Vietnam à vélo 2007

Après le voyage au Pérou avec sac à dos, nous voulions renouer avec le voyage à vélo. Nos vélos de montagne en acier avec les vieilles sacoches Montagnard acheté en 1984 feront l’affaire. Nous voulons y passer 6 semaines pour rouler du Nord au Sud. Le 15 Janvier 2007 nous atterrissons donc à Hanoi où nous avons réservé une chambre, un chauffeur est même à l’aéroport pour nous y conduire. Mais la vrai surprise est que derrière ce chauffeur ce trouve quatre amis du Québec. Ils viennent d’arriver du Cambodge avec leurs vélos et viennent rouler eux aussi quelques semaines au Vietnam. Belle surprise! Nous avons vite fait de joindre nos plans et partons pour Sapa et les montagnes du Nord en leurs compagnie.

Les papoutes au Vietnam

Les papoutes au Vietnam

 

La fameuse montée de 36 Km à 10% de dénivelé dans la brume commence bien cette promenade de quatre jours de cols en vallées jusqu’à Dien-Bien-Phu.

Montée à Sapa enveloppé de brume

Montée à Sapa enveloppé de brume

V0000107

La rencontre des peuples des montagnes qui arborent encore les habits traditionnels est fascinant.

_IGP0112 _IGP0147 _IGP9730

Josée admire les beaux habits. Les jeunes filles, elles ne sont pas convaincu de nos accoutrements?

Josée admire les beaux habits. Les jeunes filles, elles ne sont pas convaincu de nos accoutrements?

Beaux tissus à vendre.

Beaux tissus à vendre.

Les repas et la bière en groupe en fin de journée complète à merveille les journées sur nos montures. À Dien-Bien-Phu nous nous séparons de nos quatre compagnons qui n’ont pas beaucoup de temps pour compléter leur voyage, alors que nous nous désirons prendre un peu plus de temps. Nous les retrouverons à Ninh Binh juste avant leur départ.

_IGP0024

Nos journées se poursuivent et les rencontres avec les Vietnamiens deviennent un peu plus facile car nous ne sommes que deux au lieu d’un groupe. Les arrêts aux nombreux marchés et nos longues pauses du midi dans les petites gargotes complètent nos journées de vélo. Nous sommes maintenant amoureux du Pho, la fameuse soupe Vietnamienne.

Rencontre magique d'une montagnarde dans le nord du Vietnam

Rencontre magique d’une montagnarde dans le nord du Vietnam

V0000455

Arrivé à Nhin Binh nous partons pour une journée de tourisme à Tam Coc avec nos amis. Cette baie d’Along terrestre en vaut le détour.

IMGP1374

Depuis quelques jours nous allons de guest-house en guest-house recommandés. Non pas par un guide de voyage mais par les propriétaires eux-même. Nous n’avons qu’a demander une référence de gîte pour la prochaine ville où nous allons et immanquablement notre hôte a une adresse pour nous. Bon choix! Nos amis reparti pour le Québec, nous nous dirigeons vers la baie d’Along. Nous vivrons de merveilleux moments sur l’île de Cat Ba où nous ferons une randonnée pour traverser l’île par les montagnes et petits villages avant de revenir en bateau par la baie d’Along. Nous sommes très chanceux d’être les seuls autant en randonnée que sur l’eau. Les paysages sont magnifiques, le ciel est bleu, nous nous arrêtons même sur l’île aux singes pour le coucher du soleil avant de revenir pour un succulent repas de fruits de mer. La vie est trop belle!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Retour sur Hanoi avant de repartir, direction Sud et de rouler sur la national 1. Avec la circulation qui augmente de jour en jour, nous sautons dans un bus pour une centaine de Km entre Vinh et Dong Hoi. Nous roulons ensuite vers Hué la magnifique, cultivée et soyeuse. Josée en profite pour ce faire faire du linge en soie sur mesure, sûrement la seul fois ou je dépenserai 1 million pour du linge! Puis ce fut Hoi An la jolie, mais très touristique, trop, alors nous partons pour Quang Ngai où nous rencontrons une famille de Québécois dont trois enfants. Ils font un tour du monde à vélo. Nous passons une belle soirée en leur compagnie et nous promettons de nous retrouver à Montréal sous peu. La Hai Van pass entre Hué et Danang est formidable pour sa vue sur la mer.Nous partons de plus en plus tôt le matin, vers 6 hr, pour éviter la chaleur des après midis. En fait nous trouvons refuge au guest house entre midi et 14 h. nous prenons une douche puis une pause à l’air climatisé avant de ressortir pour visiter à pied les alentours. Le riz a déjà ici 30 cm alors qu’au Nord ils en étaient au repiquage. Aux petites heures du matin il y a peu de gens sur les routes, mais toujours un pépé ou une mémé qui veille au grains!

