Statistiques Portugal, Espagne, France, Irlande 2023

Nous débutons un nouveau chapitre de nos aventures. Mais avant nous avons travaillé comme à chaque automne à l’école Marie Rivier en support au programme vie active section vélo. Comme à l’habitude nous assistons les professeurs en louant des vélos et notre expérience du vélo soit sur route et montagne, le fait de côtoyer des jeunes  du secondaire 1 et 2 nous garde un peu plus jeune finalement. À la fin des cours certains élèves, un peu plus curieux nous posent des questions sur le voyage à vélo, “ Qu’elle distance parcourue, avons nous fait le tour du monde, etc…” mais la question la plus révélatrice fut “ Êtes-vous riche?” Faut dire que les jeunes n’ont pas beaucoup de filet ou de retenue quelques fois. Notre réponse fut OUI, nous avons la santé mais NON nous ne sommes pas riche d’argent. Évidemment nous sommes bien conscient qu’il y a beaucoup de gens qui nous croient riches, si ils savaient, nous sommes très économes sur la route, pas le choix nous n’avons pas tant d’argent que ça et nous faisons beaucoup de compromis pour y arriver. 

Ainsi nous serons pour les quatre prochains mois au Pérou, Bolivie, Argentine, Paraguay et le Brésil. … La suite vous verrez plus tard. 

Le 26 octobre nous fêterons à Cusco notre anniversaire de mariage, 38 ans c’est pas rien. 

En attendant voici nos statistiques de notre voyage de cette été soit le Portugal, Espagne, France et l’Irlande. 

Pays / année  
Remarques
Portugal, Espagne, France, Irlande 2023
4 mois, de mai à septembre 2023. 16 jours au Portugal, 31 jours en Espagne, 40 jours en France et 29 jours en Irlande.
Jours total de voyage 116
Jours roulés90
Jours de repos 26
Distance totale6093 km
Moyenne par jour67,7 km
La journée la plus longue en km110,6Au tout début du voyage pour nous rendre à Evora depuis Lisbonne. Avec un D+ de 1023 mètres en 6:20h.
La journée la plus longue en temps6:39 h.Drôle de journée avec notre ami Jean-François et un détour de 40 km pour nous rendre chez un autre ami, Alain. 104 km…
La plus longue montée 1215 mètres Première des deux journées pour passer le col de Creuta à 1888 mètres dans les Pyrénées Espagnole. Seulement 96 mien deux jours mais avec plus de 2000 mètres de dénivelé positif sous la chaleur. 
La montée la plus abrupte 919 mètres Pour nous rendre au monastère Monnestra en Espagne. Presque tout le dénivelé dans les 10 derniers km. On a eu chaud
Dénivelé positif total45944 mètres 
Température 
Contre toute attente nous n’avons pas eu beaucoup de grosses chaleurs au Portugal et en Espagne. En France la température fût douce et pluvieuse en montant vers la Bretagne. L’Irlande c’est l’Irlande, de la pluie et frais mais c’est tellement beau !
Bris mécanique 2La manette de vitesse de droite a cassé en France mais elle a fonctionné jusqu’à la fin avec un peu de tape et de la prudence! Le moyeu de roue arrière a cédé en Irlande. Nous avons remplacé la roue au complet. La nouvelle roue ayant un moyeu moins large qu’un moyeu de tandem, nous avons dû être imaginatif et un peu bricoleur. 
Tente1En France nous avons changé la tente Marmot qui donnait des signes d’épuisement après 15 mois d’utilisation intensive. La nouvelle MSR devrait faire la prochaine année. 
Crevaisons 7Dont 4 consécutives. Ha la la !
Pneu2Changé avant et arrière.
Chutes0Ben non . 
Hébergement 

Camping total 93 jours
Camping payant86 joursLe bivouac étant majoritairement interdit, nous avons utilisé les «  vrai » camping. Ça donne au moins une douche ! 
Camping gratuit 7
Auberge93 fois 3 nuits. Lisbonne, Córdoba et Dublin.
Warmshowers 13Chez 10 hôtes différents.
Ferry1Une nuit en direction de l’Irlande.
Dépenses par jour70$ canInclu tout sauf les billets d’avion et le ferry.
Repas au restaurant PeuNous n’avons presque pas mangé au restaurant mais un repas vaut au moins 50€. Le moins cher demeure la pizza pour apporter.
Indice café 1 à 5 €Au Portugal un café vaut 1€, en Espagne 2€, en France 3,5 et plus et en Irlande encore plus.

Une semaine de repos à Cusco, question de nous acclimater à l’altitude.

Espagne, dernier chapitre.

