Reprendre la route … vers l’Argentine.

 

Après divers scénarios nous optons pour reprendre la route vers l’Argentine en passant par Villazon. Nous ne passerons pas par la région de sud de Lipez et d’Atacama. Les routes sont très difficiles et nous considérons que nous avons vue tout de même beaucoup de beaux et superbes paysages, il est maintenant temps d’aller voir ailleurs. On ne peut pas tout faire et tout voir, même en voyage!

Mais avant il faut se rendre à la frontière, le bitume est beau, la route peu fréquenté, en fait nous sommes presque seul sur la route. C’est en se dirigeant vers Tupiza que nous comprendrons pourquoi. La route passe par les montagnes et les montées sont longues et les dénivelés  imposants pour nous mais pour les véhicules aussi. Sur les cimes, les paysages sont arides mais magnifiques, les couleurs minérales sont impressionnantes. Faut aussi dire que la route se trouve aux environs de 4000-4200m. Très peu de végétation par ici! Nous dormirons d’ailleurs notre dernière nuit à cette altitude, nos corps sont maintenant habituer, mais il faut tout de même y mettre de l’effort.

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Nous y croiserons plusieurs mines, régions très propices à l’exploitation minière dans le passé et encore présente de nos jours. Si les déchets sont toujours aussi problématiques nous sommes heureux de constater qu’il y a des écoles partout. Même dans de tout petit village où nous peinons à trouver une « tienda » il y a école primaire. Les enfants sont tous en habits d’écoliers, souvent avec le sarrau blanc en plus. Le midi, alors que nous mangeons nos sandwich au thon ou sardines, les enfants eux on le repas fourni! 

Puis vient la descente vers la ville de Tupiza, nous passerons de 4100m à 3250m en 12 km, tout une descente en lacets, les mains sur les freins pour ne pas trop prendre de vitesse. Arrivée à Tupiza encore plus bas, la chaleur elle a grimpé. Les paysages ont radicalement changés, les falaises d’argiles façonnées par le vent et la pluie impressionnent. Le vert est aussi apparue, ainsi que les arbres et les cultures. 

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La journée de repos à Tupiza nous permet de faire nos devoirs et de re-vérifier les exigences d’entrée des prochains pays. L’Argentine et le Paraguay ne demande aucun visa mais le Brésil instaurera un e-visa le 10 janvier 2024. Tien, ça c’est nouveau et seulement pour quatre pays dont le Canada et c’est pas donner! Alors avant d’entreprendre les démarches pour le dit visa nous vérifions notre planification. Résultat, c’est pas mal notre date pour arriver à Iguazu et à la frontière du Brésil mais cela ne nous laisse pas trop de latitude quand à la route à prendre. Ce sera pas mal direct tout en prenant le temps de traverser au Paraguay. Le lendemain nous entamons la dernière journée en Bolivie. Mais toute une journée qui nous mènera à La Quiaca en Argentine. Près de 100 km et 1355m de dénivelé positif dont une section de 15 km où nous grimpons de 650 mètres avec plusieurs sections de 8%. Ouff! A la fin, vers 16h il y a les deux douanes à passer. Sans problème, une trentaines de minutes en tout. L’orage se pointe et les vents sont maintenant violents. Après une tentative infructueuse au supposé camping municipal nous dénichons un hôtel à 20000 pesos Argentins… Heuuu ça fait combien disons en dollars US? Parce que nous n’avons pas de pesos encore. Réponse 20$. Ok on la prend. Quel deal et Josée dira «  vraiment bel hôtel, genre revue » mais on a oublié de prendre des photos. Anyway on a jamais dormi dans un aussi grand lit! 

Arrière pays et salars.

Bonjour vous, oui je dis vous, c’est de notre génération! Ici aussi ils utilisent la forme poli “ustedes” la plupart du temps. Uyuni et Coipasa, deux salars mythiques. Depuis le temps qu’on en entant parler, qu’on y pense, qu’on y rêve. Voilà nous y avons roulé, les roues sur le sel dans la saumure et même dans la boue à deux pour pousser un vélo! Revenons à Copacabana il y a trois semaines, là où j’ai été malade 24 heures. Heureusement nous avions une chambre avec salle de bain privée, la toilette n’était qu’à quelques pas du lit. Parfois c’est pratique! Mais après une journée au lit et une bonne nuit j’eu faim et j’étais prêt à partir. Go direction La Paz. Une belle route presque sans autos pour une montée de 13 km avec de jolis paysages.