IMGP2017

Il y a aussi tous ces gens au parc ou au bord de l’eau qui font leurs exercices matinaux. Nous quittons la route 1 pour Jungle Beach, un havre de paix au bord de la mer. Un ciel bleu, les vagues, notre hutte avec vue sur la mer de Chine. Deux jours de farniente, de lecture, de bronzage et de baignade sans claxons.

IMGP2123

Nous voilà à Nha Trang où il y a de plus en plus de touriste dont beaucoup d’américains! Nous faisons le mauvais choix d’un restaurent qui offre des repas Américains. Le lendemain, jour de notre première expérience de plongé sous marine, je serai malade. En fait j’éviterai de justesse un dégât dans le masque, ouff. Sous l’eau c’est magnifique, une expérience a refaire.

IMGP2183

Avec le temps qu’il nous reste, nous décidons de prendre un bus pour rejoindre Saigon juste avant le Têt. Nous sommes le 17 Février et c’est le nouvel an Chinois. La fois dans l’année ou tous sont en vacance pour quelques jours. Présentement c’est le grand ménage, tout y passe, puis il y a les rues qui se décorent de fleurs et les gens qui sortent leurs plus beaux habits pour ce prendre en photo. Dans les ruelles qui sont en fait des prolongements des maisons, les gens jouent aux cartes, boivent et s’amusent jusqu’à très tard.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Notre plan pour les prochains jours est de visiter le delta du Mékong. On nous dit de prendre un tour organisé, sinon nous ne pourrons pas prendre de bateaux pour circuler dans le delta. Vrai et faux. Mais d’abord nous devons sortir de Saigon alors que tous veulent sortir de la ville pour rejoindre leurs familles à la campagne. Pour les premiers 45 Km nous roulons avec des millions de motos. Un peloton compacte avec deux cyclistes qui tentent de respirer. Nous roulons a peine moins vite que nos compagnons de route motorisés! Finalement nous pouvons quitter la route principale pour les petites routes et petits villages. Ouff on peut relaxer. Évidemment nous n’avons fait qu’a notre tête et nous n’avons aucune réservation de faite, ni pour les guest-house, ni pour les bateaux. Au premier bras de mer que nous voulons traverser par bateau, la réponse est non. Il fallait réserver depuis Saigon. Oui mais les Vietnamiens eux, ils doivent bien traverser? Niet, pas de réponse. Nous repérons finalement un guide Français qui nous indique comment faire. En fait l’embarquement pour les locaux est à un bloc de maison plus loin! Nous indiquons les villes où nous voulons nous rendre sur une carte dans le « bureau »et la gentille jeune fille nous les écrit en Vietnamien sur un bout de papier. Nous n’aurons qu’a montrer le papier au conducteur qui nous débarquera sans doute au bon endroit? C’est donc pour trois fois rien que nous circulons d’îles en bras de mer, alternant bateau et vélo. De toute façon il n’y a bien souvent aucune auto, que des sentiers. Le bonheur! L’abondance de fruits frais, aucun touriste, le calme, la chaleur des gens et de l’air.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous partons de plus en plus tôt, un peu avant le lever du soleil, et devons donc souvent réveiller le gardien qui dors toujours dans l’entrée du guest-house. Les marchés flottants sont beaucoup moins achalandé qu’a l’habitude, mais tout de même très plaisant.

IMGP2491

De retour à Saigon après 2400 Km de vélo nous reprenons l’avions pour 26 heures de cavale avant de nous retrouver au Québec sans nos vélos qui sont resté quelque part aux zétats! On nous les livrera une semaine plus tard à la maison avec nos bagages. Nous venons d’apprendre qu’il vaut mieux éviter les transfert court, surtout aux états-Unis!