Juste avant Isla Playa où nous attend notre gentille hôte Warmshowers Klaudia nous traversons la vallée du plastique. Il y a tellement de serres en culture que paraît-il c’est visible de l’espace. En tout cas c’est sale et d’une laideur incroyable sans compter que plusieurs travailleurs émigrés doivent y demeurer. Peut-être qu’avec la pluie qui nous accompagne cela parait pire? Enfin chez Klaudia nous trouvons une amie d’une grande gentillesse et nous y demeurons deux jours. Encore du repos.IMG_0300

Heureusement parce qu’en reprenant la route ça monte pour 6 km non-stop. Mais c’est beau en titi. Pis après ça descend et nous nous retrouvons à Cartagena avec son centre historique et surtout le superbe théâtre Romain découvert sous la cathédrale en 1992 .

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La montée avec un peu de la vallée de plastique.

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Le fabuleux théâtre Romain de Cartagena.

Nous poursuivons notre route en Murcie, c’est vendredi et surprise c’est un jour de fête. Tout est fermé sauf quelques cafés et heureusement le camping qui est bondé d’espagnol pour le long week-end.

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Un camping permis les espagnols en vacances. Vive les bouchons d’oreilles.

Heureusement nous avons des bouchons pour nos pauvres oreilles parce que ça veille tard un espagnol en congé! Le lendemain un gros soleil et 30’ nous accompagne sur une piste cyclable toute la journée. La mer est toujours proche, nous dînons sur la plage mais à l’ombre car au soleil ça cuit. On se demande bien pourquoi les gens adorent autant la plage et le soleil. Chacun son truc je suppose. D’ailleurs ils doivent bien se demander pourquoi on fait du vélo sous cette chaleur au lieu de nous reposer au soleil? Enfin nous aboutissons encore dans un camping bondé de locaux. Vive les piscines au sel de mer et les bouchons d’oreilles. Le long de la route et de la plage les édifices se suivent, certains village sont peuplé à 75% d’expatriées. Beaucoup d’anglais, de français et paraît-il de russes . Bon ben on retourne en montagne, c’est plus notre truc. Nous passons par Alicante un dimanche, facile de traverser sur pistes cyclables puis ce sont de toute petites routes. On trouve un camping relax sans bruits pour 18€ mais on a dû monter 1101 mètres pour y aboutir, la bière était bonne. La descente aussi le lendemain par l’Eurovélo 8 sur une ancienne voie ferrée. Des paysages magnifiques, des tunnels et beaucoup de pierres un peu trop grosses. De retour à la mer car les orages allaient nous tomber dessus. Ce qui n’est pas une bonne idée sur ce genre de pistes. 

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Les moustiques nous attendent à chaque camping, les soirées sont piquantes ! Enfin ! Nous remarquons aussi que l’espagnol masculin se rase les jambes, le torse, les bras et fument beaucoup. La femme fume aussi et est plutôt belle avec sa démarche légère un peu frondeuse et sensuelle. Il y a aussi beaucoup de cyclistes sur route comme de montagne (ceux-ci sont souvent munis de petit moteur). Peu de fille à vélo. 

Le 14 juin nous passons par Valencia, nous y sommes tôt, heureusement. Ici ils ont changé le cours de la rivière pour éviter les crus. Ils en ont fait un grand parc urbain, vert pour piétons et cyclistes mais aussi divers terrains de jeux. Super. La vieille ville est aussi très belle avec entre autre le plus grand marché couvert d’Europe. Le moderne et l’ancien se côtoie harmonieusement. 

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Nous longeons la mer, les plages pour finalement rencontrer Camille et Vincent, un jeune couple québécois avec qui nous partageons un site.

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Camille et Vincent.

Ici le long des plages les campings sont dispendieux. Ils se dirigent vers Barcelone comme nous. Sans rouler ensemble dans le jour nous nous retrouvons chaque soir pour camper jusqu’à Barcelone. 4 nuits. C’est bien agréable de partager avec eux et c’est la première fois que d’autres cyclistes ont le même rythme que nous. Comme ils sont deux fois plus jeunes que nous, ils prennent moins de jours de congés. Ils quittent donc Barcelone un jour avant nous mais nous nous reverrons assurément au Québec à la fin de nos périples. 

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Barcelone, incontournable avec tant de choses à voir. Mais c’est une très grande ville avec beaucoup de voitures et de touristes. Il y fait aussi très chaud. Notre préférence va au quartier gothique. La fameuse Sagrada nous laisse perplexe. Barcelone ne sera pas notre coup de cœur en Espagne.