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Parfois nous voyons le lac Titicaca des deux côtés de la route. Nous finirons la journée en bivouac au bord du lac entouré de parcelles en cultures. Après avoir demandé la permission de camper nous aurons quelques rencontres avec les gens qui cultivent autour ou qui font paître leurs animaux.

Disons que La Paz le lendemain diffère pas mal. Que dire de ce trou surpeuplé sinon qu’il faut descendre sur 4 km à plus de 10% pour atteindre le centre-ville. Nous y rencontrons plusieurs cyclistes et les soirées sont agréables. Il y a de tout ici même des amis. Nous séjournons à la casa de Ciclistas. Rudimentaire mais en plein centre. Nous anticipons la sortie de ville car remonter 4km avec près de 500m de dénivelé, c’est un peu inquiétant, de plus que la circulation est intense. Nos amis nous informent que les nombreux funiculaires prennent les vélos, même chargés. En soirée nous prenons un tour de funiculaire pour admirer la ville de haut. C’est magique et nous pensons comme nos petits enfants aimeraient ça.

Comme nous n’avions que peu d’intérêt à séjourner longtemps en ville après deux jours nous partons avec Jesús un ami Espagnole qui parle français. À l’attaque de la montée. Notre tactique à trois fonctionne super et après deux funiculaires nous sommes à El Alta en direction de Sajama et son volcan. Cinq jours plus tard nous y sommes après deux bivouacs aux églises de villages presque abandonnés, une nuit dans le lit d’une rivière et une nuit de camping au parc de Sajama toujours avec Jesús, Déa et Gaétan qui viennent de nous rejoindre. Les deux derniers jours sont sur chemin de gravier.  Ce n’est qu’un début!

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Une journée de repos bien méritée avant de repartir chacun de notre côté. Pour nous ce sera les petits chemins de sable, de gravier, de planche à laver, de roches pis toute. Notre carcasse sera mise à rude épreuve jusqu’à Uyuni. Si la route est difficile, le paysage en vaut la peine. Les villages, quand il y en a, sont désert. C’est à peine si nous trouvons de l’eau et des nouilles ramen. Oubliez les fruits et légumes. Nous étions donc en autonomie alimentaire pour quatre jours jusqu’à Sabaya. Le peu de gens que nous croisons sont toujours sympathiques, une femme et sa mère nous donnerons même des bananes et du pain lors d’une pause midi à 30’. Nous bivouaquons à Macaya près des ruines pour nous cacher du vent, près de Julo au bord de l’eau, à Tunapa face aux montagnes et finalement Sabaya pour un autre repos et du lavage.

On en a mangé de la poussière. Ce n’est pas les autos qui sont en causes mais bien le vent, puissant. La plupart des journées aucun véhicule ne passe. Certains soirs il y aura plusieurs camions. Contrebande paraît-il? Nous avions prévus cinq à six jours pour Uyuni mais les sites de météo nous annoncent de la pluie pour le 30 novembre en pm. Nous sommes le 27 et partons de Sabaya, ça nous laisse quatre jours! Ouff! Direction Coipasa et un premier salar que nous traversons avec joie et amusement. Une première pour nous, rouler sur du sel. Un peu humide quand même. Vers la fin de journée le vent se lève et nous peinons. Puis nous arrivons devant une étendue d’eau, pas un mirage. Mmm à gauche vers le village ou à droite? Il est tard, il ne reste qu’une heure de soleil, nous sommes épuisés et pouvons voir la rive devant. Go, nous roulons dans l’eau salé, heureusement pas plus de quinze cm de profond et sur un fond dur. Un km puis nous voilà dans la boue où nous devons pousser un vélo à la fois pour avancer. Les roues sont boueuses tout est salle et salé. Merde! Dégommage des vélos, préparation du repas et du bivouac, dodo. On a quand même plus de 80 km dans les jambes. Ce n’est que le lendemain matin en démontant la tente que nous trouverons deux scorpions qui s’enfuient de sous le plancher. Nos recherches confirment qu’ils sont venimeux mais pas mortel mais très douloureux! Encore 50 km pour Salinas et une bonne montée toujours de gravier pis toute. Le 29 nous atteindrons finalement le salar d’Uyuni, sec sur lequel nous roulerons les 45 premiers km vent de face sur une surface dur mais rugueuse avec parfois un peu d’eau sous une mince  couche de sel. Ça brasse! Ce soir là , après 76 km nous bivouaquons sur l’île aux cactus, Incahuasi. Île touristique a souhait mais comme ils partent tous à 18 hr et que nous sommes arrivés à 18 hr. Ben il n’y avait personne, sauf les gens du parc ( l’île est un parc). Nous prendrons d’ailleurs une soupe avec eux en soirée.

