Irlande 2023, premier chapitre.

Irlande, Irlande, nous y étions en 2008, c’était il y a 15 ans nous n’avions pas cinquante ans, c’était le printemps, nous avions roulé de Galway vers le Nord accompagné de notre fille Eva et de Christopher. Nous en étions à notre premier mois d’un voyage qui allait duré une année. Voir le blog de 2008 Cette fois nous avons plus de 60 ans, moins fringants mais toujours en tandem. Nous en sommes à notre seizième mois de nomadisme, c’est le mois d’août et nous roulons le Sud. Une boucle de Rosslare en longeant la côte vers l’Ouest puis vers Galway et nous traverserons jusqu’à Dublin pour reprendre l’avion. Un mois donc pour constater que certaines choses changent, d’autre pas. La météo n’a pas trop changé, la largeur des routes non plus. Tout est toujours aussi vert, aussi beau, aussi casse pattes (ça monte et ça descend très à pic). Mais les temps changent, en 2008 Facebook débutait, nous n’avions pas de cellulaire, on cherchait les cafés avec internet, le camping sauvage (bivouac) était permis, enfin pour ce qu’on en savait ! Le Sud nous surprend avec toutes ces fleurs mais aussi avec de très nombreux signes d’interdiction de passer ou de camper. Officiellement le Bivouac est interdit maintenant mais encore pratiqué. Même par nous mais beaucoup moins. En 2008 nous ne voyions que peu de touristes, pas ou peu de cyclistes. Aujourd’hui nous rencontrons beaucoup de cyclistes, sur l’Eurovélo 1(très bien indiqué), dans tout les sens. A chaque camping nous sommes plusieurs cyclistes. C’est bien, surtout pour notre rencontre avec une famille française rencontrée sur le bateau puis nous camperons plusieurs soirs en leurs compagnie. De forts beaux moments avec eux.

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L’eurovélo 1 très bien indiqué, ainsi que la Norman Way


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Maison au toit de chaume ici aussi.

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Comme en 2008 nous sommes en tandem

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Les fleurs nous accompagnent souvent. Parfois sauvages, du bruyère, du fushia et plus.

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Jusqu’à maintenant nous croisons plus de vaches que de moutons. Mais toujours le beau damier vert.

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Les belles falaises avec parfois une petite plage bien encastrée.

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Voilà une famille bien inspirante et comme il nous fut agréable de les côtoyer. Flavien, Virgile, Blandine, Abel et Ernest.

Toute la famille nous impressionne, surtout Abel, 7 ans qui pilote son propre vélo avec sacoches sur 40 à 60 km par jour. Chapeau Abel. Et on vous attend au Québec en 2024.

On vous laisse avec « une journée en Irlande »

On se réveille à 6 heure, pleut pas, la tente semble sèche. (Il pleuvait en sale hier) Ouin, mais il est trop tôt, le soleil dors encore! On se lèvera à 7hr. OK. À 6:45 il pleut, une grosse averse ! Tout est mouillé et tu te fais mouiller juste en allant aux toilettes ! Merde. On déjeune, la pluie cesse et on démonte tout, bien humide. Les pieds, les bas, les souliers, la tente, alouette. On part, pleut pas, yes nos manteaux sèchent sur nous puis on les range et finalement nous roulons en chandails, la vie est belle. Midi, stop pour manger près du cimetière c’est nuageux, mais c’est tout le temps nuageux ! Un sandwich plus tard, une averse du maudit, dru. On ramasse en vitesse, met les manteaux pis toute. Pis toute est mouillé , encore ! Dix minutes et c’est fini, il y a le soleil pas loin qui pointe mais on est trempe et on a froid alors on repart pour se réchauffer dans les côtes. Arrêt un peu plus loin pour finir le repas et prendre notre café. Fait un peu soleil et il vente en titi, on sèche, les manteaux avec. Nous aurons un autre crachin avant le camping mais ici les crachins ça compte pas ! Sur place à 17h on monte la tente pour qu’elle sèche, les nuages s’épaississent, la pluie est attendu pour 19h. On a le temps pour une Tite bière, non une grosse. Bon 19:30 le souper est fini, pleut toujours pas. On peu pas se fier à rien. Pis les Irlandais ne chialent pas contre la météo, eux ! Ha la la

Encore deux semaines en Irlande ☘️ 

France, dernier chapitre.

