Carnet de santé

 

 

Ma dent.

Comme à chaque voyage une dent casse. C’est fait. Merci bonsoir.

Indigestion.

Comme à chaque voyage … C’est fait. Merci bonne nuit. (au moins nous étions sur une belle plage pour un jour de repos) PS j’ai fait mon chemin sur la plage… de nuit!

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Belle plage pour être malade ! Pas d’eau, toilette sèche douteuse…

Mon oeil, le droit.

10 décembre16h. Mulegé. Perte de la vue complète après avoir été dans la tente et m’assoir sur une chaise. Panique, black out. Puis ça revient par petit bout. Recherche sur internet . Tout est possible. Inquiétude. Au matin je vois mieux il ne reste qu’un endroit en haut à gauche où c’est flou. Comme un nuage. Je savais pendant la nuit que la vision revenait doucement. Pas super bien dormi, ni un ni l’autre. Téléphone à Drummondville, on me dit de voir un optométriste. Je vois Frank (le riche )et je le suis chez ses amis. On parle et ils trouvent une opto qui est ici. Rendez-vous à 12h. Elle confirme que ce n’est pas grave et que ça va partir seul mais de voir un ophtalmologiste. Consultation gratuite. Seulement à La Paz ou Guerrero mais que ça peut attendre. C’est probablement un déplacement du au mouvement. J’ai déjà eu ça. Rien à faire, attendre et vérifier à La Paz. Mardi PM, c’est mieux mais encore un halo embrouillé, comme un nuage. Si ça diminue encore cette nuit nous repartirons demain vers la plage. En attendant les vieux expats furent bien utiles ! Frank nous a conduit en ville puis nous avons dîné ensemble de bon tacos de poisson et de ceviche. 

Mon oeil , suite

20 décembre. La Paz. Le nuage est encore là (dans l’oeil). Visite chez le Dr Valdes ophtalmo. Exploration du dit oeil pour presque confirmer que c’est un oedème oculaire. Du liquide où il ne faut pas. Prescription de gouttes de Flumerol. Pour en savoir plus il faudrait une tomographie et plus et peut-être injecter de la cortisone. Si injection il y a, ce sera au Québec. Consultation et gouttes :75$can.

Note à moi-même. Si possible ne pas répéter à chaque voyage!

Baja et les « road trip »

La tendance se maintien, nous rencontrons de plus en plus « d’expat » sur la route comme en camping. Baja est définitivement voué aux road-trip. Vélo, westfalia, campeur de toute sorte se partagent la route. À notre surprise, beaucoup d’Européens font transporter leur camion/campeur/4X4 de la mort par bateau. $$$ Le trajet pour eux devient, Halifax-Alaska-Ushuaia et on remet le tout sur le bateau. Les mini-maisons aussi sont de la partie. Trois nous suivent. Une mini-maison c’est comme une tortue. À Loreto ils sont réuni pour une télé-série! Hé ben! Pour les cyclistes c’est souvent une étape entre l’Alaska et Ushuaia. Les plus jeunes, cherches les places gratuites, d’autres, plus vieux et plus riches, les RV aménagés. Nous faisons un peu des deux. Coucher avec les cactus c’est bien mais une bonne douche aussi! Sur les plages, nous sommes tous là, cyclistes, gros RV, westfalia, mini-maison etc…

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Playa Requeson avec des Allemand, des Français, nous, et deux cyclistes Mexicain en tente.

À Mulegé pour nos deux jours de repos nous rencontrons les plus vieux. Ils connaissent le coin, les coins et viennent ici depuis plusieurs années. Il y a une belle interaction entre les Mexicains et les blancs. Besoins mutuels ?! À notre arrivée à Mulegé, le premier resto fera l’affaire. Déjeuner d’oeufs et frioles. Un « riche Américain », de son propre dire, nous offre le repas. Comme nous prévoyons nous rendre au RV où il habite, il nous accompagne à vélo. Le lendemain matin, une voisine nous offre le café au déjeuné. Ces micro-villages forment des liens, tous se connaissent et s’aident. La vie est relax. Parfait pour deux jours, pas pour tout un hiver. Peut-être quand nous serons vieux ! Tant que nous sommes capable d’entrer et sortir de la tente ça va! En attendant ici le temps prend son temps. Pas mal tout le monde a le temps de parler aux gens rencontrés. Locaux comme expat. Grande différence avec le Nord, avec chez nous où il semble bien plus de bon ton de dire qu’on est pressé, débordé, fatigué. C’est vrai que tout va vite au Nord, c’est même écrit dans le journal ! Alors ! 

Truck Stop/Café/camping Gratuit… ou presque!

Café Helyken / petite famille avec un garçon

À Baja nous utilisons souvent les « truck stop » aussi appelé café ou restaurent ou halte fermière. Il n’est pas rare d’y avoir les toilettes, la douche et repas pas cher pour la soirée au chaud. IL faut se rappeler qu’il fait noir à 16:30 ! Il n’est pas rare non plus qu’il n’y ait pas d’électricité et eau courante. La « Luz » c’est important! La vie des gens qui y travaillent mérite notre reconnaissance. Pas facile de vivre dans de telles conditions. Certaines cuisinières font une série de jours avant de retourner à la maison se refaire le moral. Si certain font des « in and out », il y a aussi les petites familles qui y vive avec enfants et ado! Plus d’une fois nous sommes entré au café/resto en se retrouvant dans le salon de la famille. La grande fille qui fait le service et s’occupe du plus petit tandis que l’autre fait son école à distance. Loin de tout vous dites ! Rien à faire pour des heures puis une horde de camionneurs affamés arrivent et il faut faire à manger et du café. Aucun alcool n’y est vendu … heureusement!  Il y a occasionnellement un poêle à bois qui chauffe. Entre autre pour l’eau chaude de la douche au Bucket. Le bois est rare dans le désert! Les capteurs solaires et les piles sont indispensables ainsi que le gaz propane. L’eau potable se trouve malheureusement en bouteille.