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A notre dernier jour pour la ville d’Uyuni il ne nous reste que 100 km. Nous partons tôt de l’île sur une « route » bien plus lisse grâce aux jeep qui y passent pour les tours. Le vent de côté se transforme en vent de dos et nous n’avons qu’à contempler autour de nous. 10582 km carré de sel à perte de vue. On voit quand même les montagnes au loin et la pluie qui y tombe. Finalement il n’y aura pas eu de pluie pour nous. Nos corps sont douloureux, pétris par les « routes ». Un bon repos s’impose avant de reprendre la route vers le Sud. A l’hôtel où nous sommes il y a chaque jour 7 à 8 cyclistes dont plusieurs que nous connaissons, incluant un autre québécois! Les soirées sont donc très agréables. Pour quelques jours, nous sommes en vacance et mon popotin en est bien heureux. Nous aussi.

Pérou en 11 jours de vélo.

Nous quittons Cusco avec des papillons au ventre, comme pour prendre l’avion. Ben voyons!  Nous ne somme pas à notre premier départ. Le smog nous entoure dès notre départ mais par chance une piste cyclable au centre de l’artère principale nous aidera à sortir du centre pour au moins 10 km, par la suite bien c’est la cohabitation avec le trafic pour encore dix autres kilomètres et là la densité diminue graduellement tout en ayant une espace d’un mètre sur le côté en asphalte qui est bien apprécié. Faut dire que la conduite péruvienne est particulière, les dépassements dangereux sont légions mais faudra vivre avec même si tout le long de la route il y a des petites stèles rappelant des décès sur la route. 

 

Pour les deux premières journées nous avions prévu deux petites journées questions de continuer notre acclimatation en vue de la passe dans les jours suivants. Mais avant nous irons voir cette fameuse montagne aux sept couleurs à plus de 5035m. Avant notre départ de Cusco nous avions pris un forfait qui nous prendrait à Cusipata, d’où part la petite route qui monte tout en lacet jusqu’au départ du sentier. Bien sûr certain dirons pourquoi pas à vélos? Oui c’est faisable mais c’est pas sans grand effort, 24 km de gravier et 1322 m de dénivelé positif, et il reste le sentier à faire à pieds. Pour nous c’était non merci, nous laissons ça à d’autre pour cette fois. Mais le déplacement en vaut la peine, bien sûr les couleurs ne sont pas si éclatantes que sur les photos publicitaires mais c’est vraiment beau, de plus la vue sur la vallée est spectaculaire. 

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En partant de notre hôtel pas mal miteux de Cusipata nous prenons vers la gauche, vers le haut pour quérir un café. Après nous revenons sur nos pas et en passant devant notre miteuse hôtel la dame nous cri bolsa bolsa ! Elle veut quoi ? On arrête pour découvrir que j’avais oublié dans leur stationnement le sac rouge qui contient la tente et les outils ! Dire qu’on a peur de se faire voler! Là non seulement elle ne nous vole pas, elle nous sauve, quel honnêteté! 

