuisinette. Le luxe! La ville est belle et gentille avec ses vieux bâtiments et ses immeubles récents. Son tramway gratuit partout en centre ville et autour ainsi que de nombreuses pistes cyclables. Sortir de la ville sera très facile d’ailleurs. Nous marcherons aussi beaucoup tout en visitant les voutes d’or, la bibliothèque, plusieurs parc, le centre ville et se reposer un peu.

 Puis quitter la côte et monter dans les terres avec les mouches et la chaleur (35 et plus) pour rejoindre la Great Victorian Rail Trail qui nous mènera à Mansfield. Bon, cette trail n’est pas comparable aux plus belles de la Nouvelle Zélande mais elle fut très agréable.

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À Mansfield nous prenons une journée de congé au camping où il y a tout ce qu’il faut, même une piscine. Repos pour le corps car il faut planifier les prochaines semaines. Un long weekend dans deux semaines nécessite des réservations. Mais où serons-nous ? Par où on passe, quelle route et où y-a-t-il de l’eau? Faire du camping sauvage n’est pas vraiment permit mais il y a des endroits gratuit ou presque comme les ovales de petits villages. Les ovales sont en fait comme un terrain de balle plus ou moins abandonné avec des toilettes et parfois de l’eau potable. Pour les parcs nationaux, nos préférés pour l’expérience du bush et la proximité des oiseaux et des kangourous le coût n’est que de 15$ dans l’état de Victoria. Mais souvent voir tout le temps, il n’y pas d’eau potable. Pour une journée, voir deux ça va mais pas plus. Alors il y a la gestion de l’eau, ce n’est pas juste de pédaler en sifflant et en chassant les mouches.

Tsé les mouches domestiques qui te frappent en plein visage, se posent sur ta bouche, ton oreille ou sur ta lunette avant de marcher vers ton oeil ! Pourquoi ? Pis elles sont toujours plusieurs. Pis toi tu montes et tu sues. Il faudrait une troisième mains pour les chasser. Pis il y a celle qui se pose sur ton mollet. C’est une mouche ou un taon qui va te mordre ? Ha la la ! 

La mouche domestique ne pique pas, ne mord pas mais elle peut te rendre fou ! 

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Ha les mouches !

Les derniers jours nous firent rencontrer des Koalas, plusieurs types de perroquets et le petit porc-épic australien. Toujours pas de serpent et le seul wombat rencontré était mort au bord de la route. Peut-être que ses corps morts le long de la route explique la présence des mouches ?!!?

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Koala éveillé !


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Petit porc-épic australien.

Demain on reprend la route, vous saviez qu’ils font du ski par ici ? Mais les Alpes australiennes ressemblent plus aux Appalaches de l’Estrie ! 

Nos dix premiers jours en terre Australienne.

Nous passerons trois jours à Adélaïde. Nous avions encore besoin de repos mais surtout nous sommes si bien accueilli chez nos hôtes warmshowers, Len et Lynn. Trois soupé avec eux dont le dernier avec 4 autres amis. Toute une soirée ou tous dansaient à la fin ! Nous leurs avons fait découvrir la musique québécoise (ils ont adoré Alexandra Stréliski). C’est aussi nous qui les avons  introduit à Kim Churchill (un australien). Puis ce fut à notre tour d’écouter leurs choix musicaux australiens. À notre départ Len et deux des amis nous ont accompagné sur la route pour les 25 premiers km, tout en montées! Encore merci à ce réseau incroyable qu’est warmshowers.org et à nos nouveaux amis.

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De gauche à droite. Len, Lynn, Josée, David et son épouse.

Le premier soir après le repas nous nous sommes couché tôt. Les deux autres jours passé en ville nous amènent en tramway (gratuit) au centre ville, au marché, à une superbe vieille bibliothèque, à un musée qui nous informe sur les aborigènes et aussi en autobus (gratuite) autour de la ville et évidemment au jardin botanique. La ville est aussi agrémenté de belles murales.

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Si la première journée sur la route fut presque toute en montée, les autres seront sur plat chemin mais avec un vent de face très tenace. Les perroquets et les eucalyptus nous accompagnent sur la route. Parmi les 500 variétés d’eucalyptus, il y a le « gum tree » qui tombe ou casse plus souvent qu’à son tour. Il n’est donc pas recommandé de monter la tente sous celui-ci. D’ailleurs nous en avons vu un qui venait de tomber sur une auto en plein centre ville!

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Les perroquets, Garah.

Bon, quand tu viens en Australie, tu veux voir des kangourous, des koalas mais pas des serpents. La première rencontre avec le kangourou sera sur de nombreuses affiches ou mort en bord de route. Pas vraiment le genre de rencontre que nous souhaitions, disons. Au troisième jour de vélo nous rencontrons non pas des kangourous mais deux québécoises qui arrivent à vélo en sens inverse. Grace au groupe Facebook « québécois autour du globe » nous savions que nous nous croiserions aujourd’hui. Ce ne fut qu’une courte rencontre en bord de route mais sommes toute très agréable de partager avec Sylvie et Chantal. 

Le lendemain une autre rencontre était prévue avec les cousins Danny et Hugo qui traverse l’Australie au complet en 6 mois. Nous les avons invité a partager notre site de camping dans le parc de Coorong au mile 42. Le parc de Coorong, long de 145 km n’offre aucun service et il n’y est permit d’y campé qu’à certains endroit après réservation en ligne. Au camping il n’y a pas grand chose, tables, toilettes rustiques et eau à filtrer et traiter. Une belle soirée d’échanges et de marche à la plage où nous avons finalement croisé plusieurs kangourous bien vivants. 