C’est sous quelques jours de chaleur que nous longeons la côte ouest jusqu’à La Rochelle avec parfois de belles vues sur la mer. Il y a de plus en plus de vélo sur les pistes. Il y a aussi les stations balnéaires mais nous préférons les pistes menant aux pêcheurs. Nous faisons un détour sur l’île d’Oleron (juste à coté de fort Boyard) un peu trop touristique. La vélodissée nous mène jusqu’à Rochefort pour un tour sur un des rares transbordeur encore en fonction. Une autre belle cité pleine d’architecture et même une corderie. C’est long une corderie !

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La Rochelle, parait que les Bibeau viennent de par là. En tout cas c’est beau en ti-péché pis en plus c’est les Franco Folies. Nous assisterons a un spectacle gratuit en plus d’avoir le son du spectacle principale assis au port . Son que nous aurons même au camping et que nous entendrons jusqu’à 3 heure du matin, même avec des bouchons d’oreilles! Nous en profiterons aussi pour une virée sur l’île de Ré en passant sur son joli pont.

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Après, ben on longe la mer, encore, avec de belles vues, encore et de plus en plus de gens en vacance et les pistes cyclables sont pris d’assaut après 10:30. Cette section de deux jours qui nous mène au 14 juillet et à Les Sables-d’Olonne nous réserve quelques surprise et nous rencontrons la gentille Daphné qui nous héberge dans sa superbe demeure tout près de la mer. Un petit pique nique à la plage en se soir de fête nationale avec des amies. 

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Destination Pornichet en passant par La Barre-des-monts et Port Saint-Père pour éviter le pont de Saint-Nazaire et rejoindre notre ami Jean-François. Un autre Québécois autour du globe avec qui nous roulerons jusqu’à Brest pour huit jours. Sur la route il y a un ami à J-F, Alain qui est présentement à Lorient, enfin pas tout a fait ! Avec J-F qui nous guide en ce 19 juillet frais nous roulerons 104 km, incluant un détour de 40 km. Il faut dire que J-F a un sens de l’orientation … particulier ! Nous resterons deux nuits chez Alain et Chantal avant de reprendre la route vers Brest que nous contournerons car la ville n’a pas beaucoup d’intérêt pour nous.

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C’est dans cette région que nous tomberons sous le charme de la Bretagne, ces petits bourgs, et les bretons. Nous aurons la chance d’être accueilli par une famille membre W/S pour un soupé. Nous en apprenons un peu plus sur leur langue (qui est d’origine celtique, et interdite d’usage après la seconde guerre jusqu’aux années 80) maintenant les panneaux de villes sont en français et en breton, tout un combat. D’ailleurs le nom des villes nous a souvent fait sourire. 

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Mais rouler en Bretagne n’est pas de tout repos, pas de grosses montagnes mais des pentes abruptes avec des dénivelés mortel comme dirait Jean-François, vraiment difficile. Les centres historiques sont d’une beauté a vouloir y rester, les églises et le patrimoine bâti est bien conservé et entretenu. 

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A Brest nous ferons nos au revoir  à J-F et roulerons vers Roscoff, Paimpol, Saint-Brieuc, Saint-Malo, le Mont Saint-Michel avant de remonter au Nord vers Cherbourg en Cotentin. En Bretagne presque jusqu’au Mont Saint-Michel puis en Normandie. Il est d’ailleurs préférable de ne pas confondre Bretons et Normands ! A Cherbourg nous sommes encore hébergé chez des membres Warmshowers, Anne et Jean-Claude qui nous accueillent chaleureusement. Nous devions y passer deux nuits mais la veille de notre départ nous découvrons qu’il n’y a pas de place pour notre tandem à bord(incroyable!) mais que nous pouvons partir le soir même sur un autre navire. Go on change nos plans et embarquons le 2 Août au lieux du 3 pour l’Irlande.