C’’est jour férié, la fête des morts. Comme la religion est beaucoup plus présente que chez nous, les gens achètent des fleurs, nettoient les pierres tombales, se rassemblent autour pour partager un repas. Cadeaux et fleurs sont renouvelées aussi en bord de route, là où certains sont mort. De plus les Péruviens se déplacent beaucoup pour cette occasion.En arrivant à Sicuani, ville plus moderne, plusieurs hôtel affichent complet et nous avons dû faire plusieurs essais avant de trouver. 

Par la suite le prochain défit est la passe Abra la Raya à 4338 m.en direction de Puno et le lac Titicaca. Bon c’est 40 km de montée graduelle de plus de 800 m de dénivelé positif et en altitude. Finalement ça c’est bien montée mais nos petits cœurs pompaient bien fort. Le paysage est de toute beauté durant la montée. Par la suite 30 km de descente bien fraîche avec une pluie qui nous courait derrière jusqu’à Santa Rosa. Le reste de notre route tournera autour 3800 m d’attitude jusqu’à Puno. 

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L’Altiplano est magnifique par sa grandeur, ses montagnes minérales et dénudées. Autour de 4000 m l’agriculture est moins variée, mais comme nous sommes au printemps nous voyons les travaux en court en attente de l’eau qu’apportera la saison des pluies.

En parlant de pluie, sur l’Altiplano, tu vois la pluie arriver de loin, un jour nous pensions faire bivouac mais hum les nuages sont menaçant. Bon nous prenons une hostal moche, vraiment moche, genre peinture qui écaille, draps pas sur genre tu sors ton sac de couchage, pas de papier cul, oui, c’est inexistant dans les toilettes, pas de serviettes mais au moins il y avait de l’eau chaude. Mais dans la nuit le spectacle son et  lumière incluant de grande quantité d’eau nous réconfortera dans notre choix finalement. 

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Mais ce qui est vraiment déprimant c’est de voir tout ces déchets le long de la route, gros défit ici. Les bouteilles, les couches souillées, sacs plastiques etc… Et plus tu approches de Juliaca, plus la situation se dégrade au point que nous nous sommes cru en Inde, voir New Delhi. Il y a bien du ramassage mais entre le moment où les gens empilent leurs sacs et le moment ou ce sera ramassé, les chiens errants auront tout ouvert. Ça fait un peu de recyclage ! Parfois ils font des brûlis. Disons qu’ils sont loins de la cueillette sélective !

Nous sommes entrés par un beau dimanche, sans savoir que c’était jour de grand marché extérieur, genre rue fermée, pas moyen de roulé, faudra marcher jusqu’à notre hostal que nous avions réservé la veille. Par chance, juste de penser chercher un hôtel pour la nuit dans cette jungle, ouff. Mais au moins nous avons profité du marché pour nos emplettes pour le souper. Les 25 km avant Juliaca et les 30 après sont sans intérêt si ce n’est qu’on se croirait dans une immense prairie mais à près de 4000 mètres là où poussent encore les pissenlits. 

Nous arrivons à Puno pour un repos d’une journée. Nous y étions déjà venu en 2008 donc pas de visites pour nous, juste du repos car avant l’arrivée il y a toute une montée avec beaucoup de trafic. La montée ça va mais le stress avec les véhicules ouff. Comme nous sommes en haut El Alto Puno et notre hôtel en bas, faut descendre. Descendre tu dis, pour moi (Josée ) il n’en ai pas question, je peine à retenir le vélo et mes souliers glissent sur le béton. Robert descend mon vélo une partie et je fais le reste à pied. Pas game la fille. À Puno nous aurons la chance, encore, de voir un défilé d’étudiants finissants. Toujours intéressant. 

 

Les Péruviens ne fument pas, ne vapotent pas, chiquent des feuilles de coca, conduisent dangereusement et boivent beaucoup d’alcool, beaucoup.