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Prochaine direction, la France en passant par les Pyrénées, par un des chemins de la liberté. Premier étape, un monastère. Évidemment il est tout en hauteur le monastera Montserrat! Les 9 derniers km montent soutenu de 5 à 8% et on grimpe de 700 mètres. Heureusement il y a une fontaine d’eau fraîche à mi chemin parce que nos moteurs chauffaient beaucoup. Mais la place est sublime. Nous campons tout en haut au camping juste en haut du monastère, des restos, du musée et de l’hôtel sûrement trop cher. Mais c’est nous qui avons la plus belle vue et aucun bruit sauf les cloches!

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Nous descendons le lendemain par un autre chemin vers Gironella. Ce fut une journée éprouvante. Beaucoup de montées et descentes et une chaleur accablante sans compter les crevaisons … le 23 juin fût une très belle journée sans pépin avec de magnifiques montagnes.

Nous roulerons 52 km avec un dénivelé de 1215 mètres mais nous sommes moins « pété » qu’hier. Nous camperons sauvage près d’une vieille chapelle juste avant Castelar de n’Hug, un autre village pittoresques. Pour la Saint-Jean, jour férié en Espagne comme au Québec on se paye le col de Creueta à 1888 mètres et la descente vers la France où nous camperons deux jours à Bourg-Madame faire notre lessive nous reposer des quatre derniers jours de montagnes avant de repartir vers Carcassonne. 

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En passant les espagnols sont vraiment courtois et patients sur la route. Nous ne nous sommes jamais sentie en danger sauf pour quelques téméraires comme toujours. 

Pour la prochaine Saint-Jean nous devrions être au Québec pour de bon.

Espagne, Andalousie, Séville, córdoba et la Méditerranée.

En petite barque nous traverse en Espagne en quelques minutes le temps de traverser la rivière Guadiana qui sert de frontière d’avec le Portugal. Nous croiserons quelques flamands roses le long de quelques salars en roulant sur les pistes de l’Eurovélo 1. En quittant la piste devenue en  sable instable nous croisons de nombreux tunnels ( serres)  où poussent les fraises et les framboises. Au camping nous échangeons avec un autre cycliste Sud Africain et Tom, un jeune Québécois. Nous nous croiserons encore deux fois avant que nos routes divergent.

Nous préférons traverser les villages au lieu de prendre les voies de contournement, voir le centre pittoresque mais cela nous amène aussi à faire beaucoup de rues et ruelles de pavés avec de nombreux sens unique, mais c’est plus beau. 

Après quelques jours de routes nous voilà à Séville où nous prendrons le camping en périphérie et le bus pour visiter le centre historique qui est très beau. Une journée suffit pour nous car entrée dans la cathédrale prend un minimum de deux heures d’attente sinon il aurait fallu prévoir prendre nos billets avant. De plus c’est très touristique donc plus dispendieux. C’est d’ailleurs le camping le plus cher à date. En plus de nos deux cyclistes d’hier nous croisons Camille et Vincent un jeune couple de Sherbrooke.

Un peu de Flamenco dans les rues.

Par la suite nous reprenons la route des montagnes pour ce rendre à Cordoba par la route au lieu des pistes de sable car des averses sont prévues. Finalement nous aurons une grosse orage de plus d’une heure en montée accompagné d’éclairs et de tonnerres. La descente se fait au sec et nous arrivons à un joli camping en pleine campagne. Les sanitaires sont essentiellement construit a partir de conteneurs de trains récupérés. Fort joli et en plus nous étions presque sec après la descente.

La pluie arrive.

Après deux jours de routes nous voici à Córdoba où nous y avions réservé un belle appartement pour trois nuits. Ici nous en profiterons pour faire le tour de la vieille ville, la mosquée cathédrale, le Alcazar  de los Reyes Cristianos ainsi que divers sites de vertiges Romain. Nous rechargerons aussi nos petits corps qui ont maintenant plus d’un an de nomadisme.

Córdoba

Nous quittons Córdoba à regret, nous y étions bien et ici dans la péninsule Ibérique, cette ville est un coup de cœur pour nous. Ainsi nous reprenons la route de l’intérieur, donc vers les montagnes. Des kilomètres de vallons en oliveraies, à perte de vues. Pas le moindre petit pic y échappe. Il fait chaud, la route est belle mais la ‘via verde » piste cyclable est compliqué et difficile à rouler. De plus les orages nous guettent à tout moments. La région est aride, tout doit être irrigué, même les oliviers. Nous passerons par certains parcs dons la réserve naturel de Sierra Magina et le réservoir Nigratin qui est bien bas, paysages surnaturels. En quittant le bord de ce réservoir de gros dénivelé nous guette, dont l’un de 275 m en 5 km et une heure à souffrir. Ouff nous avons eu chaud.

un réservoir bien bas.

Après six jours de montagnes nous rejoignons la Méditerranée que nous avions vu la dernière fois en 1984. Ça fait des lunes, et nous étions bien jeunes.