Du 28 avril au 12 mai. La côte est du nord au sud, Busan.

Nous nous rendons compte que nous avons plus de temps que prévu, nous ne pensions pas à prime abord se rendre à la frontière DMZ avec la Corée du Nord, mais finalement nous avons le temps.

Nous prenons ainsi la route vers le nord le long de la mer par la piste cyclable et par voie désignée sur les petites routes. La route traverse divers petites villes où la pêche en mer est primordiale. Lors du retour de la pêche, restaurateurs et vendeurs affluents pour avoir le meilleur choix. C’est la saison du crabe et c’est la fête. Parlant de fête, nous avons dû composer avec un long congé ou tout est complet, hôtel, camping etc.. le 1 mai c’est la fête du travail, suivie de la fin de semaine, le cinq c’est la fête de Bouddha et le sept c’est congé férié. Nous nous dépêchons pour être à la frontière ou un musée est à visiter mais ferme à 15:30 (bizarre), nous croisons le dernier ou premier c’est selon « certification center cycliste » et poursuivons tout au nord. Arrivé c’est un barrage de militaires qui nous attend, pas moyen de continuer, un document est requis et il n’est pas question même avec le document de passer à vélo. Nous repartons avec notre petit bonheur sans avoir vu l’observatoire, c’est ça quand on se renseigne pas assez. On n’a pas pris de photos des militaires il va sans dire. Josée voulait pas la la.

n’oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en pleine écran.

Nous retournons vers le sud en campant le long des plages. Par la suite nous avions réservé un camping en route question de prendre une douche et s’assurer une place. Le camping est presque plein, la pluie s’annonce, nous avons juste le temps de nous installer et ça tombe. En pleine nuit la température change et les vents s’invitent, plusieurs campeurs démontent leurs campement tellement le vent est fort, nous n’aurons pas beaucoup dormi mais la tente a résisté sauf une pôle de croche.

Le long de la côte il est facile de repérer les campings gratuits, si il n’y a pas de plate-forme et qu’il y a des campeurs c’est gratuit, reste à valider auprès des gens. C’est vraiment bien, toilettes et eau potable. Plus nous descendons vers le sud, plus la route est montagneuse, dès que nous quittons la côte c’est les côtes qui nous attendent.

Au mois de mars il y a eu des gros incendies détruisant plusieurs kilomètres de forêt le long de la côte ainsi que plusieurs maisons et même un village. Nous avons passé et avons constaté les dégâts mais aussi la résilience des gens, la culture est déjà en croissance au côté des maisons détruites.

Nous poursuivons vers Pohang pour une journée de congé et encore visiter les boutiques de vélo.

Ben oui parce que le rack avant de Josée tient avec beaucoup beaucoup de « tie-wrap » et nous aimerions un vrai bon rack arrière parce que celui que nous avons trouvé n’est pas fameux. Première boutique, rien. Deuxième, un gars fantastique qui nous aide beaucoup. Premièrement nous installons un frein à disque à l’arrière pour Josée car sa jante est déjà un peu usé! Il n’a pas de rack en stock et comme nous pensons, probablement que personne n’en a. Il propose de commander pour nous et de faire livrer à notre hôtel de Busan. Il fait des téléphones pour s’assurer que c’est livrable avant notre départ pour le Japon. Il contacte même le proprio de notre hôtel pour s’assurer qu’il recevra le colis pour nous. Il nous paye même un repas et nous on le paye pour tout nos achats. La confiance règne. À l’hôtel le colis nous attend. Super. Josée repart donc avec du nouvel équipement, plus robuste à l’arrière et très léger à l’avant.