Par la suite direction les douanes. C’est là que le stress commence, nous n’avions pas vue au préalable qu’il fallait remplir un document sur internet nous obligeant de remplir les adresses des nuits passées en Bolivie! Mais par chance il peut se faire au quotidien sur la route, et si pas d’hôtel, des photos. Donc pour l’entrée en Bolivie cela a bien été, nous verrons plus tard pour la sortie, il y a des histoires d’horreur sur des frais $$$

Nous sommes à Copacabana, Bolivie pour trois jours question de faire ce blog, la planif du chemin Bolivien. L’hôtel est superbe avec vue sur le lac titicaca, les montagnes et on boit du maté de coca.

Cusco, 29 octobre 2023

 

Nous sommes à Cusco pour la seconde fois, notre premier passage étant en 2005cliquez ici oups ça fait longtemps. Nous y étions pour y faire du trekking pour un mois, mais cette fois c’est à vélo pour une période de quatre mois, un trajet qui nous mènera du Pérou à la Bolivie, le Nord de l’Argentine, le sud du Paraguay pour ce terminer au Brésil. 

Mais pour nos cinq premier jours l’objectif était de s’acclimater à l’altitude, car Cusco à 3425 m  (notre auberge) la marche est haute par rapport au niveau de la mer. Les maux de tête, nausées et le souffle court est bien présent, la première nuit n’a pas été facile.  Ainsi nous avons passé nos journées à nous reposer et faire des courtes randonnées dans la ville ce qui implique beaucoup de montées et descentes. Pis c’est pas facile au début. 

Nous avons assemblé les vélos, nos sacs sont prêt pour notre départ de demain vers Puno, la température est sommes toute bien, il y a des risques de pluie tout les jours mais le soleil n’est jamais bien loin. 
On vous laisse avec petit diaporama.

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Statistiques Portugal, Espagne, France, Irlande 2023

Nous débutons un nouveau chapitre de nos aventures. Mais avant nous avons travaillé comme à chaque automne à l’école Marie Rivier en support au programme vie active section vélo. Comme à l’habitude nous assistons les professeurs en louant des vélos et notre expérience du vélo soit sur route et montagne, le fait de côtoyer des jeunes  du secondaire 1 et 2 nous garde un peu plus jeune finalement. À la fin des cours certains élèves, un peu plus curieux nous posent des questions sur le voyage à vélo, “ Qu’elle distance parcourue, avons nous fait le tour du monde, etc…” mais la question la plus révélatrice fut “ Êtes-vous riche?” Faut dire que les jeunes n’ont pas beaucoup de filet ou de retenue quelques fois. Notre réponse fut OUI, nous avons la santé mais NON nous ne sommes pas riche d’argent. Évidemment nous sommes bien conscient qu’il y a beaucoup de gens qui nous croient riches, si ils savaient, nous sommes très économes sur la route, pas le choix nous n’avons pas tant d’argent que ça et nous faisons beaucoup de compromis pour y arriver. 

Ainsi nous serons pour les quatre prochains mois au Pérou, Bolivie, Argentine, Paraguay et le Brésil. … La suite vous verrez plus tard. 

Le 26 octobre nous fêterons à Cusco notre anniversaire de mariage, 38 ans c’est pas rien. 

En attendant voici nos statistiques de notre voyage de cette été soit le Portugal, Espagne, France et l’Irlande. 