En 2007 nous avions fait un petit blog que vous pouvez toujours consulter.

nomadesavelos.travelblog.fr

← Retour

Merci pour votre réponse. ✨

Pérou 2005

Pérou 2005
Une vingtaine d’années après notre périple en vélo, deux grands enfants ont comblés et occupés toutes ces années. Des activités de pleins airs à la mesure de nos moyens et de nos désirs pour initiés nos enfants à nos valeurs. Camping, vélo, randonnée pédestre, canot camping et camping d’hiver ont occupés nos vacances.

En 2005 le goût du voyage nous reprend de plus belle, nous avons la bougeotte. Par contre nous n’avons pas beaucoup de temps, nous essaierons le voyage sac à dos pour voir le Pérou, ses montagnes, mais c’est surtout le Machu Picchu qui guidera notre voyage. Nous avons un mois pour voir le mythique sentier de l’Inka, le lac Titicaca, le sommet du El Misti et la vallée El Colca.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Au départ du sentier de l’Inka

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Tout d’abord prendre du temps à Cusco pour habituer notre système à l’altitude pour commencer notre randonnée de l’Inka trail. Cusco est quand même à 3326mètres d’altitude! Un sentier très convoité et réglementé. Une réservation deux mois à l’avance est requise dans une agence de trekking. Le trek de quatre jours avec un guide et porteurs se révèle à la hauteur de nos attentes. De notre coté nous avons porter notre matériel sauf la tente qui était inclus. Une superbe belle randonnée qui nous permet d’apprécier l’approche du site au levé du soleil par la porte du soleil. Nous avons le site juste pour nous avant l’arrivée des nombreuses autobus touristiques sur le site. Un moment magique.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

À notre arrivée au Machu picchu

 

La suite de notre voyage nous dirigera vers le lac Titicaca. Le but de cette visite est de vivre dans une famille sur l’une des îles le temps d’un repas, une rando et d’un dodo sur place. Bon c’est touriste mais nous sommes des touristes dans le fond. Belles rencontres, une famille vraiment simple mais tellement accueillante.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un peu de marchandage sur une île flottante, lac Titicaca

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le conducteur du bateau sera notre hôte sur son île

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous poursuivons notre route jusqu’à Arequipa la ville blanche. De là nous trouverons un guide pour grimper le El Misti. Juste de regarder les 5822m enneigés nous avons des craintes. Finalement au matin du départ nous partons avec notre guide et un assistant pour monter le matériel pour le coucher à 4900m versant sud, moins utilisé. La monté est enivrante, le sol noir de la cendre de ce volcan rend nos pieds brulants mais dès que le soleil se couche le froid et le gel s’installent pour la nuit qui est là très tôt en fin d’après midi. Le temps de préparer le repas, nous enfilons tous nos vêtements. Rien ne retient la chaleur et tout se fige, nous partons dormir. Le lendemain levé à trois heures pour le sommet, qui sera ardu pour nous, notre corps n’est pas encore adapter. Nos pas sont lent et nous entendons notre cœur battre dans ce silence incroyable. Nous montons en zigzag tellement la pente enneigée est abrupte. Le sommet est vraiment la récompense avec une vision incroyable par un temps des plus clair. C’est pour nous une nouvelle découverte, l’Himalaya nous appelle déjà.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Au somet du El Misti à 5822m.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous, un guide et un porteur. GO

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Après une descente d’enfer nous retournons à notre ville préférée du Pérou la belle blanche pour un petit repos et préparé la prochaine étape, le canyon del Colca. Une région aride, peuplée d’une communauté particulière et parsemé de randos fantastiques. Aucun chemin, que des sentiers, même pour allez à l’école. De la chaleur garantie, du dénivelé abrupte, de petits oasis et bain thermale feront nos journées.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un passage par le parc National Paracas près de Pisco. Là, nous avons eu une petite surprise, dans notre tête un parc égal verdure. Mais En fait c’est du sable à perte de vue, il tombe 1 mm d’eau par année. La plage est constitué de coquillage concassé. Pas besoin d’essuie glace sur les autos! Finalement c’est un site protégé pour la faune marine. Nous sommes un peu déçu mais la mer est belle.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pour conclure, ce voyage avait pour but de voir comment nous aimerions voyagé style sac à dos et autobus en comparaisons avec le voyage à vélo. Le prochain voyage nous reprendrons nos vélos pour voir la différence entre les deux mode de transport. Nul doute, nous adorons la randonnée avec sac à dos. Explorer par sentier la nature et y découvrir les paysages ainsi que les gens nous comble. Par contre les déplacement en autobus sont ennuyeux ainsi que les sacs à dos dans les villes. Nous sommes aussi une proie facile pour les rabatteurs qui attendent aux terminus.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

1984

Notre premier voyage en vélos

Fraîchement diplômé en horticulture, nous rêvions d’un voyage avant notre début dans le grand monde du travail.