Mais avant d’arrivée à Busan nous passons par Gyeongju, une ville classée patrimoine de l’Unesco. Nous passons une après-midi a visiter les sites et les musées qui nous expliquent bien la formation des tombeaux ainsi que les ruelles de village. Notre gîte est aussi très jolie avec jardin et chambre de style coréen. Le lendemain il pleuvra toute la journée, non-stop alors nous prenons encore hôtel, cette fois à Yangsan et nous mangeons dans la chambre. Pour la dernière journée de vélo vers Busan nous croisons la piste cyclable du début de notre périple en Corée pour quelques kilomètres avant de nous diriger vers le temple Seokbulsa en hauteur, évidemment! Il y a ici de magnifiques sculptures fait par un moine au début des années 1930. Il ne nous reste qu’à redescendre et traverser Bousan.

À Gyeongju.


A Gyeongju.


Gyeongju de soir.


Seokbulsa.


Seokbulsa.

Nous embarquons pour le Japon le 12 pour arriver le 13 mai. Une traversée de nuit.

Corée du Sud

Du 7 avril au 12 mai 2025



Jours total36 jours
Jours roulé27 jours
Km total1860 km
Dénivelé positif total12342  mètres 
Km par jour roulé69 km/jour
Journée la plus longue 94 km
Journée avec le plus de D+1019 mètres 
Temps en selle124 heures
Coût par jour $ can.73 $/jour
Bris mécanique 2 racks 
Crevaisons0
Nuits en camping payant5
Nuits en camping sauvage11
Nuits en auberge19
Nuits en accueil0
Nuits en w/s0
Nuits en transport1
Diarrhée du voyageur0

Météo : au début les nuits étaient fraiches, quelques journées de pluies dont deux à vélo.

Coût : le coût de la vie est beaucoup moins cher qu’au Québec en faisant attention. Les fins de semaines les hôtels sont plus dispendieux. Les coréens font beaucoup de camping en tentes, c’est les vacances de fins de semaines. Les camping peuvent être gratuits mais en général les prix sont autour de 30$ sauf pour les glamping qui sont beaucoup plus cher. Les fruits sont très dispendieux, nous n’avons pas mangé de pommes durant ce voyages. Nous pouvons manger au restaurant facilement pour 20$ pour les deux dans les restos non touristiques.

Indices café: comme au Québec et il y en a partout. 

Du 23 au dimanche 27 avril. De Séoul à la côte est. Gangneung.

De Séoul nous reprenons la piste cyclable qui longe le fleuve ou rivière c’est selon mais de l’autre rive pour faire changement et ne pas refaire le même trajet que lors de notre arrivée. Cette piste du côté sud passe par de nombreux parcs et espaces verts. Il y a beaucoup de marcheurs et cyclistes et c’est lors d’un de mes rares dépassement que Robert me perd. Il ne m’a pas vu le dépasser et en se retournant ne me voit pas et pense que je suis très en arrière et revient sur ses pas. Mais moi je suis plus en avant et ne vois rien. Après une quarantaine de minutes, via Messenger nous nous retrouvons finalement. Bien drôle, c’est l’anecdote de la semaine a par mes cartes de crédits qui ne veulent plus fonctionner. Par chance celles de Robert fonctionnent.

C’est ainsi que nous reprenons la route pour faire la section Bukhangang path, une piste magnifique parfois le long de la route, sur une ancienne voie ferrée, une digue ou sur une passerelle, une section touristique qui nous rappelle un peu Les Laurentides qui nous mène à Chuncheon.

Le long d’une des passerelles avec les montagnes.

Un paysage dans Chuncheon.

Un autre paysage un peu plus loin.

Après Chuncheon nous serons sur la route à travers les vallées et montagnes. Dès le cinquième km sur la route 5 ça monte pour un bon 10 km. L’épisode se reproduira plusieurs fois jusqu’au point culminant à 832 mètres d’altitude. Pour les trois jours nécessaires pour rejoindre la côte est nous aurons trois journées avoisinantes de 1000 m. de dénivelé positif.