Pays / année  
Remarques
Portugal, Espagne, France, Irlande 2023
4 mois, de mai à septembre 2023. 16 jours au Portugal, 31 jours en Espagne, 40 jours en France et 29 jours en Irlande.
Jours total de voyage 116
Jours roulés90
Jours de repos 26
Distance totale6093 km
Moyenne par jour67,7 km
La journée la plus longue en km110,6Au tout début du voyage pour nous rendre à Evora depuis Lisbonne. Avec un D+ de 1023 mètres en 6:20h.
La journée la plus longue en temps6:39 h.Drôle de journée avec notre ami Jean-François et un détour de 40 km pour nous rendre chez un autre ami, Alain. 104 km…
La plus longue montée 1215 mètres Première des deux journées pour passer le col de Creuta à 1888 mètres dans les Pyrénées Espagnole. Seulement 96 mien deux jours mais avec plus de 2000 mètres de dénivelé positif sous la chaleur. 
La montée la plus abrupte 919 mètres Pour nous rendre au monastère Monnestra en Espagne. Presque tout le dénivelé dans les 10 derniers km. On a eu chaud
Dénivelé positif total45944 mètres 
Température 
Contre toute attente nous n’avons pas eu beaucoup de grosses chaleurs au Portugal et en Espagne. En France la température fût douce et pluvieuse en montant vers la Bretagne. L’Irlande c’est l’Irlande, de la pluie et frais mais c’est tellement beau !
Bris mécanique 2La manette de vitesse de droite a cassé en France mais elle a fonctionné jusqu’à la fin avec un peu de tape et de la prudence! Le moyeu de roue arrière a cédé en Irlande. Nous avons remplacé la roue au complet. La nouvelle roue ayant un moyeu moins large qu’un moyeu de tandem, nous avons dû être imaginatif et un peu bricoleur. 
Tente1En France nous avons changé la tente Marmot qui donnait des signes d’épuisement après 15 mois d’utilisation intensive. La nouvelle MSR devrait faire la prochaine année. 
Crevaisons 7Dont 4 consécutives. Ha la la !
Pneu2Changé avant et arrière.
Chutes0Ben non . 
Hébergement 

Camping total 93 jours
Camping payant86 joursLe bivouac étant majoritairement interdit, nous avons utilisé les «  vrai » camping. Ça donne au moins une douche ! 
Camping gratuit 7
Auberge93 fois 3 nuits. Lisbonne, Córdoba et Dublin.
Warmshowers 13Chez 10 hôtes différents.
Ferry1Une nuit en direction de l’Irlande.
Dépenses par jour70$ canInclu tout sauf les billets d’avion et le ferry.
Repas au restaurant PeuNous n’avons presque pas mangé au restaurant mais un repas vaut au moins 50€. Le moins cher demeure la pizza pour apporter.
Indice café 1 à 5 €Au Portugal un café vaut 1€, en Espagne 2€, en France 3,5 et plus et en Irlande encore plus.

Une semaine de repos à Cusco, question de nous acclimater à l’altitude.

Irlande, la suite.

A Skibbereen se sera notre avant-dernière rencontre avec les Delagoutte mais aussi le lieu d’une bonne rencontre chez MG service, une boutique de vélo. Ben c’est parce que le moyeu de la roue arrière ne tourne plus très rond ! Il y a un bris à l’intérieur, je vous passe les détails mais il faut le changer. Évidemment sur un tandem rien n’est standard alors il faut improviser. En nous inspirant d’Hélène et Normand, « Tandem et cie » qui ont déjà eu le même problème, nous décidons de changer la roue par une roue de vélo de montagne qui possède tout de même un moyeu moins large. Deux heures de travail pour trouver les solutions afin que tout fonctionne, incluant la remorque Bob qui doit s’y attacher. Je passe encore les détails, ce serait trop long. Mais avec un verre de vin ou un café je vous expliquerais ! 

Enfin le lendemain le tout sera mis a rude épreuve. Des pentes incroyablement abruptes . Ce sera aussi une journée difficile pour Josée qui traine une grippe depuis quelques jours. Rendu à Durrus le test est concluant, tout fonctionne et Josée va de mieux en mieux. Nous prendrons quand même une journée de congé à Bellylickey au bout d’une belle pointe et une superbe vue sur la mer. 

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Après une petite journée de congé Josée se porte mieux et nous nous dirigeons vers le péninsule de Castletownbere où nous aurons de beaux paysages et une belle montée dans le but de nous rendre à notre prochain camping où nous rencontrerons d’autres cyclistes. Mais la météo n’est pas très conciliante, une grosse dépression est annoncée (ils disent même une tempête ) avec beaucoup de pluies. Ainsi en soirée la pluie tombe mais heureusement nous avons un abris pour cuisiner. Le lendemain matin entre deux averses nous démontons la tente et partons vers le parc de Killarney qui est semble-t-il magnifique, mais nous n’aurons pas la chance de voir ce magnifique paysage sous nos imperméables. Arrivée au camping sous la pluie nous profitons d’un moment d’accalmie pour monter la tente et se mettre au sec. Comme il est tôt nous partons à pieds voir l’abbaye du coin et arrivons bien mouillé et recommençons le cycle de séchage obligatoire en Irlande. 