La casa de Diego.

Cette fois juste pour dîner. Huego y frioles.

 

Les camionneurs. Vaut mieux être leurs amis. Nous partageons la route … étroite.

Entre les Truck Stop nous campons plutôt sauvage en bord de plage ou dans le désert.

Site en bord de plage

Plage pas toujours en sable

Avec les cactus.

Encore un resto gratuit à Guerrero Negro, mais cette fois nous mangerons comme des rois. Car ici il y a la Luz et internet rapide.

Vamos a Mulegé, cuatro días.

 

Migrants … vers le Sud !

Après une belle rencontre et une bonne nuit chez Nicole à San Diego, une amie Warm Shower, nous prenons la route comme prévu vers Tecate. Nous n’avions pas prévu le « Thanksgiving  » Américain et son importance. Au premier camping plein, le « ranger » nous fait camper gratuit sur une portion de terrain presque vert. Pour cause les gicleurs partirons trois fois durant la nuit en plus le la pluie ! Ça gicle ! Le lendemain le camping n’est pas plein mais il y a fête (encore) et le ranger ne s’occupe pas de nous. Gratuit! La frontière se traverse aisément à Tecate. Il est même possible de passer sans s’arrêter comme notre ami cycliste Suisse qui c’est rendu compte de la gaffe une fois à Tecate! Au Mexique nous alternons entre camping RV gratuit, camping sauvage et motel. Comme se soir à El Rosario alors qu’il pleut et que les prochains jours seront forcément en camping sauvage. Heureux de nous sauver de la pluie et de pouvoir nous coucher un peu plus tard, car il fait nuit vers 17h! Vous imaginez bien qu’on se couche tôt et que nos os trouvent la nuit longue en camping! Les Mexicains nous comblent de gentillesse. Il y a bien quelques idiots sur la route mais en général là aussi nous sommes bien respecté et plusieurs attendent avant de passer. Si la route était large avec un bon accotement plus au Nord, depuis deux jours elle a rétrécit énormément. Hier il y avait vraiment trop de circulation à notre goût mais aussi au goût d’un autre cycliste chinois qui a choisit de rebrousser chemin ! Il n’aurait pas du car aujourd’hui il y a cent fois moins d’autos. Heureusement! La zone agricole, qui nous fournit entre autre les fraises d’hiver se termine ici à El Rosalito. Demain plus « remote ». Pas rencontré de migrants direction Nord. Par contre les Canadiens et Américains descendent au Sud. Une autre sorte de migration!

Camping gratuit à Sweetwater … arrosage inclus!

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Camping presque gratos et super douche chaude au bord de l’eau

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Mexicain au travail. 5 Km de réparation sur une montée de 7 Km. Pas de circulation sauf nous. La grosse paix pour suer!

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Nouveau départ ou rendez-vous avec 5000 migrants au Mexique !

Depuis une année nous planifions notre prochain départ. Rouler au chaud quatre mois étant une priorité (pour nos os et notre moral), parcourir une nouvelle région aussi. Ça commence a limiter les choix surtout pour garder un budget raisonnable. De la Nouvelle Zélande, l’Australie, l’Afrique et le Mexique le choix fut difficile et nous gardons les autres destinations pour les années à venir.

Les billets achetés il y a quatre mois pour San Diego Californie furent choisit pour le prix,  la proximité du Mexique et surtout de Baja que nous rêvons de rouler depuis longtemps. C’était sans savoir qu’une caravane de 5000 migrants se masserait le long de la frontière, particulièrement à Tijuana où se trouve la frontière la plus proche! Tecate plus à l’est, plus petite ville frontière que Tijuana, sera donc notre premier objectif afin de contourner … les troubles possibles. À cause des migrants ou de Trump ?

Deux options possibles : Je t’aime … ou en garde grrr.

Toujours commencer par I Love You !

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Tout un contraste quand même de comparer des Nord Américain aux migrants. Comme dirait l’autre « on est né du bon bord de la clôture », ou du mur. Que dire de la répartition de la richesse entre les humains ? Notre première conférence suite à un voyage d’une année en 2008-09 portait justement le titre « d’un monde à l’autre ». Comparer notre vie de privilégiés à « l’autre ». Réaliser que vivre avec moins, beaucoup moins est possible, voir souhaitable. La vie de nomades à vélos demeure bien simple et tout notre nécessaire tien dans moins de 95Kg, incluant le véhicule !

Parlant de prix. Un billet d’autobus de Drummondville à Montréal, 100 Km = 55$            Un vol de Montréal à San Diego, plus de 8000 Km 300$ plus 55$ pour le tandem et l’eau est gratuite à bord ! Pas de lunch, avoir su! Tout évolue aux aéroport. Enregistrement des bagages nous même, boarding pass aussi. Par contre il faut encore ouvrir manuellement la boite du vélo … et retirer et laver et ventiler la bouteille de gaz. (elle sentait) ! À Vancouver, rendu aux agents Américains, Josée peut passer mais pas Robert. Sir ? Your luggage have not arrived you must wait. Trente longues minutes plus tard nous passons et voyons l’agent qui nous demande ce qu’il y a dans les boites. C’est fou lui et nous pouvions voir tout nos bagages sur son écran ! Au moins on sait que tout a suivit. Manque juste des avions moins polluantes.