C’est aussi les trois jours où Robert a la grippe 🤧 

Nous passons plusieurs tunnels dont un accompagné d’un gentil motocycliste qui nous suit derrière comme protection. Faut dire que le tunnel a 2,8 km de long.Le soleil est présent depuis Séoul mais les nuits sont fraîches et le vent aussi est très froid. D’ailleurs quand nous arrivons dans la région des jeux olympiques de 2018 de Pyongchang les cerisiers sont encore en fleurs et le printemps n’y est pas tout à fait. Il reste même de la neige dans les pistes de ski alpins! Après le village olympique ça descend sérieusement sur 20 km pour revenir au niveau de la mer. Ben des virages en épingle et de nombreux motocyclistes en cette fin de semaine. D’ailleurs samedi nous galérons pas mal pour trouver notre bivouac. Ce ne sera que vers 19h. que nous camperons dans un mini parc plus ou moins sous l’autoroute.

Sauf sur les pistes cyclables l’auto est reine, sauf en après midi de dimanche nous n’avons croisé aucun cycliste sur les routes. Parlant d’auto, deux marques occupent 90% du marché. Kia et Hyundai. Ils roulent comme nous à droite. Les autos japonaises n’y sont pas. L’inverse est aussi vrai. Comme quoi les voisins ne sont pas toujours amis! 

Côté resto, nous prenons plus souvent nos repas du soir au restaurant quand nous sommes en  hôtel, nous nous en tirons généralement à 20$ pour les deux. Mais pas de grand restaurant, plutôt resto du coin familiale.

Mmmm nouilles udon, toujours accompagné de kimchi.

On essaye toutes sortes de mets. Ici une soupe froide.

Demain c’est repos et par suite direction Busan via la côte est d’où nous reprendrons le ferry pour Fukuoka le 12 mai.

Corée du Sud, 7 au 22 avril, de Busan à Séoul

Pays du matin calme. C’est vrai qu’avant 10h. Tout est calme, pas moyen d’avoir un café!

Nous y longerons la fameuse piste cyclable « the four rivers trail ».

Nous accostons en début de soirée à Busan, ville moderne tout en collines. À la sortie du bateau après avoir franchi les douanes sans encombre et à la vitesse de l’éclair nous roulons sur de superbes ponts et bordures de quais illuminés pour nous rendre à notre hotel qui n’est qu’à deux kilomètres. Nous y resterons une journée complète afin de prendre le temps de faire les emplettes, voir un peu la ville et planifier notre trajet jusqu’à Séoul. 

Dès notre arrivée à Busan en soirée.

Cette piste réalisée en majorité sur une digue le long de divers rivières endiguées à plusieurs endroits pour ainsi en réguler le débit d’eau. En sommes c’est une piste facile sauf sur quelques sections montagneuses pour changer de versant et de rivières. Mais ces petits écarts sont souvent très pentus voir au delà des 12% sur quelques kilomètres. Comme nous sommes la majorité du temps hors routes c’est tranquille et pas stressant. Comme nous sommes tôt en saison les campings ne sont pas tous ouverts ou ouverts du jeudi ou dimanche, il nous a fallu planifier en conséquence, ainsi nous avons fait six bivouac, des hôtels et seulement deux vrais campings. 

Nous avons aussi planifier en fonction de la météo. Au début il faisait froid la nuit, près de 0 degrés et quand la pluie s’invitait nous nous dirigions vers un hôtel qui ne sont pas dispendieux, autour de 50-60$ la nuit en semaine.

Le Corée du Sud est très populeuse et la qualité de l’air est médiocre, ainsi le smogs est constamment là pour nous restreindre la vue au loin sur les montagnes.