Des Pyrénées à l’atlantique.

Nous arrivons à Bourg Madame le 24 juin pour une journée de repos. Le lendemain nous roulons vers Mont Louis, un village fortifié très joli mais il aura fallu grimper encore près de 1000m. Nous terminons la journée à Quérigut où nous trouvons un autre joli village endormi où nous passons la nuit. 

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Quérigut.

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Enfin un peu de verdure. Et c’est propre !

Depuis notre arrivée en France nous apprécions la verdure, tout est plus vert et plus fleuri. Ce qui nous va bien après les paysages secs des dernières semaines. Le lupin en fleur, le trèfle, les marguerites et bien d’autres fleurs sauvages égaient nos journées. De Quérigut nous descendons un col (on peu pas toujours monter!) puis nous longeons L’Aude qui descend. WoW quelle descente agréable et impressionnante, surtout dans les gorges de Saint Georges le long de la D118. Une vraie belle ride de vélo.

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Une de nos rares photos de la descente. Les gorges de Saint Georges

Une étape cible pour nous arrive avec la cité de Carcassonne. Josée nous a trouvé un camping  réservé aux cyclistes et marcheurs d’où nous pouvions voir la cité ainsi que nous y rendre à pied. Nous avons donc visité le site avec une guide pour une demi journée pour ainsi comprendre un peu mieux l’histoire en plus d’être très beau. 

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Carcassonne.

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Carcassonne

De Carcassonne nous voulions rejoindre l’atlantique donc la côte ouest. Nous pouvions passer par les Pyrénées ou prendre le canal du midi puis le canal des deux mers et rejoindre Bordeaux. L’un aurait été montagneux, sportif et sûrement très beau mais nous avons choisis le calme  et la quiétude, le plat et la contemplation des canaux. De plus le temps était plutôt vers la pluie et les orages. Ce fût un bon choix pour nous car nous avions besoin de repos, autant physique que mentale. Nous passons aussi par de jolis villages. Ça use quand même l’itinérance depuis 14 mois! La piste étant des plus simple nous avons bien relaxé et puis ça nous a permis de partager plusieurs soirées avec Chouchane, notre nouvelle amie française rencontré à Carcassonne qui fait un peu le même trajet. Mais merde de merde on a pas de photo de Chouchane…

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Cette route nous a permis aussi de passer par Toulouse pour y faire l’achat d’une nouvelle tente car la vieille en plus de perdre son imperméabilité commençait a déchirer en certains endroits. Une belle rencontre au vieux campeur que celle de Kenizé et Bilan avec qui nous avons échangé le temps d’un repas.

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Six jours donc depuis Carcassonne pour arriver un 4 juillet à Bordeaux où nous sommes accueillis chez Christine et Michel nos hôtes Warmshowers pour deux jours. Nous sommes reçu comme si nous étions des membres de la famille. Repas, vin, marche en ville et discutions sur la vie de tout les jours comme sur les voyages. Ils feront même une demie journée à vélo lors de notre départ pour nous rendre de Bordeaux à Lacanau où nous rejoignons une vaste forêt de pins. La plus grande d’Europe paraît-il! Dire que ce n’était qu’un vaste marais! Nous roulons maintenant sur la Vélodyssée (ou l’eurovélo 1) qui suit l’atlantique vers LaRochelle puis la Bretagne.

Espagne, dernier chapitre.

Juste avant Isla Playa où nous attend notre gentille hôte Warmshowers Klaudia nous traversons la vallée du plastique. Il y a tellement de serres en culture que paraît-il c’est visible de l’espace. En tout cas c’est sale et d’une laideur incroyable sans compter que plusieurs travailleurs émigrés doivent y demeurer. Peut-être qu’avec la pluie qui nous accompagne cela parait pire? Enfin chez Klaudia nous trouvons une amie d’une grande gentillesse et nous y demeurons deux jours. Encore du repos.IMG_0300

Heureusement parce qu’en reprenant la route ça monte pour 6 km non-stop. Mais c’est beau en titi. Pis après ça descend et nous nous retrouvons à Cartagena avec son centre historique et surtout le superbe théâtre Romain découvert sous la cathédrale en 1992 .