À cette époque, la documentation et l’information n’étaient pas si disponibles. Imaginez, pas d’internet, pas de carte bancaire, et les guides ouff. Pour ce qui est des visas et bien, nous apprenions à la douane les règles en vigueur. De plus l’Union européenne n’existait pas, chaque pays avait sa douane. La Yougoslavie existait encore et les tensions entre Israël et la Palestine étaient palpables. Une lettre prenait un mois a parvenir à destination. Même pas d’odomètre, calcul au quotidien des distances sur une carte.

Mais qu’à cela ne tienne, nous avons réalisé notre rêve de partir en vélo de la Hollande jusqu’en Égypte.

Sur nos petites montures cyclotouristes Mikado et nos petits sacs Montagnard (les premières Arkel), notre équipement était simple, mais déjà efficace. Nous n’avons jamais voyagé aussi léger.

À notre départ d’Amsterdam, nous nous rendîmes en Allemagne pour poursuivre en train vers la Suisse où nous attendait un petit travail de vendange. Une famille super accueillante nous a reçus pour cette merveilleuse étape de récolte et de taille. Nous  gardons un merveilleux souvenir des dîners en communauté et des soupers à déguster des bons vins à l’aveugle. Surtout pour Robert, car c’était une activité d' »hommes ». Le tour du lac Léman et le col du grand St-Bernard ont modelé nos petits mollets. Par la suite, nous nous sommes dirigés vers la Grèce en train (la neige est présente dans les cols)en effectuant des arrêts en Yougoslavie, Italie. De la Grèce une petite tournée dans le nord pour rejoindre Athènes et l’ile de Crête. De belles montées et du pittoresque au quotidien. Hum le yogourt grec au miel.

IMGP7911_Fotor

Retour sur Athènes pour prendre un traversier pour Israël. Au départ prendre un traversier n’est pas compliquer, mais à cette époque de trouble! Un touriste en vélo peut devenir suspect. La douane israélienne nous questionne, nous demande si nous transportons une bombe, si des personnes nous ont remis un colis. Bref un peu effrayant quand tu as vingt ans et que tu ne connais rien des activités internationales. Ne croyez pas que nous ayons pris un bateau de croisière première classe, oh non, classe dormir sur le pont, au gré du vent, de la pluie et du mal de mer.

Israël, la chaleur, la mer Galilée, le désert, la mer morte, et un pays charger d’histoire sous des tensions perceptibles dès notre arriver. Militaires dans les bus, points de contrôles de routes, mais surtout aux douanes. Pas que nous soyons très croyants, ni pratiquant, mais nous avons visité Israël en lisant la Bible. Un cadeau qui nous avait été donné et que nous avons toujours. Tout de même une bonne idée comme guide de voyage!

IMGP7920_Fotor

Pour la suite de notre projet, l’Égypte par le désert du Sinaï. C’est bien beau, mais il y a la Palestine sur le chemin et la tension avec Israël. Au poste de contrôle le militaire ne veut pas nous laisser passer, pas question non plus de retourner à Gaza. Bon on fait quoi? Il nous invite (sans nous laisser le choix) au camp militaire pour la nuit et nous réserve un transport pour le désert jusqu’au Caire, car selon lui pas question non plus de traverser le désert à vélo, trop dangereux, et il ne veut pas de problèmes diplomatiques. Nous partageons un taxi avec une famille locale et une Anglaise qui vit au Caire. Cette dernière nous invite chez elle pour la durée de notre voyage en Égypte. Le Caire, une ville qui est un pays en soi par sa population, sa diversité et son histoire. Les pyramides, Luksor et plus encore.

C’est ici que prendra fin ce voyage d’initiation au cyclotourisme et du début de notre éternel besoin de voir le monde. Bien sûr il y a eu les enfants, d’autres projets professionnels, mais notre curiosité pour le monde est quotidien et intarissable.

IMGP7925_Fotor