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Le lendemain nous partons vers la péninsule de Dingle qui est chaudement recommandé, plus que celle de Kerry qui est très utilisée par les caravaniers. Nous ne serons pas déçu, surtout vers la pointe de la péninsule vers Dingle, la route est si étroite par endroit que la circulation automobile se fait seulement en sens horaire lors de grande affluence, se qui nous permet de profiter au maximum des paysages qui d’ailleurs auraient servis au tournage de certaines scènes du dernier Star Wars. En quittant la ville de Dingle qui est aussi touristique nous devons traverser le col de Cloghane, bon c’est pas très haut mais faut tout de même partir du niveau de la mer. Belle longue montée comme nous les aimons avec un vent de dos, un petit crachin Irlandais et bien des nuages, la descente se fait doucement et le soleil vient nous faire une petite visite pour dîner cette fois. Le reste de la route consistera à nous rendre au bout de l’autre péninsule de Fenit où nous attend François, un hôte warm shower franco-Suisse. Ainsi nous poursuivons notre route au travers des péninsules pour finalement bifurquer vers l’intérieur des terres et commencer notre traverser vers l’est et Dublin. 

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Sur la route nous aurons le chance de traverser le Burren National Park. Un lieu de petites montagnes calcaires très particulières, les glaciers les ayant façonnées en spirale. Un grand espaces de pierres, on se croirait sur la lune, quoi que nous y sommes pas encore allé rouler. 

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Parc de Burren

Nous poursuivons notre route et nous avons encore la chance de profiter d’un autre couple membre W/S mais cette fois d’origine écossaise. Nous arrivons entre deux averses et le lendemain nous repartons sous la pluie qui nous tiendra compagnie jusqu’à 15:00 où nous décidons de poser notre tente le long de la piste cyclable du canal royal. Il est à noter qu’il pleuvait vraiment beaucoup, ce fut notre seul dîner au resto, il fessait trop froid.

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Nous arriverons à Dublin quelques jours avant notre départ, question de se reposer, préparer notre départ, et préparer la suite. Nous revisitons cette ville que nous avions vue pour la première fois en 2008, certaines choses changent mais d’autres reste autant émotive comme les sculptures représentant la grande famine et l’émigration. Cette période tragique de l’Irlande.

Comme d’habitude nous partons quelques heures avant notre heure de départ avec nos boites et tout le tralala. Nous avons pris l’habitude de faire l’emballage du vélo à l’aéroport. Nous arrivons au comptoir fin prêt, nous partons vers le comptoir oversize « oups ça passe pas » bon le gentil messieurs nous dirige vers l’autre comptoir au deuxième sous-sol. Eux ils ont deux scan . Dépose les paquets etc…. puis nous partons. 

Dans l’avions avant notre décollage, nous regardons sur notre cellulaire et constatons que l’un de nos bagages est demeurer dans le terminal 1, les deux autres sont dans l’avion. Nous le savons car nous avons des puces AirTag sur chaque bagages. Lors de notre escale à Toronto nous voyons bien que le bagage se trouve à 5000 km de nous. Arriver après de multiples haltes de sécurité (trois à Toronto) à Montréal nous attendons pour récupérer nos bagages et une gentille dame de air transat nous aide à faire la réclamation. Mais heureusement nos amis Normand et Hélène sont là pour nous accueillir et nous héberger pour deux nuits, C’est tellement réconfortant. 

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Finalement le lendemain matin nous voyons via notre cellulaire que notre bagage change de place et est en route. Ils sera livré chez notre fils le lundi soir.

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Nous sommes donc de retour au Québec pour quelques semaines. Le temps de voir la famille et les amis et de travailler pour environ 6 semaines. Ben oui nous travaillons 6 semaines par année ! Chanceux, nous sommes hébergés chez notre ami Guy pour cette pause. 

La suite reste a peaufiner mais le Pérou et la Bolivie serons fort probablement nos prochaines destinations avant d’entreprendre le vrai retour à la maison pour juillet 2024.