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La montée avec un peu de la vallée de plastique.

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Le fabuleux théâtre Romain de Cartagena.

Nous poursuivons notre route en Murcie, c’est vendredi et surprise c’est un jour de fête. Tout est fermé sauf quelques cafés et heureusement le camping qui est bondé d’espagnol pour le long week-end.

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Un camping permis les espagnols en vacances. Vive les bouchons d’oreilles.

Heureusement nous avons des bouchons pour nos pauvres oreilles parce que ça veille tard un espagnol en congé! Le lendemain un gros soleil et 30’ nous accompagne sur une piste cyclable toute la journée. La mer est toujours proche, nous dînons sur la plage mais à l’ombre car au soleil ça cuit. On se demande bien pourquoi les gens adorent autant la plage et le soleil. Chacun son truc je suppose. D’ailleurs ils doivent bien se demander pourquoi on fait du vélo sous cette chaleur au lieu de nous reposer au soleil? Enfin nous aboutissons encore dans un camping bondé de locaux. Vive les piscines au sel de mer et les bouchons d’oreilles. Le long de la route et de la plage les édifices se suivent, certains village sont peuplé à 75% d’expatriées. Beaucoup d’anglais, de français et paraît-il de russes . Bon ben on retourne en montagne, c’est plus notre truc. Nous passons par Alicante un dimanche, facile de traverser sur pistes cyclables puis ce sont de toute petites routes. On trouve un camping relax sans bruits pour 18€ mais on a dû monter 1101 mètres pour y aboutir, la bière était bonne. La descente aussi le lendemain par l’Eurovélo 8 sur une ancienne voie ferrée. Des paysages magnifiques, des tunnels et beaucoup de pierres un peu trop grosses. De retour à la mer car les orages allaient nous tomber dessus. Ce qui n’est pas une bonne idée sur ce genre de pistes. 

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Les moustiques nous attendent à chaque camping, les soirées sont piquantes ! Enfin ! Nous remarquons aussi que l’espagnol masculin se rase les jambes, le torse, les bras et fument beaucoup. La femme fume aussi et est plutôt belle avec sa démarche légère un peu frondeuse et sensuelle. Il y a aussi beaucoup de cyclistes sur route comme de montagne (ceux-ci sont souvent munis de petit moteur). Peu de fille à vélo. 

Le 14 juin nous passons par Valencia, nous y sommes tôt, heureusement. Ici ils ont changé le cours de la rivière pour éviter les crus. Ils en ont fait un grand parc urbain, vert pour piétons et cyclistes mais aussi divers terrains de jeux. Super. La vieille ville est aussi très belle avec entre autre le plus grand marché couvert d’Europe. Le moderne et l’ancien se côtoie harmonieusement. 

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Nous longeons la mer, les plages pour finalement rencontrer Camille et Vincent, un jeune couple québécois avec qui nous partageons un site.

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Camille et Vincent.

Ici le long des plages les campings sont dispendieux. Ils se dirigent vers Barcelone comme nous. Sans rouler ensemble dans le jour nous nous retrouvons chaque soir pour camper jusqu’à Barcelone. 4 nuits. C’est bien agréable de partager avec eux et c’est la première fois que d’autres cyclistes ont le même rythme que nous. Comme ils sont deux fois plus jeunes que nous, ils prennent moins de jours de congés. Ils quittent donc Barcelone un jour avant nous mais nous nous reverrons assurément au Québec à la fin de nos périples. 

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Barcelone, incontournable avec tant de choses à voir. Mais c’est une très grande ville avec beaucoup de voitures et de touristes. Il y fait aussi très chaud. Notre préférence va au quartier gothique. La fameuse Sagrada nous laisse perplexe. Barcelone ne sera pas notre coup de cœur en Espagne.