 

Mais les coréens sont beaucoup plus curieux que les japonais, ils viennent nous voir plus spontanément, nous parlent même si nous ne comprenons rien de rien. Une petite anecdote, nous dînions dans une resto d’un marché d’une petite ville. Nous sommes les seul expats dans le coin. À la table voisine, les dames nous aident avec les rudiments du coins, nous parlent etc…à un moment Robert sans quelque chose sur sa cuisse, c’est la dame qui tâte sa cuisse pour vérifier la qualité et me lance un pouce en l’air en guise de qualité. Nous avons bien ri. Jamais un japonais et encore moins une japonaise ne saurait aventuré à un tel geste. 

Comme depuis le début de notre voyage les imprévus s’invitent sur notre route, cette fois c’est un support arrière qui casse près de Daegu, ce qui devait être une journée super relax se termine tard après avoir trouvé un nouveau support dans la ville mais trouver un endroit pour bivouaquer est difficile, pour le première fois des affiches nous indiquent qu’il est interdit de camper sous peine d’emprisonnement. C’est vers 19 heures le soir que le fameux site est trouvé, pas besoins de dire que le souper c’est terminé en pain au beurre d’arachides. 

Comme nous avons décidé de ne pas se rendre à la toute fin de cette piste (Incheon) nous avons donc le temps de faire une autre piste en cours de route, celle de la rivière Andong-si moins connu et avec un beau village culturel à la toute fin. Une journée de repos bien mérité et éviter les deux prochaines nuits froides et la journée sous la pluie car nous y serons à l’hôtel.

 

 

C’est ainsi que nous reprenons la route à sens inverse pour retourner sur la piste principale, nous y verrons plus les villages sous une météo plus clémente même la nuit. 

Petite anecdote, nous décidons de camper près de la rivière et de sa chute avec d’autre campeurs le tout gratuitement. Nous évaluons la situation avant de monter la tente, regardons les autres, c’est du très gros cailloux. Finalement nous installons le campement à la même hauteur que les autres près de la rivière. C’est super, il fait chaud, c’est relax, nous nous couchons tôt comme toujours, mais nos vieilles vessies nous réveillent  toujours vers deux heure du matin. C’est là que nous constatons que la rivière c’est grandement rapprochée de notre tente, elle est maintenant à cinq pieds. Nous nous couchons, pas besoins de dire que le sommeil ne revient pas, nous décidons de déplacer la tente d’une vingtaine de pieds, nous nous recouchons et finalement dormirons jusqu’au matin. Au matin, notre voisin en camion modifié VR pour la pêche, ils aiment vraiment la pèches, rit en voyant notre nouvelle emplacement. La conclusion la rivière avait monté jusqu’au niveau initial de la tente et maintenant elle était redescendu. À ne rien y comprendre. 

C’est maintenant la section du changement de versant, deux montées sur cette piste, l’une d’une dizaine de kilomètres et l’autre de cinq, mais avec un dénivelé vraiment bien et confortable. Les montagnes sont belles et les cerisiers sont encore en fleurs dans cette région. 

Nous croiserons d’ailleurs plusieurs cyclotouristes à sens inverses dont un couple du Québec et une petite famille avec deux enfants. 

 

La suite est tranquille jusqu’à Séoul où nous sommes en repos pour deux jours dans un micro appartement au lit trop petit mais il y a une laveuse. 

Que dire de Séoul, très grosse ville, toutes en collines, rien de plat sauf sur le bord de la rivière où est la piste. Comme nous sommes un peu à l’écart du centre, nous avions mal planifié la topographie de la ville, ce rendre au centre c’est du sport par les petites rues. Ainsi nous avons roulé sur les grandes rues jusqu’à huit voies en toutes simplicité, pas sentie en danger, même que le tunnel de plus d’un kilomètre avait un espace protégé. 

Maintenant côté bouff, très différent du Japon,  la nourriture est épicé avec des accompagnements épicés comme le kimchi, les oignons dans la saumure, et le radis blanc sucré.  Notre met préféré le Kimbap un genre de sushis, 

Maintenant nous nous dirigeons vers Chuncheon , une autre piste et par la suite rejoindre la côte est par les montagnes sur la route.