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Kangourous gris au couché de soleil.

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Kangourous gris.

Quelles sont les probabilités de rencontrer 4 québécois en deux jours en Australie? Mais de plus quelles sont les probabilités que notre filtre à eau cède et que celui d’Hugo fasse de même, le même soir? Dommage qu’il n’y a pas de vendeur de 6/49 par ici! 

Sur la route sous apercevons aussi des pélicans, des émeus, des moutons plutôt gros, des moulins à vent qui pompent encore l’eau, des salars odorants, des champs secs à perte de vue et la mer de Tasman.

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Toujours pas de serpent en vu ni de koala.

Nouvelle Zélande, statistiques de l’île du sud et résumé.

Statistiques Nouvelle Zélande, île du sud

Séjour total : 62  jours

Jours roulés :  42 jours. Mais il y des petites journées!

Jours de repos : 20 jours dont certains avec des promenades à vélo.

Distance totale : 2623 km

Moyenne de km par jour roulé : 62,5 km

Plusieurs longues journées d’environs 6 heures en selle, quelques unes frôlent les 100 km mais une ressort du lot. Le 22 janvier en route vers la Arthur’s pass par la Zig Zag road avec 1163 m de dénivelé positif sur 60 km, incluant 25 km de gravier.

Dénivelé positif total : 23866 mètres. Avec 7 journées de plus de 900m.

Température : On a eu seulement 12 journées avec de la pluie et 32 journées de soleil. Le reste étant variable.

Crevaisons : Aucune

Pneus : Schwalbe Marathon plus Tour 26 », neuf au départ mais là ils ont 4000 km.

Bris mécanique : Josée a cassé son porte bagages arrière. On en a acheté un neuf après avoir fait plusieurs jours avec réparation au tie-wrap! Le bottom braquet du Kona à Robert a cédé, remplacé en même temps à Alexandra. Josée cassera encore l’attache qui relie son rack à la tige de selle. Tige de selle qui elle était coincé. Un bon mécano à Christchurch réussira a tout réparer avec un produit miracle qui refroidit (gèle) la tige de selle !

Chutes : On a arrêté ça! ou presque. Robert est tombé dans le ravin en marchant avec le vélo!

Campings payants : 51 nuits dont 6 nuits en cabines

Campings gratuits : 6 nuits

Auberge : 3 nuits à Queenstown pour Noël

Warmshowers : 1 seul pour une nuit

Aéroport : 1 nuit à Auckland au retour

Repas au restaurent : 0, Josée a cuisiné beaucoup et quelques pizza chez Domino.

Aucun transport en commun

Dépenses / jour :  97$can / jour oufs c’est pas mal plus cher ici et notre dollar canadien vaut moins et presque pas de Warmshowers. Incluant un forfait pour Milford Sound.

L’épicerie est plus cher sur l’île du sud qu’au nord. Une douzaine d’oeufs est maintenant à 9$ quand il y en a!

Le prix des campings est très variable car les services sont de non existants ( 10$/pers) à très complets avec cuisine, salon et tout   ( 50$/2 personnes ) .

Résumé pour la Nouvelle Zélande.

Nous avions un visa de 90 jours et nous y sommes resté 89. Nous avons parcouru un tout petit plus de 4000 km et nous avons monté 40000 mètres. Pour les dépenses elles se montent à 77$ par jours. (beaucoup plus cher sur l’île du sud) La météo a été beaucoup plus favorable sur l’île du sud. Les rencontres avec des membres Warmshowers furent nombreuses et très positives sur l’ile du nord mais une seule rencontre fut possible sur l’île du sud. Par contre les  rencontres avec d’autres cyclistes furent plus nombreuses sur l’île du sud. Nous avons campé plusieurs jours avec les mêmes cyclistes, du Québec, de Hollande et d’Allemagne sans compter nos trois rencontres avec la famille « La roue libre ». Nous voulions faire plusieurs « Trails » en Nouvelle Zélande et nous y sommes parvenu. La décision de venir à deux vélos au lieu du tandem c’est avéré positive. Plusieurs journées auraient été pénibles en tandem et nous aurions probablement roulé sur les routes pas mal plus. Routes qui sont souvent désagréables car les automobilistes nous frôlent d’un peu trop près. Et les Kiwis roulent vite, très vite.

Nos coups de coeur seraient sûrement la « Timber Trail », la « Forgaten highway » et les rencontres Warmshowers sur l’île du nord. Sur l’île du sud, il y a définitivement le mont Cook et la route pour s’y rendre, la première journée après Queenstown sur la « Around the mountain » (même si ce fût une journée éprouvante), la Danseys Pass et certaines sections de la Alps 2 Ocean, tous pour les paysages extraordinaires. Ceci dit toutes les Trails étaient agréables.  Le chant des oiseaux restera aussi gravé en nous ainsi que la gentillesse des Kiwis quand ils ne conduisent pas.

En conclusion nous rêvions depuis longtemps d’y posé nos roues et nous ne sommes pas déçu, trois beaux mois de routes, Trails et paysages magnifiques seront gravé dans nos mémoires.