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Prochaine direction, la France en passant par les Pyrénées, par un des chemins de la liberté. Premier étape, un monastère. Évidemment il est tout en hauteur le monastera Montserrat! Les 9 derniers km montent soutenu de 5 à 8% et on grimpe de 700 mètres. Heureusement il y a une fontaine d’eau fraîche à mi chemin parce que nos moteurs chauffaient beaucoup. Mais la place est sublime. Nous campons tout en haut au camping juste en haut du monastère, des restos, du musée et de l’hôtel sûrement trop cher. Mais c’est nous qui avons la plus belle vue et aucun bruit sauf les cloches!

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Nous descendons le lendemain par un autre chemin vers Gironella. Ce fut une journée éprouvante. Beaucoup de montées et descentes et une chaleur accablante sans compter les crevaisons … le 23 juin fût une très belle journée sans pépin avec de magnifiques montagnes.

Nous roulerons 52 km avec un dénivelé de 1215 mètres mais nous sommes moins « pété » qu’hier. Nous camperons sauvage près d’une vieille chapelle juste avant Castelar de n’Hug, un autre village pittoresques. Pour la Saint-Jean, jour férié en Espagne comme au Québec on se paye le col de Creueta à 1888 mètres et la descente vers la France où nous camperons deux jours à Bourg-Madame faire notre lessive nous reposer des quatre derniers jours de montagnes avant de repartir vers Carcassonne. 

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En passant les espagnols sont vraiment courtois et patients sur la route. Nous ne nous sommes jamais sentie en danger sauf pour quelques téméraires comme toujours. 

Pour la prochaine Saint-Jean nous devrions être au Québec pour de bon.

Espagne, Andalousie, Séville, córdoba et la Méditerranée.

En petite barque nous traverse en Espagne en quelques minutes le temps de traverser la rivière Guadiana qui sert de frontière d’avec le Portugal. Nous croiserons quelques flamands roses le long de quelques salars en roulant sur les pistes de l’Eurovélo 1. En quittant la piste devenue en  sable instable nous croisons de nombreux tunnels ( serres)  où poussent les fraises et les framboises. Au camping nous échangeons avec un autre cycliste Sud Africain et Tom, un jeune Québécois. Nous nous croiserons encore deux fois avant que nos routes divergent.

Nous préférons traverser les villages au lieu de prendre les voies de contournement, voir le centre pittoresque mais cela nous amène aussi à faire beaucoup de rues et ruelles de pavés avec de nombreux sens unique, mais c’est plus beau. 

Après quelques jours de routes nous voilà à Séville où nous prendrons le camping en périphérie et le bus pour visiter le centre historique qui est très beau. Une journée suffit pour nous car entrée dans la cathédrale prend un minimum de deux heures d’attente sinon il aurait fallu prévoir prendre nos billets avant. De plus c’est très touristique donc plus dispendieux. C’est d’ailleurs le camping le plus cher à date. En plus de nos deux cyclistes d’hier nous croisons Camille et Vincent un jeune couple de Sherbrooke.

Un peu de Flamenco dans les rues.

Par la suite nous reprenons la route des montagnes pour ce rendre à Cordoba par la route au lieu des pistes de sable car des averses sont prévues. Finalement nous aurons une grosse orage de plus d’une heure en montée accompagné d’éclairs et de tonnerres. La descente se fait au sec et nous arrivons à un joli camping en pleine campagne. Les sanitaires sont essentiellement construit a partir de conteneurs de trains récupérés. Fort joli et en plus nous étions presque sec après la descente.

La pluie arrive.

Après deux jours de routes nous voici à Córdoba où nous y avions réservé un belle appartement pour trois nuits. Ici nous en profiterons pour faire le tour de la vieille ville, la mosquée cathédrale, le Alcazar  de los Reyes Cristianos ainsi que divers sites de vertiges Romain. Nous rechargerons aussi nos petits corps qui ont maintenant plus d’un an de nomadisme.

Córdoba

Nous quittons Córdoba à regret, nous y étions bien et ici dans la péninsule Ibérique, cette ville est un coup de cœur pour nous. Ainsi nous reprenons la route de l’intérieur, donc vers les montagnes. Des kilomètres de vallons en oliveraies, à perte de vues. Pas le moindre petit pic y échappe. Il fait chaud, la route est belle mais la ‘via verde » piste cyclable est compliqué et difficile à rouler. De plus les orages nous guettent à tout moments. La région est aride, tout doit être irrigué, même les oliviers. Nous passerons par certains parcs dons la réserve naturel de Sierra Magina et le réservoir Nigratin qui est bien bas, paysages surnaturels. En quittant le bord de ce réservoir de gros dénivelé nous guette, dont l’un de 275 m en 5 km et une heure à souffrir. Ouff nous avons eu chaud.

un réservoir bien bas.

Après six jours de montagnes nous rejoignons la Méditerranée que nous avions vu la dernière fois en 1984. Ça fait des lunes, et nous étions bien jeunes. 

Lisbonne, Évora, Sagres et la sortie vers l’Espagne

Arrivée le 8 mai à Lisbonne nous prenons la route vers notre hôtel après avoir remonté le tandem à l’aéroport et remplacer les câbles car un avarie c’est produit lors de l’emballage. 

Arrivée tôt nous avons le temps de faire une petite visite avant d’aller prendre du repos pour mieux poursuivre le lendemain. Après un petit post sur FB nous avons la surprise d’apprendre qu’un membre de notre famille se trouve aussi à Lisbonne et prenons le temps de fixer un rendez-vous pour le lendemain. Dire que ça fait des années que nous nous sommes vus. 

Maintenant Lisbonne, une charmante ville tout en dénivelé dans ses vieux arrondissements, rue de pavés, murs blancs ou colorés recouverts parfois de tuiles. Vraiment une belle ville mais super touristique. Même le fameux tram 28 public est envahi de touristes au grand désespoir des Lisboetes. Mais pour avoir accès aux quartiers bien en hauteur c’est un incontournable à moins de faire une bonne marche. De plus le musée d’azulejo fut fort intéressant avec toute ces tuiles.

Maintenant il est temps de reprendre la route. Nous avons décidé de nous diriger vers la ville d’Évora, ville classée au patrimoine avec ces murailles, son aqueduc et son temple romain. Il y a aussi son église d’os mais nous avons passé notre tour. 

Le Portugal est bien producteur de vin mais surtout le plus grand producteur de bouchons de liège. Les chênes liège sont partout tout comme les pins. Faut dire que le sol est sec et pauvre.

D’Évora nous roulons vers le sud et la région de l’Algarve avec ces falaises, ces plages et les petits villages de pêcheurs devenus villages touristiques sans oublier que c’est le temps des cigognes, des cactus qui fleurissent et il y quand même un peu de cornes dans les prairies.

Il faut bien se rendre à Sagres, la pointe sud-ouest du pays et de l’Europe pour un coucher de soleil.

 Il y a profusion de marcheurs le long des côtes pour différents parcours plus ou moins longs.

De Sagres, direction est en longeant plus ou moins l’Euro-vélo 1 et donc la côte. Le Portugal est un peu la Floride des français. Il fait beau, plus chaud et ce n’est pas dispendieux. Les campings nous coûte autour de 10€, le café expresso moins de 1,5€, la bière un peu plus et le vin débute à 2.5€. 

Concernent la langue, le portugais, ne pas confondre avec l’espagnole, il y a quelques fois des rapprochements mais c’est tout. D’ailleurs les portugais n’apprécient pas vraiment d’être abordé en espagnole. Par ailleurs l’affichage est souvent en portugais, en anglais, en français et l’allemands mais très rarement en espagnole, cela en dit long. 

Nous arrivons d’Australie et de la Nouvelle Zélande ou les toilettes et l’eau potable étaient présentes partout. Faudra réapprendre à planifier nos besoins de bases car ici les toilettes se font très rare!

Nous verrons si cela sera pareille en Espagne mais …..

Note à moi même: Ne pas jeter le papier cul dans la toilette mais bien dans la poubelle.

Note à moi même: Ne pas oublier mon papier cul car il n’y en a pas de fournit.

Note à moi même: Ne pas oublier d’acheter du papier cul parce que manquer de précieux ça fait chier.